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Économie

Perception de la corruption : le Liban toujours à la traîne, selon Transparency International

Liban - Classement
P. H. B. | OLJ
26/01/2017

Le Liban occupe le 136e rang sur 176 pays du monde au classement 2016 de l'indice de perception de la corruption, publié hier par Transparency International (TI). Ces résultats ont été relayés le même jour par le vice-président de l'antenne libanaise de l'ONG, Mosbah Majzoub, et l'un des membres de son conseil consultatif, Yahia Hakim, lors d'une conférence de presse à Beyrouth. Le Liban perd ainsi 10 places par rapport au classement 2015, qui n'incluait que 168 pays.

Élaboré avec le concours d'experts appartenant à plusieurs organisations internationales – comme la Banque mondiale ou le Forum économique mondial –, cet indice cherche à mesurer le degré de corruption des pays étudiés, qui sont ensuite notés de 0 (pour les pays jugés « extrêmement corrompus ») à 100 (pour les pays « extrêmement intègres »).

Avec 28 points (comme en 2015), le Liban figure ainsi parmi les 40 pays les plus corrompus du monde selon TI, avec une note qui se situe en dessous des moyennes mondiales (qui atteint 43 points) et régionale (33 points sur 21 pays de la zone MENA). « La note du Liban est déterminée depuis 2012 à partir de 7 indicateurs de référence et concerne une période d'un an s'achevant quelques semaines avant l'élection de Michel Aoun à la présidence de la République, le 31 octobre 2016 », a précisé M.
Majzoub.

S'ils déplorent « la stagnation du pays dans le domaine de la lutte contre la corruption », les membres de la LTA ont toutefois salué l'adoption par le Parlement, la semaine dernière, de la loi sur l'accès à l'information. Ce texte autorise les citoyens à accéder à toutes les informations relatives à l'État – sauf dans le domaine de la sécurité –, telles que les décisions ministérielles, l'agenda des ministères, les budgets alloués pour chaque projet et leur description.

« La création d'un ministère d'État pour la lutte contre la corruption – confié à Nicolas Tuéni – dans le gouvernement formé le 18 décembre 2016 par Saad Hariri –, une première dans l'histoire du pays, est également un signe très positif pour la suite », a déclaré à L'Orient-Le Jour le président de la LTA, Badri el-Meouchi.

 

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