Liban

L’offensive de Ersal, une réponse du Hezbollah à l’accord américano-russe sur la Syrie

Éclairage
25/07/2017

Depuis le début de l'offensive en cours dans le jurd de Ersal contre l'ex-Front al-Nosra, les médias guerriers du Hezbollah sont les seuls habilités à informer l'opinion publique des affrontements. Il s'avère donc impossible de vérifier les informations qui parviennent du champ de bataille. Les opérations se déroulent-elles en territoire syrien, puisque la zone où se déroulent les combats est disputée entre le Liban et la Syrie ?

L'absence d'informations minutieuses concernant ces combats empêche de le vérifier. Il semblerait pour l'heure que le Hezbollah ait avancé sur le terrain, non sans avoir subi des pertes. Il ne s'attendait pas à une résistance de la part des jihadistes, pensant que l'offensive durerait une semaine tout au plus.

Les responsables restent pour leur part silencieux, comme si ce qui se déroule à Ersal ne les concernait en rien. Les directives données à l'armée libanaise sont, elles, d'empêcher toute infiltration de ses positions vers l'intérieur libanais et de protéger les habitants de Ersal et les déplacés syriens qui se trouvent dans les camps du jurd.

 

(Lire aussi : La bataille du jurd se poursuit sur fond d’une guerre verbale)

 

Des sources ministérielles soulignent que le cabinet Hariri n'a pas donné son aval à ce qui se produit dans le jurd de Ersal. Le parti chiite a pris les devants, faisant coïncider son offensive avec la visite du Premier ministre à Washington. Mais le Hezbollah réfute le lien effectué entre le déplacement de Saad Hariri et son offensive, rappelant que le secrétaire général du parti, Hassan Nasrallah, avait annoncé la bataille avant que la visite du chef du gouvernement ne soit programmée. Des sources proches de la délégation officielle en visite aux États-Unis estiment elles aussi qu'il n'existe pas de lien entre les deux événements, précisant que la visite à Washington avait été décidée au lendemain du sommet américano-arabo-islamique de Riyad.

Les sources ministérielles précitées insistent sur le fait que l'offensive du Hezbollah n'a pas la bénédiction de M. Hariri, d'autant que le parti chiite a tenté d'entraîner l'armée libanaise dans son aventure. Or les responsables ont rejeté toute coordination entre le Hezb et la troupe sur cette opération. Pour l'armée, la priorité est de protéger les frontières et d'empêcher les retombées de ce qui se produit sur le Liban.
La troupe n'a donc pas pris part à l'offensive dans le jurd. Des contacts auraient eu lieu à la fin de la semaine dernière entre Washington et le commandement de l'armée, qui a souligné qu'il ne participerait pas à ces opérations, dans la mesure où c'est la troupe seule qui fixe ses priorités, ses objectifs, ses batailles et leur timing.

Pour un expert militaire, l'offensive menée par le Hezbollah contre le terrorisme bénéficie d'une couverture régionale et internationale et s'inscrit dans la foulée de l'attaque de la coalition internationale pour annihiler le groupe État islamique à Mossoul et Raqqa. Cette offensive vise à nettoyer la frontière des jihadistes et à les empêcher d'entrer au Liban.

 

(Lire aussi : Première étape de la bataille du jurd : mission accomplie pour le Hezbollah, le décryptage de Scarlett HADDAD)

 

Mais une source politique propose une lecture divergente de cette opération, qui constituerait une réponse iranienne, via le Hezbollah, à l'accord américano-russe qui a éloigné Téhéran du périmètre syrien. Les opérations militaires menées par la milice chiite seraient donc un message clair visant à faire acte de présence et à effectuer un étalage de force, pour montrer que nul ne peut occulter l'influence iranienne en Syrie.
Des sources proches des Forces libanaises rappellent dans ce contexte que la participation du Hezbollah à la guerre en Syrie est le fruit d'une décision de Téhéran, pas du Liban officiel, qui n'a joué aucun rôle à ce niveau. Placer donc l'opération actuelle sous le titre de la guerre préventive contre le terrorisme vise à la justifier et à empêcher des voix critiques de s'élever, soulignent ces sources, qui craignent d'éventuelles retombées sur la scène locale au terme de cette offensive.

« Pourquoi donc le Hezbollah a-t-il lancé sa bataille maintenant ? » s'interrogent des sources FL. Le parti chiite fonctionne-t-il selon un agenda libanais ou iranien, lié aux développements en Syrie ? Réponse : les combats dans le jurd opposent le régime syrien et le Hezbollah à l'ex-Front al-Nosra et à l'EI, dans le but d'assurer à Téhéran une zone d'influence dans cette région, voire d'assurer un rôle à l'Iran dans la solution en Syrie. Le Hezbollah pourrait profiter de cette région pour y préserver les équipements militaires lourds comme ceux qu'il a exposés à Qousseir en novembre dernier. Ce qu'Israël n'accepterait jamais, selon un diplomate occidental, qui fait état d'un accord israélo-russe pour garantir la sécurité d'Israël à travers la mise en place d'une zone de sécurité – sans soldats du régime syriens et de ses alliés – à la frontière syro-jordanienne d'une longueur de 30 kilomètres et sous contrôle russe.

 

 

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ACE-AN-NAS

L'absence d'informations minutieuses concernant ces combats empêche de le vérifier. Il semblerait pour l'heure que le Hezbollah ait avancé sur le terrain, non sans avoir subi des pertes. Il ne s'attendait pas à une résistance de la part des jihadistes, pensant que l'offensive durerait une semaine tout au plus.

MR A-A , ETES VOUS SERIEUX QUAND VOUS ECRIVEZ CA ?

Où est abderahmenteur-osdh et ses réseaux multiples et connectés aux bactéries 24/7 ?

Bien sûr que le hezb subit des pertes , il sait qu'il va en guerre et pas dans un Luna Park !

Où avez vous lu qu'il s'était fixé une semaine pour finir le job ? mais où donc ?????

Allons Mr A-A , ne soyez pas vexé , le hezb ne fait qu'éradiquer les terroristes qui nous menacent au Liban , je ne comprends pas le ton de votre article !

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

JE DIRAIS PLUTOT C,EST AVEC L,AVAL AMERICANO/RUSSE !

Yves Prevost

"Le parti chiite fonctionne-t-il selon un agenda libanais ou iranien?" Poser la question, c'est y répondre.

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