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Liban

Human Rights Watch tance le gouvernement libanais, Beyrouth réplique vertement

Réfugiés syriens

L'ONG a appelé à la levée des mesures restrictives prises en janvier 2015 pour limiter le flux migratoire.

Claude ASSAF | OLJ
13/01/2016

Human Rights Watch n'est pas allée de main-morte hier pour dénoncer les mesures restrictives prises par les autorités libanaises en vue de limiter le flux migratoire en provenance de Syrie. Beyrouth a rejeté les critiques de l'ONG, s'employant à justifier la politique suivie.
HRW a organisé une conférence de presse à l'hôtel Riviera pour présenter un rapport de 35 pages intitulé « Je voulais juste être traité comme un être humain : comment la règlementation du droit de séjour au Liban facilite les abus à l'encontre des réfugiés syriens ». Le rapport exhorte les autorités libanaises à revenir sur les restrictions qu'elles ont adoptées dans le cadre d'un durcissement de leur politique concernant l'accueil des réfugiés syriens.


Prenant la parole, Nadim Houry, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à HRW, a mentionné les conditions exigées par le gouvernement pour le renouvellement d'un permis de résidence : le paiement de frais de 200 dollars et le soutien d'un sponsor en l'absence d'enregistrement auprès du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. M. Houry a affirmé que « ces conditions ont entraîné la perte du statut juridique pour la plupart des réfugiés, ce qui les rend vulnérables, les pousse à la clandestinité et les expose à une série de violations, dont l'exploitation au travail et les abus sexuels, sans possibilité d'avoir recours aux autorités pour demander une protection ».
Citant des exemples de ces violations, M. Houry a rapporté le témoignage de réfugiés enregistrés auprès du HCR à qui des fonctionnaires ont quand même demandé de trouver un sponsor, alors que cela n'est pas exigé par les règlements, ou qui, lors du processus du renouvellement, ont été forcés de se soumettre à un interrogatoire sur des questions sécuritaires.
Le responsable de HRW a en outre affirmé que « la nécessité de trouver un sponsor expose les réfugiés syriens à un risque accru de subir diverses formes de harcèlement et favorise la corruption », évoquant le cas d'un réfugié vivant dans la banlieue de Beyrouth qui a été victime d'un sponsor « ayant vendu son parrainage à 1 000 dollars ». Il a cité l'exemple d'un autre réfugié syrien vivant dans la banlieue de Saïda, que le sponsor et employeur « a enfermé dans un cycle sans fin d'abus et d'exploitation », lui demandant de travailler plus de 12 heures par jour sous peine de retirer son parrainage.

 

(Lire aussi : Les réfugiés syriens au Liban s'endettent de plus en plus )


Le rapport de HRW déplore également d'autres répercussions négatives de la nouvelle règlementation, notamment la peur des adultes de se déplacer librement, et par conséquent, l'obligation pour eux d'envoyer leurs enfants travailler, sachant que ceux-ci ont moins de chance d'être arrêtés aux postes de contrôle. Selon le rapport, des réfugiés ont par ailleurs déclaré que certains directeurs d'école ont refusé de scolariser des enfants ne possédant pas un permis de résidence valide, même si un tel document n'est pas requis pour s'inscrire dans une école.
En conclusion, M. Houry a estimé que « les politiques à courte vue du Liban risquent d'engendrer une situation potentiellement explosive », préconisant l'adoption de mesures qui « permettent aux réfugiés syriens de garder leur statut juridique dans le pays et d'y vivre avec dignité, car la régularisation de leur présence contribuerait à promouvoir la stabilité à l'intérieur du pays ».

 

( Pour mémoire : HRW : Les attaques contre les réfugiés syriens se multiplient, les agresseurs rarement poursuivis )

 

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Derbas furieux

Le ministre des Affaires sociales, Rachid Derbas, a tiré à boulets rouges sur le rapport de HRW, le qualifiant de non professionnel. Contacté par L'Orient-Le Jour, il en a sévèrement critiqué les auteurs qui « se sont contentés de baser leur étude sur 60 réfugiés syriens, alors que le Liban en héberge près de deux millions ». M. Derbas s'est demandé « comment accorder du sérieux et de la crédibilité à une étude sociale qui ne comporte pas l'avis du ministre des Affaires sociales ». « Aucun de ces individus n'est venu me consulter », a-t-il lancé, en allusion aux auteurs du rapport, à qui il a reproché d'« avoir porté atteinte à la réputation du Liban et des Libanais ».
M. Derbas s'est notamment attardé sur la question du sponsor pour l'obtention d'un permis de travail, soulignant que « cette mesure fait partie de la législation » dans ce domaine.
Le ministre a par ailleurs affirmé que la décision de stopper le flux migratoire est politique et (qu') elle a été prise à la suite de nombreuses concertations avec le HCR avant d'être totalement approuvée par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. Se montrant ainsi intransigeant quant à l'application de la nouvelle politique du gouvernement, M. Derbas a fait état d'« une situation économique incomparable » que vit le Liban à cause de l'afflux des réfugiés, et a relevé que « la densité démographique dans le pays est de 574 habitants/km2, ce qui constitue une densité parmi les plus élevées du monde ».
En conclusion, il n'a pas manqué de comparer la vie des réfugiés au Liban « qui jouissent de liberté de circulation sur tout le territoire », avec celle des réfugiés en Jordanie « qui sont cantonnés dans des camps dont ils ne peuvent entrer et sortir qu'avec une autorisation ».

