Rechercher
Rechercher

conflit

"Ce qui se passe en Syrie est une catastrophe, il s'agit d'une troisième guerre mondiale"

Le défenseur des droits de l'Homme Mazen Darwish dénonce l'échec de la communauté internationale.

 

Deraa, en Syrie, le 11 février 2016. REUTERS/Alaa Al-Faqir

Le défenseur des droits de l'Homme Mazen Darwish dénonce l'échec de la communauté internationale.

 

Le défenseur syrien des droits de l'Homme Mazen Darwish, emprisonné plus de trois ans par le régime de Damas, a accueilli vendredi avec scepticisme l'accord de Munich sur un arrêt des hostilités d'ici une semaine, soulignant qu'en cinq ans la communauté internationale avait été incapable d'arrêter la guerre.

"Il y a des efforts déployés par la communauté internationale mais la guerre se poursuit à chaque minute, à chaque seconde. La communauté internationale a démontré son échec depuis cinq ans, et les décisions de Munich arrivent tardivement", a déclaré M. Darwish lors d'une conférence de presse dans les locaux de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) à Paris. Journaliste, défenseur des droits de l'Homme, M. Darwish a passé trois ans et demi dans les geôles du régime syrien, où il a été torturé. Soutenu par des ONG, primé par l'Unesco, il a été libéré en août 2015, et a quitté la Syrie il y a deux mois.

Un accord russo-américain sur une "cessation des hostilités" dans un délai d'une semaine a été conclu dans la nuit de jeudi à vendredi lors d'une conférence internationale à Munich. "Tous les efforts sont bienvenus. Nous avons attendu cinq ans, nous pouvons attendre une semaine de plus", a déclaré M. Darwish, soulignant toutefois que Moscou avait annoncé la poursuite de ses opérations de guerre contre les groupes "terroristes". "Ce qui se passe en Syrie est une catastrophe, il s'agit d'une troisième guerre mondiale. Il faut que cette guerre cesse immédiatement", a-t-il répété.

 

(Lire aussi : 11,5% de la population syrienne tuée ou blessée en raison de la guerre)

 

L'arrêt des hostilités, s'il se réalise sur le terrain, est censé permettre la reprise de négociations intersyriennes pour enclencher un processus de transition politique et mettre fin à cinq ans de guerre qui ont fait plus de 260.000 morts et des millions de réfugiés. "Il n'y a pas de vainqueur en Syrie, tout le monde est perdant et chacun devra faire des concessions", a jugé M. Darwish, tout en insistant: "Personne n'a le droit de mettre le peuple syrien face à l'alternative Bachar el-Assad ou l’État islamique (EI). Personne ne peut croire que ce régime peut apporter la paix, et sans justice, il n'y aura pas de paix en Syrie".

Les alliés russe et iranien du régime de Damas ne veulent pas entendre parler d'une mise à l'écart du président Bachar el-Assad, estimant qu'il revient au peuple syrien de décider de son sort.
Occidentaux et pays arabes, qui bombardent les jihadistes de l'EI en Syrie, estiment qu'Assad est le principal responsable de la guerre, mais restent flous sur le rôle qu'il pourrait avoir dans un processus de transition.

 

Lire aussi

D'une tragédie à l'autre, l'histoire se répète, la tribune de Walid JOUMBLATT

Erdogan menace l'Europe de lui envoyer les migrants

D'Alep à Azzaz, le nouveau chemin de l'exode

Le défenseur des droits de l'Homme Mazen Darwish dénonce l'échec de la communauté internationale.


 


Le défenseur syrien des droits de l'Homme Mazen Darwish, emprisonné plus de trois ans par le régime de Damas, a accueilli vendredi avec scepticisme

commentaires (10)

merci Mr Darwiche continuer et ne vous occuper pas des personnes qui ne vous on jamais lu ou suivit !! pour ceux qui ont lu qlq uns de vos articles sont de tout cœur avec vous et savent que vous dites la pure verite

Bery tus

01 h 07, le 13 février 2016

Tous les commentaires

Commentaires (10)

  • merci Mr Darwiche continuer et ne vous occuper pas des personnes qui ne vous on jamais lu ou suivit !! pour ceux qui ont lu qlq uns de vos articles sont de tout cœur avec vous et savent que vous dites la pure verite

    Bery tus

    01 h 07, le 13 février 2016

  • ON PARLE DE TOUT... ET L,AVEUGLEMENT NE COMPREND PAS QUE CE SONT DES GUERRES ECONOMIQUES D,INTERETS DIFFERENTS AUTOUR DES RICHESSES EN HYDROCARBURES DE TOUTE LA REGION DU M.O. MAIS AUSSI ET SURTOUT DE L,EST MEDITERRANEEN...

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    20 h 31, le 12 février 2016

  • Effectivement, paix royale dans le Sud. Merci la FINUL.

    Remy Martin

    19 h 29, le 12 février 2016

  • Ou même, deux Toumânes Troués !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    18 h 10, le 12 février 2016

  • Le turc est téméraire mais pas fou. Il sait mieux que personne qui il a fait passer par sa frontière sur ordre des occicons. Retour de manivelle sur leur gueule.

    FRIK-A-FRAK

    17 h 43, le 12 février 2016

  • La même litanie à deux piastres Per(s)cées....

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    17 h 42, le 12 février 2016

  • Il ya encore beaucoup de chemin pour faire parvenir la coupe aux lèvres, mais les occidentaux finiront par la boire jusqu'à la lie et ne se hasarderons plus jamais à refaire ce qu'ils ont tenté de faire à l'héroïque résistance à leurs magouilles géopolitiques, teintées de bon mots ... Paroles paroles .... On a connu la même chose au sud Liban, 18 ans d'occupation barbare des voleurs de terre de Palestine, des crimes des tortures de la part de ces barbares voleurs de terre , mais au final aujourd'hui et pour l'éternité, ils n oseront plus jamais recommencer. Allez voir la paix royale qui règne chez les sudistes dans leur région. Il ya un prix à payer pour toute gaffe afin qu'elle ne se reproduise plus jamais . VIVE LA RÉSISTANCE.

    FRIK-A-FRAK

    16 h 33, le 12 février 2016

  • Blablablas usé jusqu'à la corde...

    M.V.

    16 h 05, le 12 février 2016

  • Ah bon ? Un aveugle l'aurait déjà constaté !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    15 h 56, le 12 février 2016

  • DE CONNERIE EN CONNERIE... ET çA CONTINUE...

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    15 h 38, le 12 février 2016