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Plus de 100 morts en 4 jours dans la province d'Alep

syrie

"La plupart des partisans du régime tués étaient des combattants miliciens de Syrie, du Liban, d'Irak, d'Iran et d'Afghanistan", selon l'OSDH.

OLJ/AFP
13/04/2016

Plus de 100 combattants - soldats, miliciens prorégime, jihadistes et rebelles - ont été tués en quatre jours de combats acharnés sur un front stratégique au sud d'Alep, la grande ville du nord, a indiqué mercredi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Depuis dimanche, les combats autour d'Al-Eis et Khan Touman ont tué 61 rebelles et membres du Front al-Nosra, la branche syrienne d'el-Qaëda, ainsi que 50 soldats et miliciens prorégime, selon l'OSDH.
"Au cours des dernières 24 heures seulement, 42 rebelles et membres d'al-Nosra sont morts, ainsi que 34 partisans du régime", a déclaré le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.
Les troupes du régime tentent de reprendre la localité d'Al-Eis, tenue par al-Nosra et des groupes rebelles qui ont à leur tour lancé une offensive pour reprendre Khan Touman, une ville à proximité aux mains du régime.

Ces combats interviennent alors que des pourparlers indirects sous l'égide de l'Onu ont repris à Genève, menaçant de rompre six semaines d'une trêve fragile négociée par les États-Unis et la Russie.
Al-Nosra, comme le groupe Etat islamique (EI), est exclu de la trêve mais combat aux côtés des groupes rebelles contre les forces du régime, ce qui a provoqué des inquiétudes sur le maintien du cessez-le-feu.
Lundi, Washington a exprimé son inquiétude que l'assaut du régime sur al-Nosra à Alep ne provoque l'effondrement de la trêve et ne fasse dérailler les efforts de paix.  Et l'émissaire spécial de l'Onu pour la Syrie, Staffan de Mistura, a fait part mardi au Conseil de sécurité de son inquiétude devant l'escalade des combats.

Selon l'OSDH, la zone où se concentrent les combats est stratégique car elle est située près de la route reliant Alep à la capitale Damas. Elle est également proche des villes chiites de Foua et Kefraya dans la province voisine d'Idleb, qui sont assiégées par les forces de l'opposition.
"La plupart des partisans du régime tués étaient des combattants miliciens de Syrie, du Liban, d'Irak, d'Iran et d'Afghanistan", a précisé M. Abdel Rahmane. "Pour eux, c'est une bataille idéologique pour briser le siège sur Foua et Kefraya", a-t-il déclaré à l'AFP.

Province morcelée entre régime, rebelles, jihadistes et Kurdes, "Alep détient la clé de la paix ou de la guerre en Syrie", a déclaré à l'AFP Rami Abdel Rahmane.

 

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LES REBELLES SONT ENCORE PARTOUT... LES AMERICAINS ONT ANNONCE QUE SI LES NEGOCIATIONS DE GENEVE ECHOUENT... LE REGIME TERGIVERSE ET REVE ENCORE PAR CONSEILS IRANIENS... ILS VONT ARMER LES REBELLES D,ARMES LOURDES INCLUS DES FUSEES SOL/AIR...

Bery tus

Alep detient rien du tout !! et ce depuis fort longtemps meme s'il est a un endroit strategique.. il n y a plus rien la bas ..

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