Le défenseur espagnol, Pedro Porro, marque le deuxième but de son équipe face au gardien français, Mike Maignan, lors de la demi-finale de la Coupe du monde de football 2026 opposant la France à l'Espagne au Dallas Stadium d'Arlington, le 14 juillet 2026. Photo MAURO PIMENTEL / AFP
La France est éliminée de la Coupe du monde 2026, battue par l'Espagne en demi-finale (2-0) mardi à Arlington, près de Dallas, et échoue aux portes d'une troisième finale consécutive pour la dernière compétition de son sélectionneur Didier Deschamps. L'Espagne affrontera l'Angleterre ou l'Argentine pour un deuxième sacre mondial après son premier titre conquis en 2010.
Après un parcours parfait jusque-là dans ce Mondial avec six victoires en six matches, l'équipe de France a été menée pour la première fois de la compétition après l'ouverture du score de Mikel Oyarzabal sur penalty (22e). En manque d'inspiration offensivement, les Bleus ont concédé un deuxième but au retour des vestiaires, inscrit par Pedro Porro (58e) après un relais de Dani Olmo.
Il faut « reconnaître qu'aujourd'hui on a été un ton en-dessous », a déclaré le sélectionneur français Didier Deschamps après la défaite de l'équipe de France. « Il y a beaucoup de déception. Les joueurs sont anéantis parce qu'on avait beaucoup d'ambition, même s'il faut être aussi logique et reconnaître qu'aujourd'hui on a été un ton en dessous sur le plan technique face à une équipe qui a bien maîtrisé son sujet et plus. Mais c'est d'abord de notre faute, je veux pas accuser qui que ce soit », a commenté Deschamps sur M6.
Il s'est aussi interrogé sur le niveau de l'arbitre du match, le Salvadorien Ivan Barton : « Est-ce que l'arbitre a le niveau pour arbitrer une demi-finale de Coupe du monde ? (...) Je vais pas y répondre. Ce n'est pas parce qu'on a perdu que je dis ça. Il y a eu pas mal de situations, souvent en défaveur aussi, mais la première raison c'est forcément parce qu'on a été un peu en-dessous et moins dangereux offensivement qu'on aurait pu l'être avec quelques erreurs techniques, des passes qui auraient pu amener des situations, des occasions ». « Il faut l'accepter, c'est le très haut niveau, même si ça fait mal. Je ne veux pas jeter tout ce qui a été fait, mais sur ce match-là, voilà, l'Espagne a montré quelque chose de plus », a-t-il dit.
Qualifiée pour sa deuxième finale de Coupe du monde, après celle remportée en 2010, la Roja affrontera l'Angleterre ou l'Argentine dimanche au MetLife Stadium près de New-York pour tenter de décrocher une deuxième étoile. La France va elle devoir se contenter du match pour la troisième place, samedi à Miami.

