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Jour d'élection en Syrie, plus divisée que jamais

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Sans surprise, les résultats devraient être semblables à ceux des législatives de mai 2012, selon les experts. Le parti Baas avait alors obtenu la majorité des sièges.

OLJ/AFP/Rim HADDAD et Sammy KETZ
13/04/2016

Certains votent par devoir civique ou pour soutenir Bachar el-Assad tandis que d'autres rejettent un scrutin "illégitime" : les Syriens étaient appelés mercredi aux urnes pour des législatives organisées par le régime mais vilipendées par l'opposition.

Dans un pays totalement morcelé après cinq ans de guerre et avec l'implication de nombreuses forces armées, ce scrutin a lieu uniquement dans les régions sous contrôle gouvernemental, soit un tiers du territoire où vit environ 60% de la population. Comme les précédentes législatives en 2012, il devrait avoir peu d'impact sur le cours de la guerre qui a fait 270.000 morts et causé plus 200 milliards de dollars de destructions.

Les bureaux de vote ont ouvert à 07h00 (04h00 GMT) et devaient fermer à 19h00 mais, selon la télévision officielle qui a parlé d'une "forte participation", les autorités ont prolongé le scrutin jusqu'à minuit (21h00 GMT).
"Nous avons rempli notre devoir national et maintenant c'est aux élus de tenir leurs promesses", explique Samer Issa, un chauffeur de 58 ans, qui a voté à Damas.

Pour ce second scrutin depuis le début de la guerre en 2011, 3.500 candidats briguent les 250 sièges de député.
Les résultats, attendus dans les prochains jours, devraient être semblables à ceux des législatives de 2012, selon les experts. Le parti Baas, qui dirige le pays d'une main de fer depuis plus d'un demi-siècle, avait alors obtenu la majorité des sièges.

 

(Lire aussi : Avec les législatives syriennes, le poids du parti Baas devrait diminuer au profit des candidats « indépendants »)

 

"Armée héroïque"
Le président Assad a voté avec son épouse dans un bureau installé à la Bibliothèque nationale.
"Nous assistons depuis cinq ans à une guerre mais le terrorisme a échoué à réaliser son objectif principal, à savoir détruire la structure sociale de la Syrie et son identité nationale, qui s'expriment à travers la Constitution", a-t-il ensuite déclaré. "C'est pour la défendre que nous sommes tous ensemble aujourd'hui", a-t-il ajouté, répondant ainsi à ses opposants ayant qualifié ce scrutin "d'illégitime".

La guerre a été au cœur de la campagne. "Pour nos enfants qui sont morts, continuons", proclament des affiches, tandis qu'un aspirant député se présente comme la voix des "martyrs de notre armée héroïque".
Malgré ces appels, Mayssoun, serveuse de 45 ans, a décidé de ne pas voter car "la plupart des candidats sont des richards vivant à l'étranger et qui nous servent des balivernes".

A Palmyre (centre), d'où l'armée a chassé les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) le 27 mars, huit bureaux de vote ont été installés, dont un à l'entrée du musée archéologique dévasté. Des habitants sont revenus pour l'occasion et pour visiter leur maison. "Je n'ai pas eu peur de venir pour voter", a affirmé l'un d'eux à un photographe de l'AFP.

A Alep (nord), la deuxième ville du pays, le scrutin se tient seulement dans les quartiers contrôlés par le régime. Dans la partie rebelle, les habitants affichent leur hostilité. "Il s'agit d'une farce. Je ne crois pas à ces élections. Il (Assad) veut juste montrer qu'il possède un Etat, un peuple et un régime solide", lance Mohamed Zobeidiyyé, un mécanicien.

 

Un "simulacre d'élections"
Cette élection se tient après plusieurs semaines de calme relatif lié à un cessez-le-feu conclu sous les auspices des Américains et des Russes. Mais la guerre menace d'éclater entre les forces du régime, les rebelles modérés et islamistes ainsi que les deux formations jihadistes rivales, l'EI et le Front al-Nosra, branche syrienne d'el-Qaëda. Cette dégradation de la situation pourrait peser sur la nouvelle session de négociations indirectes entre le régime et l'opposition qui s'est ouverte mercredi sous la houlette de l'Onu à Genève.

Depuis la Suisse, le Haut comité des négociations (HCN), une instance regroupant des membres des groupes clés de l'opposition, a dénoncé des élections qui "ne sont pas réelles". "Le régime d'Assad fera tout ce qu'il pourra pour faire dérailler le processus politique", a prévenu Salem al-Meslet, porte-parole du HCN. "Ces élections sont faites pour saper les pourparlers de paix", a-t-il dénoncé.

Le scrutin est également dénoncé par les pays occidentaux comme la France qui a parlé d'un "simulacre d'élections". L'Onu plaide de son côté pour la tenue d'élections générales courant 2017.

Selon la commission électorale, l'élection se déroule partout sauf dans les provinces de Raqqa et Idleb (nord) aux mains de l'EI et d'al-Nosra et les zones tenues par les rebelles. Les électeurs originaires de ces régions peuvent toutefois voter dans les secteurs tenus par l'armée. Quant aux Kurdes, ils ont affirmé ne pas se sentir "concernés" par ces législatives dans les zones qu'ils contrôlent dans le nord-est.

 

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Bery tus

hahaha la belle blague !! le pire c'est qu'il y aura des gens pour le croire ... ca c'est un poisson d'aril differer .. pas grave ils sont fort au regime avc eux une personne peut se suicider avec 3 balles dans le corps !!

C.K

A quelle heure aurons nous le résultat de sa victoire? mdr!

Michel Fayad

Ce qui est bien, c'est qu'on ne peut jamais perdre un pari sur les resultats de ces elections.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

DE LA BLAGUE ! LA JUSTICE INTERNATIONALE SE MEUT DEJA...

C.K

P-----! quel monstre.

AIGLEPERçANT

Vas y héros contre le complot, prouve leur que tu es capable de remettre ton pays sur pied.

Alep sera le point final du complot qui fera taire tout ce petit grouillis de bactéries qui ne manqueront pas de se taire cette fois ci.
Et se taire bien fort .

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

Une masseKharrâh bääSSyrienne de plus !
Et le léhhééém Byzantin Syrien "Romanisé", s'en est allé encore voté ?
Quid de l'autre yâzéjéhhh, tout autant et Syrien et Byzantin ?

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