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Liban

De Baabda, Raï annonce qu’un Conseil des ministres se tiendra la semaine prochaine

Présidence

Le chef de l'État prendra aujourd'hui l'avion pour Rome.

OLJ
29/11/2017

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, qui a regagné hier Beyrouth venant du Vatican, s'est tout de suite rendu à Baabda pour un entretien avec le président Michel Aoun, qui prendra aujourd'hui l'avion pour Rome, pour une visite officielle de trois jours.
Au terme de la réunion, le chef de l'Église maronite a annoncé, citant le président Aoun, que le Conseil des ministres tiendra la semaine prochaine une réunion au cours de laquelle les résultats des concertations engagées lundi par le président autour des motifs de la démission du Premier ministre, Saad Hariri, seront présentés et discutés. Il a lui-même affirmé attendre les résultats de ces concertations, après avoir rendu un vibrant hommage au chef de l'État.
« Le président Aoun a absorbé tous (les chocs) et cette crise qui a fait surface a disparu. Les concertations en cours auront les résultats que tous les Libanais attendent », a déclaré le patriarche aux journalistes qui l'attendaient à sa sortie de Baabda. « Nous attendons, nous aussi, les résultats de ces concertations, et nous espérons qu'ils seront positifs, a-t-il ajouté. Le président Aoun m'a assuré que dès son retour de Rome, un Conseil des ministres se tiendra et les concertations politiques seront à l'ordre du jour de cette réunion. »
Interrogé sur ses déclarations à Riyad où il avait notamment affirmé être « convaincu » par les raisons qui ont poussé Saad Hariri à démissionner, à savoir l'engagement militaire du Hezbollah dans des pays de la région et son immixtion dans leurs affaires, le patriarche a répondu en se contentant de dire que « tout cela fait partie maintenant du passé », et en mettant de nouveau en avant l'importance des concertations engagées par M. Aoun. « Mais il ne faut pas revenir sur le sujet de cette démission, elle fait partie du passé », a-t-il insisté.
M. Raï a affirmé avoir rendu compte au chef de l'État des résultats de sa visite à Riyad et au Vatican, précisant qu'il lui a envoyé, avant de se rendre au Saint-Siège, un rapport écrit sur les résultats de ses entretiens dans la capitale saoudienne, où il avait été reçu, il y a deux semaines, par le roi Salmane ben Abdel Aziz et le prince héritier Mohammad ben Salmane. « J'ai entendu d'excellents propos concernant le Liban de la part du roi Salmane et du prince héritier. Ils souhaitent que le Liban reste le pays des rencontres, de la liberté et non de l'hostilité. Je veux également les remercier pour leur hospitalité », a ajouté le chef de l'Église maronite.

« La distanciation est fondamentale »
Prié de dire s'il est en faveur d'un amendement du texte de la déclaration ministérielle pour y inclure l'attachement du Liban à la distanciation, Mgr Raï a affirmé : « Cette position est fondamentale pour nous et je crois que tout le monde la réclame. Le Liban ne peut avancer que sur cette base. (...) Sa valeur dépend de ses relations avec tous les États et du fait qu'il représente un lieu de rencontre et d'amitié. Je pense que les résultats des concertations vont dans ce sens. »
Selon les visiteurs du chef de l'État, cités par notre correspondante au palais de Baabda, Hoda Chédid, durant l'absence du chef de l'État, les concertations politiques se poursuivront loin des feux de la rampe par le président de la Chambre, Nabih Berry, et par le chef du gouvernement, Saad Hariri, chacun avec ses alliés, en vue de dégager une mouture de solution qui serait examinée en Conseil des ministres et qui devrait correspondre aux vœux exprimés par M. Hariri, concernant la distanciation du Liban par rapport aux conflits dans la région.
De mêmes sources, on indique que les puissances étrangères qui sont intervenues pour régler la crise née de la démission de M. Hariri, en l'occurrence la France et l'Égypte, suivent de près l'évolution des pourparlers au Liban et sont satisfaites du climat qui les entoure, notamment de l'attachement de toutes les parties au maintien de la stabilité au double plan politique et sécuritaire.

La conférence de Rome
Pour en revenir au voyage du chef de l'État, c'est cet après-midi que M. Aoun s'envolera pour Rome, pour une visite officielle de trois jours. Il sera accompagné de son épouse, Nadia, et du ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil. M. Aoun se rend à Rome à l'invitation de son homologue italien, Sergio Mattarella, avec qui il devrait discuter des moyens de soutenir la coopération bilatérale entre l'Italie et le Liban. Les développements au Liban et dans la région seront également à l'ordre du jour. Le président de la République doit aussi s'entretenir avec le chef du gouvernement italien, Paolo Gentiloni, et participer à la cérémonie inaugurale de la conférence MED 2017, sur le dialogue interméditerranéen qui se tient dans la capitale italienne pour la troisième année consécutive. La migration, le dialogue, la stabilité politique dans les pays du bassin de la Méditerranée et la sécurité commune à travers la mise en place de stratégies pour lutter contre le terrorisme seront parmi les thèmes traités cette année par la conférence.
Dans le mot qu'il prononcera pour l'occasion, le chef de l'État doit exposer l'approche adoptée par le Liban pour un règlement du dossier des réfugiés syriens et appeler les États concernés à œuvrer pour que ces derniers puissent regagner des zones sûres en Syrie.
La conférence revêt cette année une importance particulière, non seulement à cause de son ordre du jour, mais en raison de son timing, puisqu'elle intervient à un moment où une ébauche de solution commence à se mettre en place en Syrie. Bien qu'elle concerne les pays de la Méditerranée, des représentants des États directement concernés par les thématiques qui seront abordés y participeront. On cite notamment les ministres russe et iranien des Affaires étrangères, Serguei Lavrov et Mohammad Javad Zarif, ainsi que le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmad Aboul Gheit.
Pour ce qui est des audiences du chef de l'État, il convient d'indiquer que Michel Aoun a reçu dans la matinée une délégation d'un centre américain de recherche, EastWest Institute, en présence de l'ambassadeur du Liban à Washington, Gaby Issa. Ce centre est connu notamment pour les études stratégiques et sécuritaires qu'il effectue au Moyen-Orient.

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Henrik Yowakim

la France et l'Égypte, suivent de près l'évolution des pourparlers au Liban et sont satisfaites du climat qui les entoure, notamment de l'attachement de toutes les parties au maintien de la stabilité au double plan politique et sécuritaire

ELLE EST BIEN BONNE CETTE SATISFACTION DU MARÉCHAL MONTGOMERY / SISSI QUI A FOUTU LE BORDEL EN EGYPTE POUR PERMETTRE A L'ARMÉE DE REPRENDRE LE POUVOIR ET QUI A PLONGÉ LE PAYS DES PHARAONS DANS L'INSTABILITÉ POLITIQUE ET SÉCURITAIRE DURABLES



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