Rechercher
Rechercher

À La Une - tensions

L'Arabie et le Koweït appellent leurs ressortissants à quitter le Liban

Le Hezbollah appelle Riyad à ne pas entraîner le pays dans les crises qu'il traverse.

Des passagers attendent leur vol jeudi 9 novembre 2017 à l'aéroport international de Beyrouth. REUTERS/Mohamed Azakir

L'Arabie saoudite a appelé jeudi ses ressortissants à quitter "le plus vite possible" le Liban, quelques jours après l'annonce depuis Riyad de la démission surprise de Saad Hariri du poste de Premier ministre libanais.

Une source au ministère des Affaires étrangères, citée par l'agence officielle SPA, a également appelé les Saoudiens à ne pas se rendre au Liban, sans évoquer de menace spécifique. "Vu la situation au Liban, le royaume demande à ses ressortissants en visite ou résidant au Liban de le quitter le plus tôt possible, et conseille à ses ressortissants de ne pas s'y rendre", a indiqué cette source.

Quelques heures plus tard, le ministère koweïtien des Affaires étrangères a lui aussi appelé ses ressortissants à quitter le territoire libanais "immédiatement". Il leur a également conseillé de ne pas se rendre au Liban. Dans la soirée, c'était au tour des Émirats arabes unis de recommander à leurs ressortissants de ne pas se rendre sur le territoire libanais.

Dans l'annonce de sa démission depuis Riyad, M. Hariri avait accusé le Hezbollah et l'Iran de "mainmise" sur le Liban, disant craindre pour sa vie.

Plus tôt dans la journée, le bloc parlementaire du Hezbollah avait appelé Riyad à cesser ses ingérences dans les affaires internes du Liban et à ne pas entraîner le pays dans les crises qu'il traverse, en référence à une purge sans précédent en Arabie saoudite, où émirs, ministres et hommes d'affaires ont été arrêtés dans une opération anticorruption.

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, doit s'exprimer vendredi dans une allocution télévisée très attendue. Dimanche, le leader du parti chiite avait accusé Riyad d'avoir contraint M. Hariri à la démission.

Dimanche, le gouvernement de Bahreïn avait également appelé ses ressortissants à éviter de se rendre au Liban et ceux qui s'y trouvent à quitter immédiatement ce pays en raison des risques qui pèsent sur leur sécurité. Bahreïn considère le Hezbollah comme une "organisation terroriste" et ne cesse de dénoncer le soutien de l'Iran aux chiites bahreïnis qui contestent le régime sunnite des Al-Khalifa.

Ces événements interviennent dans un contexte de fortes tensions sur plusieurs dossiers entre les deux poids lourds de la région, l'Arabie saoudite sunnite, qui soutient M. Hariri, et l'Iran chiite, grand allié du Hezbollah. Les deux puissances régionales sont farouchement opposées sur des questions comme la Syrie, le Yémen et le Liban, où elles soutiennent des camps adverses.

 

Lire aussi
Toujours attendu à Beyrouth, Hariri multiplie les rencontres diplomatiques à Riyad

Gouvernement : quels choix avant la bataille ?

Démission Hariri : la France n’interviendrait que si elle est officiellement sollicitée


L'Arabie saoudite a appelé jeudi ses ressortissants à quitter "le plus vite possible" le Liban, quelques jours après l'annonce depuis Riyad de la démission surprise de Saad Hariri du poste de Premier ministre libanais.
Une source au ministère des Affaires étrangères, citée par l'agence officielle SPA, a également appelé les Saoudiens à ne pas se rendre au Liban, sans évoquer de...

commentaires (8)

Pourvu que les Philippines, l’Ethiopie, et le Sri-Lanka ne demandent pas à leurs ressortissant(e)s de quitter le Liban...

Gros Gnon

21 h 05, le 10 novembre 2017

Tous les commentaires

Commentaires (8)

  • Pourvu que les Philippines, l’Ethiopie, et le Sri-Lanka ne demandent pas à leurs ressortissant(e)s de quitter le Liban...

    Gros Gnon

    21 h 05, le 10 novembre 2017

  • PAR CE GESTE SAUVAGE ET IRRÉFLÉCHI, SI CONFIRMÉ, L'ARABIE SAOUDITE JETE TOUT LE LIBAN DANS LES BRAS DU HASSAN NASRALLAH NOTAMMENT LES SUNNITES PUR ET DUR.

    Gebran Eid

    22 h 32, le 09 novembre 2017

  • Entre L'Arabie saoudite et l'Iran c' est le Liban et son peuple qui payent ce lourd tribu . Triste .

    Antoine Sabbagha

    21 h 05, le 09 novembre 2017

  • En d'autres termes c'est maintenant Hassan Nasrallah qui parle au nom du Liban???? Ou est le (sois-disant) president fort. Silence radio absolu.....

    IMB a SPO

    19 h 14, le 09 novembre 2017

  • Héllou anna baa perse et arabes. Foutez nous la paix et laissez nous vivre en paix. Reglez vos différents sur vos territoires vous nous avez suffisamment saignés comme ça yeh. Chou hé ils veulent tous s'entretuer jusqu'au dernier Libanais qu'ils soient arabes perses américains israéliens ou rantanplan. Peuple libanais debout réveille toi enfin !

    Alexandre Hage

    19 h 11, le 09 novembre 2017

  • CE N,EST PAS L,ARABIE QUI NOUS ENTRAINE DANS SES PROBLEMES... C,EST L,INTERVENTION ET LES ATTAQUES DU HEZB CONTRE TOUS LES PAYS ARABES POUR LE COMPTE DES PERSES QUI NOUS Y A ENTRAINE CONTRE LE GRE DE L,ETAT ET DU PEUPLE LIBANAIS...

    DENIONS LA CENSURE.GARDONS NOS LIBRES EXPRESSIONS.

    18 h 17, le 09 novembre 2017

  • Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, doit s'exprimer vendredi dans une allocution télévisée très attendue. Dimanche, le leader du parti chiite avait accusé Riyad d'avoir contraint M. Hariri à la démission. POUR NOUS DIRE QUOI !?!?! ENCORE DES "OU" ET DES "SI J'AVAIS SU" !?!?! LE MYTH que le sayyed avait avant a disparut .. il etait aime de tous y compris de moi meme fervent defenseur du hezb pendant l'occupation israelienne ... mais maintenant qu'il va faire la guerre dans un pays arabe contre des freres ARABE POUR LE PLAISIR DES PERSES DE ZARAOUSTRA (FAUT LIRE Nietzsche) ... sa popularite a fondu comme la neige au printemps

    Bery tus

    16 h 52, le 09 novembre 2017

  • Anne, ma soeur anne, alors tu vois venir maintenant ?

    Remy Martin

    16 h 38, le 09 novembre 2017

Retour en haut