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Moyen Orient et Monde - Cop21

Marches mondiales pour le climat, hommage aux victimes des attentats à Paris

Sur fond de guerre déclarée à l'EI, et de tensions entre Ankara et Moscou, des rencontres bilatérales auront lieu pendant le sommet.

Hier, lors de manifestations pour le climat, à Berlin. John Macdougall/AFP

Des centaines de milliers de manifestants ont réclamé hier dans le monde une action forte contre le réchauffement climatique, à la veille d'un sommet historique de 150 chefs d'État, de Sydney à Londres, en passant par Paris, ville meurtrie par les attentats le 13 novembre.

Dans la capitale française, placée sous haute surveillance et où les rassemblements sont interdits en raison de l'état d'urgence, des milliers de manifestants ont formé une chaîne humaine, le long d'un boulevard de l'Est parisien, où se trouve la salle de concert du Bataclan, lieu de l'attaque la plus sanglante (90 morts).
En hommage aux victimes des attentats (130 morts), une minute de silence a été observée par les chefs des délégations des 195 pays à l'ouverture des travaux de la Conférence mondiale de l'Onu sur le climat qui se tient au Bourget.


(Lire aussi : La « marche pour le climat » à Beyrouth, pour sensibiliser les Libanais)


Le chef de la diplomatie française et président de la Conférence des parties (Cop21), Laurent Fabius, a appelé à trouver la voie du compromis. « Je me permets de compter sur vous pour négocier et bâtir des compromis dès les prochaines heures », a-t-il lancé lors d'une courte séance de travail.
Attendu hier soir à Paris, Barack Obama s'est dit « optimiste sur ce que nous pouvons accomplir ». Ce sommet représente également l'« occasion d'être solidaire avec notre plus vieil allié, seulement deux semaines après les attaques barbares » du 13 novembre, a-t-il ajouté. De son côté, Justin Trudeau, Premier ministre du Canada, s'est recueilli avec son homologue français Manuel Valls devant le Bataclan, où des fleurs, bougies et photos ont été déposées par milliers.

Aujour'hui, 150 chefs d'État et de gouvernement seront présents à l'ouverture officielle de la conférence à 10h00 (09h00 GMT), une participation inédite, symbole de l'urgence à agir. « Les mots ne suffisent plus », ont scandé les manifestants dans le monde, des stars de Hollywood mélangées à des anonymes déguisés en ours polaires. « Ce sommet historique est d'une importance vitale », a déclaré à Londres l'actrice oscarisée Emma Thompson.

 

(Repère : Les négociations internationales sur le climat de A à Z)

« État d'urgence climatique »
« Il n'y a pas de planète B », « État d'urgence climatique », rappelaient les pancartes des manifestants. Des mobilisations ont eu lieu notamment à Sydney, Berlin, Madrid, Delhi, Ouagadougou et Katmandou, tandis que Rio et New York, entre autres, devaient prendre la relève. Plus de 570 000 personnes ont participé aux 2 300 marches du week-end, selon les chiffres de l'un des organisateurs, l'ONG Avaaz, fournis en fin d'après-midi en Europe.
Le président français, François Hollande, a pour sa part de nouveau plaidé hier pour un accord « ambitieux » et « contraignant », insistant sur une révision régulière des engagements des pays sur la limitation des émissions de gaz à effet de serre. Il devra accueillir aujourd'hui les chefs d'État au Bourget, notamment l'Américain Barack Obama, le Chinois Xi Jinping, l'Indien Narendra Modi, le Russe Vladimir Poutine, le Turc Recep Tayyip Erdogan qui se succéderont à la tribune.


(Lire aussi : Le dérèglement climatique, facteur d'aggravation des conflits)


Sur fond de guerre déclarée au groupe État islamique et de tensions entre Ankara et Moscou, des rencontres bilatérales auront lieu pendant le sommet.
Environ 40 000 personnes, dont 10 000 délégués, sont attendues chaque jour – un défi sécuritaire. Quelque 2 800 policiers et gendarmes seront chargés de sécuriser le site de la conférence au Bourget.
La communauté internationale s'est fixé comme objectif de limiter le réchauffement à 2°C par rapport à l'ère préindustrielle, faute de quoi, les phénomènes déjà visibles, comme la fonte des glaciers, la disparition d'espèces, l'intensification des épisodes météorologiques extrêmes, vont dramatiquement s'aggraver. Paris est également placée sous haute surveillance, avec la mobilisation de 6 300 policiers et militaires. La circulation sera interdite ou restreinte sur plusieurs axes et les habitants ont été appelés à rester chez eux, par crainte d'une trop grande affluence dans les transports publics.

 

 

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