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Liban

La mémoire d’Ahmad Fliti saluée par tous ceux qui l’ont connu

OLJ
24/07/2017

Dès l'annonce du décès de l'ancien vice-président de la municipalité de Ersal, Ahmad Fliti, dépêché en tant que médiateur par l'État auprès des combattants jihadistes pour sécuriser l'acheminement des civils vers Ersal, le chef du Rassemblement démocratique, Walid Joumblatt, a adressé par le biais de Twitter un message de condoléances aux habitants de la bourgade. M. Joumblatt a salué le rôle qu'a joué Ahmad Fliti pour la libération des militaires otages aux mains de l'ex-al-Nosra et de Daech (EI), soulignant « son attachement à Ersal et sa sécurité ».
Pour sa part, Waël Bou Faour, membre de la même formation, a indiqué que Fliti est « mort en essayant de protéger Ersal et ses habitants ainsi que les civils libanais et syriens ».
« Il était soucieux de préserver la coexistence, a-t-il dit. Que Dieu ait ton âme, cher ami, toi qui as sauvé tant de vies et contribué à la libération de tant de personnes innocentes. Ta perte ne sera jamais compensée », a ajouté M. Bou Faour en s'adressant au défunt.
Pour sa part, le ministre d'État pour les Affaires des réfugiés, Mouïn Merhebi, a qualifié d'« acte de traîtrise » l'agression qui a visé Ahmad Fliti. « C'est un martyr de Ersal et du Liban entier, a-t-il dit. Nous venons de perdre un homme intègre et intrépide, motivé par son amour envers son peuple, son village et sa nation. »
Et de poursuivre : « La main traîtresse et haineuse n'a pas hésité une seconde à tuer celui qui cherchait à protéger Ersal et ses habitants, ainsi que les civils libanais et les Syriens. Ce n'est pas pour rien qu'on lui a conféré l'attribut de "l'homme aux mains propres", lui qui est intervenu pour dénouer plus d'une situation sécuritaire complexe depuis le début des incidents à la frontière libano-syrienne. »
Pour le ministre, cet acte « criminel a pour objectif d'entraîner Ersal dans les opérations militaires qui ont lieu dans le jurd, et ce, dans l'intérêt de certaines parties connues ».

Joseph Aoun reçoit l'ambassadeur de Syrie
Sur un autre plan, le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, qui suit de près les développements militaires dans le jurd, a affirmé samedi avoir effectué les contacts nécessaires pour mettre en place les mesures « susceptibles de protéger les civils en leur assurant les soins et les aides humanitaires requis ».
Signalons enfin que le commandant en chef de l'armée, le général Joseph Aoun, a reçu samedi l'ambassadeur de Syrie au Liban, Ali Abdelkarim Ali, avec lequel il a évoqué les derniers développements.

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