Rechercher
Rechercher

À La Une - crise

Des musulmans empêchés d'aller aux Etats-Unis après le décret Trump

Des associations de défense des droits civiques américaines attaquent en justice le décret.

Plusieurs compagnies aériennes ont refusé d'embarquer des Iraniens munis d'un visa américain sur des vols à destination des Etats-Unis, après la décision du président Donald Trump de suspendre pour trois mois l'entrée dans son pays de citoyens de pays musulmans. AFP / SABAH ARAR.

Des Iraniens et Irakiens ont été empêchés samedi de prendre des vols à destination des Etats-Unis quelques heures après la décision du président américain Donald Trump d'interdire l'arrivée de ressortissants de sept pays musulmans, d'où s'élèvent nombre de critiques. Après la décision "insultante" des Etats-Unis, l'Iran a annoncé en soirée sa décision d'appliquer une mesure de réciprocité. 

La Maison Blanche a annoncé vendredi avoir interdit pendant trois mois l'arrivée de ressortissants de sept pays musulmans: Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen. Cette mesure, visant à lutter contre les "terroristes islamistes radicaux", a suscité l'inquiétude de l'Onu qui a demandé aux Etats-Unis de conserver sa tradition d'accueil.

Plusieurs associations de défense des droits civiques américaines ont attaqué samedi en justice le décret, après l'arrestation dans un aéroport de New York de deux Irakiens, dont un a été relâché. En Iran, les médias ont rapporté samedi plusieurs cas d'Iraniens qui n'ont pas pu embarquer à destination des Etats-Unis. A Vienne, au moins trois Iraniens ont également été empêchés de partir, selon un porte-parole d'Austrian Airlines.

Des responsables d'agences de voyage de Téhéran ont affirmé avoir reçu des instructions d'Emirates, Turkish Airlines et Etihad Airways de ne plus vendre de billet à des Iraniens ayant un visa américain car ces dernières refusent de les embarquer à bord.

 

 

(Lire aussi : Trump veut donner la priorité aux réfugiés syriens chrétiens)

 

 

Retour en Irak
Une Iranienne, étudiante en gestion en Californie, devait retourner le 4 février aux Etats-Unis. "J'avais un billet sur Turkish (Airlines) le 4 février prochain, mais il a été annulé", a-t-elle déclaré à l'AFP sous couvert de l'anonymat.

L'Iran et les Etats-Unis n'ont plus de relations diplomatiques depuis plus de 37 ans, mais environ un million d'Iraniens vivent aux Etats-Unis, selon les estimations officielles iraniennes. De nombreux Iraniens se rendent également chaque année aux Etats-Unis pour voir leur famille.

Au Caire, un couple irakien et leurs deux enfants qui avaient réservé des billets sur un vol d'EgyptAir ont été informés qu'ils ne pouvaient pas embarquer en raison des nouvelles règles.
Fouad Charef, qui travaille dans le secteur pharmaceutique, a dû ainsi retourner à Erbil, au Kurdistan irakien. "J'ai vendu ma maison, ma voiture, mes meubles. Ma femme et moi avons quitté nos emplois", a-t-il raconté à l'AFP, alors que le couple devait s'installer au Tennessee, dans le sud des Etats-Unis, après avoir reçu un visa d'immigration. "Donald Trump a ruiné ma vie", dit-il, affirmant qu'il avait mis, à une époque, sa "vie en danger pour travailler avec les Américains". 

 

(Lire aussi : Les USA annoncent un grand « changement » dans les rapports avec l'Onu)

 

 

Le décret ne concerne pas les ressortissants détenteurs de visas diplomatiques et officiels et qui travaillent pour des institutions internationales. Et selon la compagnie Qatar Airways, les citoyens des sept pays concernés pourront embarquer vers les Etats-Unis s'ils possèdent un permis de résidence permanent.

En vertu du décret, les réfugiés syriens, qui ont fui par millions le conflit dans leur pays, et dont 18.000 ont été acceptés aux Etats-Unis depuis 2011, seront eux interdits d'entrée jusqu'à nouvel ordre.

Au Soudan, autre pays concerné par le décret, le ministère des Affaires étrangères a déploré que cette décision intervienne notamment après la levée "historique" de sanctions économiques américaines.

Le 13 janvier, l'ancien président américain Barack Obama avait annoncé la levée de certaines sanctions contre le Soudan, relevant des avancées "positives" ces six derniers mois de la part de Khartoum, qui avait été accusé par le passé par les Etats-Unis de soutenir des groupes islamistes armés.

 

 

Pour mémoire

En pleine discorde sur le mur, Pena Nieto annule sa visite à Washington

Trump : Le monde est devenu "un foutoir complet"

 

Lire aussi

Trump face au pari risqué des zones de sécurité en Syrie

Vers une nouvelle guerre froide entre les États-Unis et la Chine ?

Trump loue l'alliance avec Londres et le "merveilleux" Brexit

Trump évasif sur une levée des sanctions contre la Russie, May veut les maintenir

Marche « historique » des opposants américains à l'avortement

 

Des Iraniens et Irakiens ont été empêchés samedi de prendre des vols à destination des Etats-Unis quelques heures après la décision du président américain Donald Trump d'interdire l'arrivée de ressortissants de sept pays musulmans, d'où s'élèvent nombre de critiques. Après la décision "insultante" des Etats-Unis, l'Iran a annoncé en soirée sa décision d'appliquer une mesure de...
commentaires (2)

Mais que vont-ils donc maintenant pouvoir encore foutre avec tous leurs USD traficotés, ces môllâhs Per(s)cés ? Yâ hassértéééh !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

13 h 16, le 29 janvier 2017

Tous les commentaires

Commentaires (2)

  • Mais que vont-ils donc maintenant pouvoir encore foutre avec tous leurs USD traficotés, ces môllâhs Per(s)cés ? Yâ hassértéééh !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    13 h 16, le 29 janvier 2017

  • L'Iran est le seul pays à appliquer la réciprocité. Les larbins noteront pas . Les lâches vermines.

    FRIK-A-FRAK

    22 h 17, le 28 janvier 2017

Retour en haut