 

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Le ministère de l'Intérieur fait l'éloge de la politique d'accueil

Contacté par L'Orient-Le Jour et prié d'exprimer la réaction du ministère de l'Intérieur à l'égard du rapport de HRW, Khalil Gebara, responsable du dossier des réfugiés syriens au ministère et conseiller du ministre, Nouhad Machnouk, pour les affaires internationales, n'a pas voulu répondre directement aux points évoqués par le rapport, mettant plutôt en relief la politique d'accueil adoptée par le Liban, dont il a fait l'éloge.
« Notre pays est le seul au monde à avoir ouvert ses bras, en l'espace de quatre ans, à un nombre de personnes équivalent à 30 % de sa population », a souligné M. Gebara. Il a évoqué les efforts fournis par « une administration débordée face à une infrastructure incapable de satisfaire les besoins de près de deux millions de personnes venues s'ajouter aux quatre millions de Libanais » et a relevé qu'en dépit du fait que le Liban n'est pas signataire de conventions internationales relatives au statut des réfugiés, « le gouvernement actuel veille à concilier les engagements internationaux humanitaires et l'application des lois libanaises qui, depuis un an, visent à arrêter le flux des réfugiés syriens, d'une part à travers l'interdiction d'entrée sans accord du ministère des Affaires sociales et d'autre part via l'exigence d'un renouvellement annuel du titre de séjour ».

 

 

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ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

C'est comme si les "Libanais"(h) n'avaient jamais été, ni des immigrés ni des réfugiés !
Des puînés Vrais, really.

RAISINS SECS

VERITABLE VERSION DES FAITS !

Les médias turcs ont affirmé que le kamikaze qui a perpétré mardi à Istanbul un attentat suicide était un Saoudien, membre de daech.

Selon le website de la chaîne Al-Alam, l’auteur de l’attentat, Nabil al-Fadhli, 28 ans, né en Arabie saoudite, est de souche syrienne. L'attentat meurtrier survenu mardi matin a touché l'ancien hippodrome de Constantinople à Sultanahmet, quartier le plus touristique de la ville, tout près de l'ancienne basilique Sainte-Sophie et de la Mosquée bleue, sur la rive européenne. L’explosion qui a été ressentie à des kilomètres à la ronde, a fait 10 morts et 15 blessés. A noter que « Vilayat Istanbul » lié à l’organisation terroriste de Daech a revendiqué, dans un communiqué, la responsabilité de cet attentat.

Le gouvernement Erdogan dont le rôle dans le soutien aux terroristes, aux côtés de l’Arabie saoudite, le Qatar et d’autres puissances extrarégionales telles que les Etats-Unis, est aussi évident que dénoncé, bien qu’il ait vainement essayé de le camoufler devant l’opinion publique mondiale, fait aujourd’hui l’objet des attaques menées par ces mêmes terroristes.

Michele Aoun

Et si on leur cedait la place M. Houry, qu'en pensez-vous?????

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

Le "Cœur" ?
Un organe qui remue de lui-même....

TousAuPoteau

Les Libanais ne vivent pas mieux chez eux...

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

QUE CEUX QUI ONT COMPLOTÉ LES PREMIERS ET FOMENTÉ LES TROUBLES DANS LA RÉGION POUR DES GUERRES SUNNITO/CHIITES... ET CEUX QUI EXÉCUTENT LE COMPLOT OURDI CONTRE EUX... LES HÉBERGENT DANS LEURS PAYS RESPECTIFS AU LIEU DE DONNER DES LEçONS AUX PETITS PAYS INNOCENTS ET VICTIMES DE LEURS STUPIDES HAINES ET POLITIQUES...

M.V.

2 millions de réfugiés ...., c'est plus que le flux migratoire officielle et clandestin vers toute Europe en 2015...!que HRW aille enquêter à Cologne et nous commente les vrais abus perpétrer les allemandes.....

lila

2 millions de réfugiés pour une population de 4,5 millions, et vous pensez vraiment que le Liban délaisse son côté humain ?
on doit faire quoi pour prouver qu'on a été accueillant ?
céder le pays aux réfugiés et partir dans des boat-people ?
cher HRW, promenez-vous dans les rues du pays, voyez comme le paysage change et continue de changer.
pas besoin de faire des statistiques, ni des études pour le constater....
cher HRW, sortez-nous de cette impasse, on étouffe.

Halim Abou Chacra

MM les burocrates de HRW, qui êtes, dans vos bureaux, bien au chaud en hiver et bien au frais en été.
Vous savez bien que le Liban est un pays totalement incapable de prendre soin de 2 millions de réfugiés syriens -ainsi d'ailleurs que de 500.000 à 600.000 réfugiés palestiniens. L'unique et la meilleure solution pour tous ces réfugiés est que vous les emmeniez à votre pays mère, la vaste et grande Amérique. Qui d'ailleurs a énormément de responsabilité dans les situations qui ont généré ces réfugiés. Messieurs, le reste est bavardage inutile et ne sert ces derniers en rien du tout.

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