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À La Une - Diplomatie

Macron reçoit Hariri à l'Elysée : "La France est aux côtés du Liban"

Paris veut organiser à Beyrouth une conférence sur le retour des réfugiés en Syrie.

Le Premier ministre libanais Saad Hariri et le président français Emmanuel Macron, lors d'une conférence de presse au palais de l'Elysée, à Paris, le 1er septembre 2017. AFP / Ludovic MARIN

Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, en visite en France, a été reçu vendredi par le président français, Emmanuel Macron, au palais de l'Elysée.

 

Soutien à la Finul et au TSL
"Les relations entre la France et le Liban sont aujourd'hui excellentes", a affirmé M. Hariri lors d'une conférence de presse conjointe organisée à l'issue de son entretien avec le chef de l'Etat français. "Nous devons développer ces relations dans tous les domaines, particulièrement en cette période", a-t-il ajouté.

 

 

Le chef du gouvernement a ensuite évoqué plusieurs dossiers. "Le sujet des réfugiés est très difficile pour le Liban car cela pèse beaucoup sur l'économie, l'environnement et la sécurité", a-t-il ainsi déclaré. Depuis le début de la guerre en Syrie, plus de 1,5 million de personnes se sont réfugiées au Liban. Certains protagonistes, proches du régime de Bachar el-Assad, souhaitent que des canaux de communication soient ouverts avec Damas afin de résoudre cette crise.

Par ailleurs, M. Hariri a remercié la France pour sa participation à la Force intérimaire des Nations unies (Finul) et son soutien au Tribunal spécial pour le Liban (TSL). Mercredi, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité la résolution 2373 prolongeant d'un an – jusqu'au 31 août 2018 – la mission des Casques bleus de la Finul au Liban. Alors que les Etats-Unis voulaient renforcer leur mandat contre le Hezbollah, l'Italie et la France ont obtenu que le mandat de la force onusienne ne soit pas modifié.

Le TSL juge les responsables de l'assassinat le 14 février 2005 de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, le père de Saad. Cinq mandats d'arrêt ont été délivrés contre des membres du Hezbollah qui a rejeté la paternité de l'attentat et exclu la remise des suspects.

La veille, M. Hariri s'était entretenu avec son homologue français, Edouard Philippe, et le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian.

 

(Lire aussi : Macron à Hamadé : « Le Liban peut compter sur le soutien indéfectible » de la France)

 

Conférence pour le retour des réfugiés
"La France reste engagée dans la coopération avec le Liban dans la lutte contre le terrorisme, que les forces armées et de sécurité mènent sans relâche pour protéger le Liban et ses frontières", a déclaré de son côté le président Macron.

L'armée libanaise a mené bataille contre l'EI dans les jurds (hauteurs) de Ras Baalbeck et de Qaa, localités chrétiennes de la Békaa. Sept soldats libanais ont été tués dans le cadre de ces combats. Alors qu'elle s'apprêtait à lancer l'ultime phase de sa bataille contre les jihadistes de l'EI retranchés dans les jurds de Qaa et Ras Baalbeck, l'armée avait annoncé dimanche matin un cessez-le-feu pour laisser place aux négociations sur le sort des militaires libanais enlevés par l'EI en 2014. Cet accord a été scellé par le Hezbollah, qui combattait l'EI avec l'armée syrienne à partir de la Syrie.

"La France se tient aux côtés du Liban et cela se matérialisera dans la coopération économique entre les deux pays, a déclaré M. Macron. Vous conduisez des réformes essentielles et nous encourageons le renforcement de l'Etat libanais", a-t-il ajouté, s'adressant à M. Hariri. Des élections législatives devraient se tenir en 2018 pour la première fois depuis 9 ans.

Par ailleurs, M. Macron a annoncé qu'il souhaitait, au premier trimestre 2018, "pouvoir organiser une conférence sur le retour des réfugiés dans leur pays, impliquant les pays accueillant des réfugiés dans la région, pour que cette question soit pleinement prise en compte dans la stabilisation de la Syrie et de toute la région". Cette conférence pourrait se tenir à Beyrouth, a précisé la présidence française.

La France veut également organiser une conférence sur les investissements au Liban à laquelle les grands investisseurs internationaux, dont la Banque Mondiale, seront conviés.

Le président français a par ailleurs annoncé qu'il recevrait le 25 septembre son homologue libanais, Michel Aoun, pour une visite d'Etat, "la première depuis mon élection, signe de la relation qui unit" la France et le Liban. Ce sera aussi la première visite d'Etat de Michel Aoun en France depuis son élection.

