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Cinéma

« Le talent d’abord, mais aussi la discipline, le travail et la niaque »

Initiative

La Fondation Liban Cinéma multiplie ses activités parallèlement à Ayam Beirut al-Cinema'iya.

OLJ
12/03/2015

À l'occasion du festival Ayyam Beirut al-Cinema'iya, la Fondation Liban Cinéma a signé un protocole de partenariat avec Méditalents d'une part, et Beirut Cinema Platform de l'autre, pour œuvrer au renforcement et à la promotion de la production locale.
« Le but de ce partenariat est d'unir nos efforts en vue de promouvoir le cinéma libanais et de créer des opportunités pour le marketing, ainsi que la distribution des films libanais, confie Maya de Freige, présidente de la Fondation Liban Cinéma. Cette initiative vise à l'enrichissement des projets, aux échanges culturels ainsi qu'à créer des partenariats et tisser des réseaux professionnels. »
La Fondation Liban Cinéma est une organisation à but non lucratif créée dans le but de contribuer au développement du secteur cinématographique au Liban à travers le soutien à la création, à la production et à la promotion du Liban en tant que centre international de production et de postproduction. Ayant déjà instauré des ateliers d'écriture à couleur libanaise, c'est pour la première fois que la Fondation s'ouvre à des activités internationales.
Pourquoi ce partenariat avec Ayam Beirut al-Cinema'iya ? « On voulait situer cette initiative dans le cadre d'une semaine cinématographique afin qu'il y ait des activités croisées. L'année dernière nous avons soutenu financièrement Ayam Beirut et nous avions organisé une Beirut week dans le cadre du festival du cinéma libanais. Afin de repositionner le Liban sur la scène cinématographique internationale et mettre en lumière le rôle que le pays a à jouer, il faut rassembler tous nos efforts et créer une synergie entre des manifestations cinématographiques diverses de Beyrouth ainsi que des échanges entre artistes des pays méditerranéens et arabes leur permettant de tisser des réseaux professionnels. En ce faisant, nous développons également un réseau de création et de production du pourtour méditerranéen, qui par ses films aidera à plus de compréhension des différentes visions du monde. Il faut d'autre part continuer à travailler sur la mise en place d'une situation fiscale, juridique et administrative pour aider au développement de l'industrie. »
Des petits pas ? « Si nous n'avons pas la visibilité suffisante, nous faisons cependant des pas discrets et nous travaillons en tant que médiateurs entre les professionnels et le secteur public. La FLC essaye de faire ce que les autres ne peuvent pas faire : un travail de fond pour structurer l'industrie cinématographique. Ainsi, cette année, la Fondation Liban Cinéma travaillera en partenariat avec le Beirut Cinema Platform sur le programme suivant : l'organisation de conférences publiques sur la production et la réalisation, des entretiens individuels entre les participants et des experts internationaux invités au Liban dans le cadre du Beirut Cinema Platform, ainsi que des conférences présentant aux participants les fonds de soutien internationaux au cinéma. »

Cultures panachées
Avant d'être producteur, Didier Boujard, ancien magistrat, avait rejoint le Centre national du cinéma, puis Canal+ où il a intégré l'équipe cinéma. Il y a développé Canal+ Écriture et codéveloppé Equinoxe, en partenariat avec le Sundance et Sony Pictures. Aujourd'hui producteur et coordinateur général de Méditalents, il raconte sa rencontre avec la Fondation Liban Cinéma. L'association Méditalents née en 2010 au Maroc a un seul et unique objectif : rassembler les cultures panachées de ce bassin méditerranéen, brasser les idées et créer des échanges . « Un film, c'est d'abord un réalisateur, mais c'est surtout un plan d'architecte. Le scénario similaire à une charpente aidera le film à circuler. Cet atelier d'écriture de scénario de premier long métrage de fiction, qui en est à sa quatrième promotion, travaille sur plusieurs sessions. Nous sommes des accompagnateurs, et ce qui est essentiel dans le cinéma, c'est de ne jamais figer les choses mais que tout continue à bouger et à évoluer », souligne Boujard.
Ayant travaillé dans la production ainsi qu'avec différents types d'écriture avec Canal+ ou avec l'atelier Émergences d'Elizabeth Depardieu, Boujard est devenu chevronné aux divers ateliers. « C'est dans la réunion de différents talents de la planète et le brassage d'idées, en passant par les confrontations internationales, qu'un sujet local devient universel », poursuit-il.
Le rêve de Méditalents, accueilli d'abord dans les pays méditerranéens, est que l'atelier devienne une fédération de partenaires pour accompagner les cinéastes dans l'accouchement de leur premier film. Méditalents démarre à Beyrouth aujourd'hui après une sélection de douze projets travaillés en amont. « Nous avons fait appel à candidature, sélectionné douze projets (dont deux libanais), organisé des entretiens avec les candidats pour retravailler dessus cette semaine à Beyrouth. Il y aura donc au programme des entretiens individuels, des masterclasses et des travaux de groupe pour dresser un bilan et relever des problématiques. » La FLC offre ainsi aux jeunes réalisateurs par cet atelier Méditalents, ainsi qu'aux étudiants en cinéma libanais, l'occasion de bénéficier de l'expertise de professionnels chevronnés libanais et étrangers pour l'avancée de leurs projets.
Enfin, Didier Boujard a tenu à relever les critères nécessaires à la réussite et à la pérennisation d'un projet. « Le talent d'abord, mais aussi la discipline, le travail et la niaque. »

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