X

À La Une

Trump maintient l'option militaire parmi les mesures possibles contre la Corée du Nord

Etats-Unis

La Chine, acteur majeur du dossier nord-coréen, et plusieurs autres pays s'inquiètent.

OLJ/AFP
13/08/2017

Le président américain Donald Trump a maintenu samedi l'option militaire parmi les mesures possibles contre la Corée du Nord, quelques heures après les appels à la désescalade verbale lancés par la Chine.

"Les Etats-Unis, avec leurs alliés, sont prêts à mettre en oeuvre une gamme complète de mesures diplomatiques, économiques et militaires" pour mettre fin à la menace nucléaire nord-coréenne a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué, rendant compte d'une discussion téléphonique entre le président américain et son homologue français Emmanuel Macron.

Le langage de ce communiqué reste très diplomatique et éloigné des échanges belliqueux de ces derniers jours entre Washington et Pyongyang.

La Chine, acteur majeur du dossier nord-coréen, et plusieurs autres pays se sont inquiétés de cette guerre des mots entre les Etats-Unis et la Corée du Nord. Le président chinois Xi Jinping en a directement fait part à Donald Trump dans un entretien téléphonique samedi.

Il l'a pressé d'éviter "les mots et les actes" qui pourraient "exacerber" les tensions déjà fortes dans la péninsule coréenne. Xi Jinping a également appelé les parties à la "retenue" et à "persister dans la direction générale du dialogue, des négociations et d'un règlement politique", a indiqué la télévision d'Etat chinoise CCTV.

Selon la Maison Blanche, les deux leaders ont appelé la Corée du Nord à "cesser son comportement provocateur et porté à l'escalade", et réitéré "leur engagement mutuel envers une dénucléarisation de la péninsule coréenne".

Ces contacts diplomatiques interviennent après plusieurs jours de surenchère sans précédent entre Washington et Pyongyang. Vendredi, M. Trump avait assuré que l'option militaire était désormais "prête à l'emploi".

Depuis son golf de Bedminster, près de New York où il passe ses vacances, M. Trump s'est également entretenu avec le gouverneur de Guam Eddie Calvo, à qui il a "assuré" que "les forces américaines sont prêtes à garantir la sûreté et la sécurité de la population de Guam, comme celle de l'ensemble des Etats-Unis", a indiqué la Maison Blanche.

La Corée du Nord a annoncé qu'elle projetait de lancer des missiles à proximité de cette île américaine du Pacifique.

L'armée nord-coréenne, citée par l'agence de presse officielle KCNA, a fait état jeudi de ce projet consistant à lancer quatre missiles qui survoleraient le Japon avant de s'abattre en mer "à 30 ou 40 kilomètres de Guam".

 

(Lire aussi : Pyongyang évoque une « guerre nucléaire » face à un Trump prêt à frapper)

 

 

'Le feu et la colère'
Mardi, Donald Trump avait affirmé que la Corée du Nord se heurterait "au feu et à la colère" si jamais les menaces de Pyongyang continuaient. Et vendredi, il avait estimé que ces paroles n'étaient "peut-être pas assez dures".

Les Etats-Unis sont particulièrement préoccupés par les progrès que les Nord-Coréens ont réalisé récemment dans les domaines nucléaire et balistique.

La Corée du Nord a effectué en juillet deux essais de missiles balistique intercontinentaux et elle est, selon la presse américaine, capable de miniaturiser des ogives nucléaires.

La présidence sud-coréenne a dit son "espoir" que la conversation entre Donald Trump et Xi Jinping permette "de faire baisser les tensions, qui n'ont jamais été aussi fortes, et de passer à une nouvelle phase pour résoudre ce problème".

Avant cette discussion entre les deux chefs d'Etat, aucun signe d'apaisement n'était perceptible. Or les prochains exercices militaires conjoints entre Séoul et Washington, durant lesquels les tensions sur la péninsule coréenne tendent à s'aggraver, commencent autour du 21 août.

 

(Lire aussi : « Trump et Kim semblent vouloir jouer à celui qui crie le plus fort »)

 

 

Appels au calme
La Chine a proposé à plusieurs reprises un double "moratoire" : l'arrêt simultané des essais nucléaires et balistiques nord-coréens et des manoeuvres militaires conjointes de Washington et Séoul.

Après avoir discuté avec Donald Trump, Emmanuel Macron a appelé samedi "à la responsabilité de tous et à prévenir toute escalade des tensions".
"Je ne vois pas de solution militaire à ce conflit. (...) Je considère l'escalade verbale comme une mauvaise réponse", avait mis en garde vendredi la chancelière allemande Angela Merkel.

Un responsable de la Maison Blanche a indiqué qu'il ne fallait pas voir dans les propos de Donald Trump le signe d'une action militaire imminente. "Il y a des plans militaires pour à peu près toutes les crises du globe (...) Ces plans sont continuellement mis à jour et présentent des options au président. Il n'y a rien de nouveau", a-t-il dit sous couvert d'anonymat.

Le président américain a promis vendredi une "grande conférence de presse" lundi à Washington, sans autres précisions.

Le Pentagone dispose actuellement de 28.500 soldats en Corée du Sud. Pour protéger le terrain des missiles à moyenne portée de Kim Jong-Un, les Etats-Unis ont déployé un bouclier anti-missiles, le THAAD, qui peut intercepter les lanceurs à haute altitude.

 

Lire aussi

Quand la marge de manœuvre de Pékin se rétrécit...

Jusqu’où Trump est-il prêt à aller face à Pyongyang ?

Washington et Pékin intensifient les pressions sur Pyongyang

Pyongyang garde une attitude de défi après les sanctions

Pour Pyongyang, le dernier test de missile est un « avertissement » adressé aux USA

L'ONU adopte un traité bannissant l'arme atomique, boudé par les États nucléaires

Les Etats-Unis peuvent-ils protéger l'Alaska d'un missile nord-coréen ?

Corée du Nord: Trump face à l'échec de ses efforts

USA et Japon unis pour faire pression sur la Corée du Nord

La crise avec la Corée du Nord peut devenir "hors de contrôle", selon l'ambassadeur chinois à l'ONU

Pyongyang s'en prend à Washington, dans une rare allocution à l'ONU

Pyongyang compare Trump à Hitler

Lire aussi

Retour à la Une

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Assad Fakhouri

Depuis son élection je crie au fou
ça ne sert à rien
mais gros risque de nous entrainer dans une guerre, comme si Hiroshima n'a pas suffit

Ma Fi Metlo

Il va se dégonfler COMME il le fait dans tout ce qu'il entreprend.

Il est temps que ce CLOWN comprenne qu'il n'impressionne plus que les ARABES du golf, et encore plus tous.

Bouffon va!

Dernières infos

Les + de l'OLJ

1/1

Les signatures du jour

Décryptage de Scarlett HADDAD

Pour Beyrouth, Macron a donné un nouvel élan aux relations franco-libanaises

Le Journal en PDF

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

X
Déjà abonné ? Identifiez-vous
Vous lisez 1 de vos 10 articles gratuits par mois.

Pour la défense de toutes les libertés.