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Disparus de la guerre civile : S'ils pouvaient témoigner...

Pour préserver l’espoir : ne laissons pas les histoires des disparus s’interrompre ici...

Liban
OLJ
13/04/2016

Depuis trente semaines, Act for the Disappeared, avec le soutien de L'Orient-Le Jour, publie chaque mercredi l'histoire de l'une des milliers de personnes disparues pendant la guerre au Liban.

La motivation première derrière cette initiative est de raconter le drame humain des disparus, estimés à 17 000 personnes. Un chiffre considérable qui, au lieu de dénoncer ce drame, a fini par l'occulter.

L'objectif était qu'en refermant le journal les lecteurs se souviennent de leurs visages, de leurs traits de caractère, du dernier jour où ils ont été vus, de la souffrance de leurs proches : les visages d'ange de Ali et de Khaled enlevés respectivement à 13 et 14 ans ; l'optimisme et l'énergie de Ramzi, Stavro et Iskandar ; le dévouement de Mariam et Sonia pour retrouver leurs fils ; la difficulté d'expliquer aux enfants de Hanna, Charbel et Kariman que leurs parents ont disparu et qu'on ignore leur sort ; la promesse faite à Odette, Nayfeh et Khadija de continuer à chercher des réponses après leur mort...

Mais il ne s'agit pas seulement de se souvenir, de remuer ce passé que tant de personnes voudraient oublier ou encore d'attendre la Journée internationale des victimes de disparition forcée pour dénoncer cette tragédie.
L'objectif est aussi, et surtout, de rappeler la responsabilité d'agir. Cette responsabilité incombe évidemment à l'État.

Mais c'est aussi de la responsabilité individuelle dont on parle. Celle des députés qui ont le pouvoir d'adopter le projet de loi permettant la création de la commission d'enquête nationale réclamée par les associations de familles depuis tant d'années.

Celle des anciens miliciens qui ont un jour kidnappé, détenu ou transféré dans un pays tiers une personne, qui ont enterré des corps ou encore qui auraient des informations qui permettraient d'aider à tirer au clair le sort des disparus.
Celle des personnes qui ont pu être témoins d'un kidnapping, qui habitaient près d'un centre de détention ou d'un endroit où ont été enterrés des corps non identifiés et qui pourraient contribuer à apporter des réponses à leurs familles.

C'est enfin la responsabilité de chacun d'entre nous. Celle de continuer à réclamer le droit de connaître le sort des disparus et de réitérer à leurs familles que nous ne laisserons pas leurs histoires s'interrompre ici...

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