Économie

Une entreprise d’armement française se finance au Moyen-Orient

Industrie
OLJ
24/06/2015

L'industriel de l'armement Manurhin, basé à Mulhouse (Haut-Rhin), a trouvé auprès d'une banque du Moyen-Orient le financement de son développement qui lui fait défaut en France, a-t-on appris hier auprès de la direction.
« Nous avons obtenu d'une banque au Moyen-Orient un financement de 19 millions de dollars qui va nous permettre de poursuivre notre croissance et nos embauches dans les douze prochains mois », a déclaré Patrick Akcelrod, président du directoire de Manurhin, lors de l'assemblée générale annuelle à Mulhouse.
Le nom de la banque prêteuse n'a pas été dévoilé immédiatement. Il le sera « prochainement », a promis la direction de l'entreprise. « Mais nous avons bien été crédités, d'ores et déjà », a dit à l'AFP Rémy Thannberger, président du conseil de surveillance.
Fabricant de machines de munitions, Manurhin recherchait depuis plusieurs mois une solution de financement, faute d'avoir pu emprunter auprès de banques françaises. « Nous sommes débancarisés en France et ceci est incompréhensible alors que nous sommes leader mondial, avons un carnet de commandes de plus de deux ans et sommes rentables », a déploré M. Thannberger.
L'entreprise de 160 salariés a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 50,5 millions d'euros (56,4 millions de dollars), en hausse annuelle de 31 %, et un bénéfice net de 6,1 millions d'euros (6,8 millions de dollar) (+57 %) représentant « l'une des marges nettes les plus élevées du secteur de la défense en France », a commenté M. Akcelrod.
Négatifs pendant trois exercices, les capitaux sont revenus dans le vert en 2014, à 7 millions d'euros (7,8 millions de dollars), selon les comptes présentés à l'assemblée générale.
Manurhin prévoit de lancer un emprunt obligataire jusqu'à 20 millions d'euros (22,33 millions de dollars), probablement à la Bourse de Francfort, a rappelé sa direction.
L'entreprise avait échoué ces dernières semaines à réaliser une augmentation de capital, du fait de l'opposition du groupe slovaque Delta Defence, son actionnaire à près de 34 %.
Selon la direction de Manurhin, l'inconnue sur l'identité exacte des actionnaires de Delta Defence « pénalise » l'entreprise française dans sa recherche de fonds. Manurhin est détenu à 43 % par Giat Industries et BpiFrance Financement. L'entrée en 2012 de ces capitaux publics – à l'époque, Giat et la Sofired, une structure du ministère de la Défense – fait l'objet d'une information judiciaire pour des faits d'abus de biens sociaux, de détournements de fonds publics et de corruption active, à la suite d'un rapport de la Cour des comptes qui épingle le versement de 1,2 million d'euros (1,3 million de dollars) à dix sociétés de conseil.
(Source : AFP)

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ET QUI NE LE FAIT PAS AUJOURD'HUI... PROFITANT DE L'HÉBÉTUDE RÉGIONALE ?

NAUFAL SORAYA

Une banque saoudienne ou quatariote, sans doute???

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