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Déchets

Il est possible de fermer Naamé à temps, assure le Mouvement écologiste

Le Mouvement écologique libanais (MEL, rassemblement d'une soixantaine d'ONG) a affirmé hier que la date de fermeture définitive de la décharge de Naamé-Aïn Drafil, le 17 juillet, pourrait être respectée « parce qu'une alternative rapide et simple à mettre en œuvre est disponible ».
La solution proposée par le MEL consiste à trier les déchets de la région couverte par la décharge (le Grand Beyrouth et le Mont-Liban principalement) dans deux centres, à Amroussieh (Choueifate) et La Quarantaine. Elle consiste à composter les déchets organiques du Mont-Liban dans des centres choisis à cet effet, et ceux de Beyrouth dans l'usine du Coral. Enfin, les déchets inertes (qui ne produisent ni liquides ni gaz) devront être enfouis dans des sites, très probablement des carrières désaffectées.
Rappelons que, dans le cadre du nouveau plan national de gestion des déchets adopté en janvier dernier par le gouvernement, le Liban devrait être divisé en six zones gérées par des sociétés privées. En attendant la mise en place des nouvelles décharges, l'activité a été prolongée de six mois dans celle de Naamé-Aïn Drafil. Six mois qui n'ont pas été suffisants puisqu'aucune alternative n'est prête à ce jour.
Le MEL considère, dans son communiqué, qu'un nouveau report est « inadmissible » pour plusieurs raisons : la décharge est sursaturée (elle a été créée en 1997 dans le cadre d'un plan d'urgence et a été élargie à plusieurs reprises), les risques sur la santé des riverains sont considérables, la pollution de l'eau de mer par les résidus liquides des déchets menace les ressources maritimes.
« La décharge de Naamé peut être fermée dans le délai fixé antérieurement par le gouvernement, à l'instar de la fermeture du dépotoir de Bourj Hammoud en 1996, dans l'urgence », lit-on dans le communiqué du MEL. « L'alternative est simple à mettre en œuvre. Rapide, écologique, elle respecte l'égalité entre les citoyens, et, surtout, elle est bien moins coûteuse que le transport des déchets vers le nord du pays ou leur exportation à l'étranger pour traitement », poursuit le texte, en référence aux deux propositions examinées actuellement par le ministère de l'Environnement.


Le Mouvement écologique libanais (MEL, rassemblement d'une soixantaine d'ONG) a affirmé hier que la date de fermeture définitive de la décharge de Naamé-Aïn Drafil, le 17 juillet, pourrait être respectée « parce qu'une alternative rapide et simple à mettre en œuvre est disponible ».La solution proposée par le MEL consiste à trier les déchets de la région couverte par la...

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