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À La Une - Liban

Le gouvernement approuve les nominations au sein du Conseil militaire

Une prochaine séance du Conseil des ministres a été fixée au 2 février prochain.

Le gouvernement libanais a approuvé le 28 janvier 2016 la nomination des officiers aux trois postes vacants au sein du Conseil militaire. Photo Dalati et Nohra.

Le gouvernement libanais, présidé par le Premier ministre Tammam Salam, a approuvé jeudi la nomination des officiers aux trois postes vacants au sein du Conseil militaire, dans le cadre d'un accord scellé entre les parties politiques impliquées dans ce dossier, lors d'une séance du Conseil des ministres qui aura duré près de quatre heures.
Après avoir étudié aujourd'hui 214 des 379 points inscrits à l'ordre du jour, le gouvernement se réunira à nouveau le 2 février prochain, afin de poursuivre l'examen des points restants.

Nominations militaires
A l'ouverture de cette séance qui avait débuté à 16h30 au Grand Sérail, en l'absence du ministre de la Réforme administrative, Nabil de Freige, du ministre de l'Information, Ramzi Jreige et de la ministre des Déplacées, Alice Chaptini, le Conseil des ministres a ainsi approuvé les nominations du général Samir el-Hajj, au siège grec-orthodoxe vacant, du général Mohsen Fneich, approuvé par le Hezbollah, au siège dévolu à la communauté chiite et le général Georges Chreim, appuyé par le bloc du Changement et de la réforme, au siège grec-catholique.
Le Conseil militaire devait être pourvu de trois officiers : un chiite, un grec-catholique et un grec-orthodoxe.

Avant le début de la séance, le ministre de l’Éducation, Élias Bou Saab avait prévenu : "Celui qui s'opposera à l'accord sur les nominations militaires doit être désigné comme celui qui entrave l'action du gouvernement".
La veille, plusieurs participants à la dernière séance de dialogue national avaient indiqué qu'un consensus, impliquant l'ensemble des parties concernées, avait été trouvé sur ce dossier.

 

(Lire aussi : Deriane : La tenue du Conseil des ministres dans ces circonstances est un exploit)

 

Rifi menace
Plusieurs points sensibles restent à étudier dont l'examen du décret, rédigé le 19 janvier dernier par le ministre de la Justice Achraf Rifi, portant sur le transfert du dossier de M. Samaha devant la Cour de justice, instance compétente pour juger les crimes contre la sûreté de l’État.

Plus tôt dans la journée, Achraf Rifi avait laissé entendre qu'il pourrait démissionner sur fond de cette affaire.  "Ma seule préoccupation aujourd'hui, ce sont les explosifs que Michel Samaha avaient en sa possession", a déclaré Achraf Rifi, avant le début de la séance du Conseil des ministres. Interrogé sur son éventuelle démission, il a déclaré que "toutes les options restaient ouvertes".

Michel Samaha a été libéré sous caution le 14 janvier dernier par la Cour de cassation militaire après avoir purgé une peine de 4 ans et demi de prison (trois ans et demi de facto) pour avoir transporté des explosifs qui lui avaient été remis en Syrie, en vue de perpétrer des attentats au Liban, en 2012. Son procès a repris le 21 janvier. Cette relaxe a été largement critiquée, notamment dans les rangs de l'alliance du 14 Mars.

 

(Lire aussi : Sleiman : L'accord sur le blocage signifie le prolongement de la vacance)

 

Activistes et volontaires de la Défense civile dans la rue
Pendant la séance du Conseil des ministres, des activistes du collectif de la société civile "Nous réclamons des comptes" et des volontaires de la Défense civile se sont rassemblés sur la place Riad Solh, dans le centre-ville de Beyrouth.

Protestant contre le non-examen de leur dossier lors de la séance du jour, les volontaires de la Défense civile ont coupé les routes autour de la place Riad Solh.
Les volontaires de la Défense civile réclament leur titularisation au sein de la fonction publique. Une loi permettant leur entrée dans le cadre de la fonction publique avait été votée en ce sens en avril 2014, mais les décrets d'application tardent à être publiés.
"Le dossier des volontaires de la Défense civile sont à l'ordre du jour du Conseil des ministres", avait assuré jeudi le ministre de l'Intérieur, Nohad Machnouk, avant le début de la séance.
M. Machnouk et le directeur général de la Défense civile, Raymond Khattar, avaient promis aux volontaires de la Défense civile, qui avaient menacé de rejoindre les rangs des secouristes syriens en signe de protestation, que leur cas serait examiné en Conseil des ministres.

De son côté, le collectif a improvisé, lors de son sit-in, un lâcher de ballons. Des ballons, sur lesquels étaient attachés des dessins de bateaux sous lesquels étaient inscrits les noms des ministres du gouvernement, ont été lâchés pour protester contre l'exportation des déchets vers l'étranger, dont la mise en application reste en suspens. "Ce sit-in est le premier de plusieurs rassemblements prévus la semaine prochaine", a indiqué une porte-parole du collectif.

 

 

 

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Le gouvernement libanais, présidé par le Premier ministre Tammam Salam, a approuvé jeudi la nomination des officiers aux trois postes vacants au sein du Conseil militaire, dans le cadre d'un accord scellé entre les parties politiques impliquées dans ce dossier, lors d'une séance du Conseil des ministres qui aura duré près de quatre heures. Après avoir étudié aujourd'hui 214 des 379 points inscrits à l'ordre du jour, le gouvernement se réunira à nouveau le 2 février prochain, afin de poursuivre l'examen des points restants.
Nominations militairesA l'ouverture de cette séance qui avait débuté à 16h30 au Grand Sérail, en l'absence du ministre de la Réforme administrative, Nabil de Freige, du ministre de l'Information, Ramzi Jreige et de la ministre des Déplacées, Alice Chaptini, le Conseil des ministres a ainsi...
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