 

(Lire aussi : « Pas d’angélisme » contre « le terrorisme islamiste », annonce Macron)

 

Interview au Monde
Par ailleurs, le chef du gouvernement libanais a accordé un entretien au quotidien français Le Monde. M. Hariri explique notamment que c'est le président Michel Aoun et lui-même qui ont pris la décision de laisser les combattants de l'EI quitter la Békaa pour la Syrie. "Mais leur transport en bus vers l’est de la Syrie a été décidé par le Hezbollah et les Syriens", ajoute-il. 

Interrogé sur le parti chiite, M. Hariri explique que "les avis et positions diffèrent quant au Hezbollah et à son rôle au Liban". "Mais nous sommes parvenus à un consensus : toutes les questions régionales sur lesquelles nous avons de profondes divergences sont mises de côté pour ne pas affecter le travail du gouvernement, le fonctionnement de l’Etat et de l’économie", a-t-il affirmé.

Sur le dossier syrien, Saad Hariri a déclaré qu'"évidemment" M. Assad "doit partir". "Si la communauté internationale veut une solution de long terme en Syrie, c'est la seule issue. (...) Ce régime ne contrôle pas son territoire. C'est la Russie et l'Iran qui le contrôlent". "Les réfugiés ne rentreront pas dans le pays tant que le régime est là", a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le Premier ministre a affirmé que les difficultés de l'entreprise Saudi Oger, que ce dernier possède en Arabie saoudite, ne sont pas dues à des raisons politiques mais au "ralentissement économique" dans le royaume.

 

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Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, en visite en France, a été reçu vendredi par le président français, Emmanuel Macron, au palais de l'Elysée.
 
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commentaires (4)

Division nationale du travail. À saad les MONDANITÉS et à Hassan la protection et le sauvetage du Liban . macron pourra chanter entre les 2 mon coeur balance ... lol...

FRIK-A-FRAK

16 h 36, le 01 septembre 2017

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Commentaires (4)

  • Division nationale du travail. À saad les MONDANITÉS et à Hassan la protection et le sauvetage du Liban . macron pourra chanter entre les 2 mon coeur balance ... lol...

    FRIK-A-FRAK

    16 h 36, le 01 septembre 2017

  • NEEM 3AL SAB3A OU NOSS ! OU MA TSADE2 7ADA...

    LA LIBRE EXPRESSION PARLE AU PEUPLE.

    16 h 26, le 01 septembre 2017

  • Propos tenus par le général de Gaulle à Camille Aboussouan : "Tant que je serai aux affaires, je ne permettrai pas que l'on nuise au Liban. C'est le seul lieu du monde où islam et chrétienté ont réussi une convivialité que ses institutions politiques favorisent. Pour l'avenir des rapports des civilisations en Méditerranée, c'est un précédent exemplaire précieux."

    Un Libanais

    16 h 04, le 01 septembre 2017

  • Une rencontre bénéfique... Un résumé pour mieux intégrer l'article (si vous me permettez) Le chef du gouvernement libanais Saad Hariri vient aborder de nombreux sujets avec le chef de l'état français Emmanuel Macron, La Finul, Le TSL et la question épineuse des réfugiés. Macron promet le soutien de la France au Liban, (en contre partie) dit apprécier les réformes en cours du gouvernement libanais et dit également qu'il attend l'organisation des élections législatives au Liban en 2018, (c'est prévu, mais la France attend voir) Enfin sur les deux points cruciaux touchant l'économie du Liban (oh combien important pour notre pays au vu de sa dette publique actuelle, cumulée depuis de longues années) 1- Une conférence sur le retour des réfugiés organisée par la France, et qui pourrait se tenir au Liban (un pas majeur vers un retour à une situation normale du Liban) 2 – Une conférence sur les investissements au Liban, Paris veut impliquer la Banque mondiale et des acteurs internationaux d'investissement, Nous pouvons nous en féliciter ce sont des intentions louables et attendons leurs réalisations ,,. La visite du chef de l'état libanais Michel Aoun le 25 septembre à paris, entamera les préparatifs de ces conférences. Ma conclusion sur le plan politique : On s'achemine vers la fin des turbulences du printemps arabe qui n'a qu'a fait empirer une situation déjà trop compliquée en orient

    Sarkis Serge Tateossian

    16 h 02, le 01 septembre 2017

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