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Les groupes palestiniens veulent des élections générales d'ici la fin 2018

Proche-Orient

Ces élections seraient les premières communes à la Cisjordanie et Gaza depuis 2006.

OLJ/AFP
23/11/2017

Les principaux groupes palestiniens, réunis pendant deux jours au Caire, ont appelé mercredi à l'organisation d'élections générales en Cisjordanie et dans la bande de Gaza d'ici la fin 2018.

Dans un communiqué final, les participants, principalement le Fateh et le Hamas, "ont appelé la Commission électorale et les parties concernées à lancer les préparatifs pour les élections présidentielle et législatives avant la fin 2018" et "demandé au président Mahmoud Abbas de fixer une date pour ces élections après des consultations avec toutes les forces politiques". 

Ces élections seraient les premières communes à la Cisjordanie et Gaza depuis 2006. "Nous avons demandé à notre frère Mahmoud Abbas de fixer les dates de ces élections après consultation des factions et forces nationales", a indiqué à la presse Khalil al-Hayya, un dirigeant du Hamas.

Le communiqué a en outre salué un accord de réconciliation conclu en octobre entre le Hamas islamiste et le Fateh laïc, sous le parrainage de l'Egypte: "Un début réaliste pour mettre fin aux divisions." 
Après dix ans de dissensions, les anciens frères ennemis se sont entendus le 12 octobre au Caire pour que le Hamas, qui gouverne sans partage la bande de Gaza, transfère les pouvoirs dans ce territoire à l'Autorité d'ici au 1er décembre.

Les pourparlers du Caire se sont ouverts mardi pour poursuivre les efforts de réconciliation, avec la participation de 13 formations politiques palestiniennes.
Le communiqué souligne "l'importance de lever tous les obstacles entravant les efforts du gouvernement pour assumer immédiatement ses responsabilités envers le peuple". 
Azzam al-Ahmed, un dirigeant du Fateh, a précisé à la presse que les deux mouvements s'étaient donné encore une semaine pour discuter de cette question.

 

(Lire aussi : Les Palestiniens annoncent le gel des rencontres avec Washington)

 

"C'est le devoir du gouvernement de prendre ses responsabilités", a déclaré M. al-Hayya ajoutant que "le gouvernement doit remplir ses obligations en offrant toutes les conditions disponibles à l'ouverture du passage" frontalier de Rafah.

Un autre responsable du Hamas a toutefois rappelé que cette question dépendait du voisin égyptien et reste liée à la situation sécuritaire dans le Sinaï.
La question cruciale du contrôle de la sécurité et du sort de la branche armée du Hamas ne figure pas dans le communiqué.
L'Autorité palestinienne et son président excluent d'assumer les responsabilités civiles à Gaza sans avoir la haute main sur la sécurité.

La question des sanctions financières infligées en 2017 par l'Autorité palestinienne pour forcer le Hamas à céder la place, ne figure pas non plus dans le communiqué.
M. al-Ahmed a toutefois assuré que "les participants à la réunion se sont accordés sur "la nécessité de supprimer toutes les sanctions", sans autres précisions.

Un représentant d'un autre groupe palestinien au aux pourparlers a toutefois appelé à ne pas surestimer l'accord. "Nous nous sommes juste entendus pour ne pas démolir la maison" palestinienne, a-t-il déclaré.
Le Hamas avait évincé l'Autorité de Gaza par les armes en 2007. Depuis, l'Autorité ne gouverne plus, avec les restrictions imposées par l'occupation israélienne, que sur des fragments de la Cisjordanie, distante de Gaza de quelques dizaines de kilomètres.

Dernier signe de concorde, les factions jadis rivales ont unanimement condamné la décision récente de l'administration américaine de fermer la mission de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) à Washington, estimant que son but était de "faire pression sur les dirigeants palestiniens pour qu'ils se plient aux exigences américaines".

 

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