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À La Une - France

Crash A320 : Hollande et Merkel prennent la mesure de l'horreur du drame

Pour le patron du groupe aérien Lufthansa, la catastrophe reste à ce stade "inexplicable".

François Hollande, Angela Merkel et Mariano Rajoy à Seyne-les-Alpes, une localité proche du lieu de l'une des pires catastrophes aériennes survenues en France. REUTERS/Robert Pratta

François Hollande et Angela Merkel ont pris la mesure, mercredi à l'occasion d'un survol en hélicoptère, de l'horreur du crash de l'Airbus A320 de Germanwings qui a fait 150 morts dans les Alpes françaises et bouleversé l'Europe. Émus, l'air grave, le président français et la chancelière allemande ont ensuite retrouvé à Seyne-les-Alpes, une localité proche du lieu de l'une des pires catastrophes aériennes survenues en France, le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy.

Les trois dirigeants se sont entretenus avec des médecins, des pompiers et des militaires impliqués dans la recherche des corps, qui a commencé dans la matinée. Ils se sont ensuite rendus, loin des médias, dans une chapelle ardente pour rendre hommage aux victimes de la catastrophe, parmi lesquelles figurent de nombreux Allemands et Espagnols. Il y a aussi eu un moment de recueillement face à la montagne dans la localité du Vernet, d'où l'on peut apercevoir l'endroit de la catastrophe.

La catastrophe reste "inexplicable", a déclaré le patron du groupe aérien Lufthansa, Carsten Spohr. "L'avion était techniquement irréprochable et les deux pilotes expérimentés". Une "boîte noire" récupérée dans les décombres de l'Airbus A320 pourrait livrer ses premières informations mercredi après-midi. Il s'agit du Cockpit voice recorder, qui enregistre tous les sons et toutes les conversations dans la cabine de pilotage.

 

(Lire aussi : Crash d'un A320 dans les Alpes : « Des images d'horreur, un drame épouvantable »)

 

Même "très abimée", selon le procureur de Marseille Brice Robin, chargé du dossier, elle pourrait donner un début d'explication à ce drame qui a endeuillé l'ensemble de l'Europe. "Nous espérons les premiers résultats en fin d'après-midi, mais (...) ça pourrait prendre plusieurs jours pour avoir tous les résultats", a déclaré le procureur.  Pour l'heure, "aucune hypothèse n'est écartée" hormis celle d'une explosion en vol, a répété mercredi le Premier ministre français, Manuel Valls. "L'hypothèse terroriste n'est pas privilégiée", a précisé son ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Une gigantesque et périlleuse opération de récupération des restes des victimes a repris dès la levée du jour sur les flancs de la gorge escarpée où l'avion de la filiale low-cost de Lufthansa assurant la liaison entre Barcelone et Düsseldorf a heurté la montagne. "Il est prévu 200 enquêteurs sur zone dès qu'elle sera sécurisée par la gendarmerie de haute montagne", a indiqué le procureur. Douze d'entre eux ont déjà commencé à identifier les corps, mais "ça va prendre des jours et même des semaines". "Les plus grands morceaux de corps que nous avons repérés ne sont pas plus grands" qu'un attaché-case, avait déclaré mardi soir un enquêteur.

A Seyne-les-Alpes, à quelques kilomètres à vol d'oiseau du lieu du crash, un important dispositif d'accueil et de soutien psychologique a été déployé pour accueillir les familles des victimes commençant à arriver dans la région : hébergement, nourriture, psychiatres, infirmiers... Au Vernet, une tente orange a été dressée à leur intention.

 

(Reportage : Crash de l'A320 allemand : A Barcelone, les proches de victimes en larmes)

 

Liste des passagers toujours attendue
L'Allemagne et l'Espagne sont les pays les plus touchés par cette catastrophe aérienne, la pire en France en plus de 30 ans. Parmi les victimes figurent en effet 72 Allemands, selon Germanwings, dont deux bébés, 16 adolescents d'Haltern (nord-ouest de l'Allemagne) qui étaient en échange scolaire avec des lycéens espagnols, ainsi que deux chanteurs de l'opéra de Düsseldorf, Oleg Bryjak et Maria Radner. La liste des passagers comportait aussi les noms d'au moins 51 Espagnols, a annoncé mercredi Madrid.

Selon les autorités françaises, les victimes sont issues d'une quinzaine de pays. Outre l'Allemagne et l'Espagne, "il y a (...) aussi l'Argentine, l'Australie, la Belgique, la Colombie, le Danemark, la Grande-Bretagne, Israël, le Japon, le Maroc, le Mexique et les Pays-Bas", a indiqué le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius. Les autorités du Kazakhstan ont fait état de la présence à bord de trois Kazakhs. Le président Hollande avait aussi parlé mardi de la possibilité de victimes "turques". Le département d'Etat américain a pour sa part confirmé mercredi que deux Américains font partie des victimes.

La deuxième "boîte noire", celle qui enregistre les données techniques du vol, est toujours activement recherchée, notamment par des militaires français spécialisés, des chasseurs alpins. L'équipage n'a pas émis d'appel de détresse tout au long de la chute de l'appareil qui a duré huit minutes, selon Germanwings. Le pilote avait "plus de dix ans" d'expérience et "plus de 6 000 heures de vol", a expliqué la compagnie. L'avion avait 25 ans et subi une grande révision à l'été 2013.

En Espagne, trois jours de deuil national ont été décrétés, après l'annulation mardi par le roi Felipe VI d'une visite d’État qu'il venait de débuter en France. Il s'agit de la première catastrophe aérienne en France métropolitaine depuis le crash d'un Concorde d'Air France qui avait fait 113 morts le 25 juillet 2000 près de Paris.

 

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commentaires (3)

On veut savoir qui etaient les pilotes !!!!!!! pourquoi cacher leur identite ??? une bacterie peut en cacher une autre !

FRIK-A-FRAK

11 h 00, le 26 mars 2015

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Commentaires (3)

  • On veut savoir qui etaient les pilotes !!!!!!! pourquoi cacher leur identite ??? une bacterie peut en cacher une autre !

    FRIK-A-FRAK

    11 h 00, le 26 mars 2015

  • Il était plus que temps !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    18 h 54, le 25 mars 2015

  • Le destin. Que Dieu ait leurs âmes.

    Annie

    17 h 56, le 25 mars 2015

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