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Syrie

Des enfants en cage à la façon EI, pour rappeler au monde les atrocités commises par le régime de Assad

Une mise scène macabre à Douma, près de Damas, en Syrie. AFP/ABD DOUMANY

Des enfants habillés de pied en cap en orange, parqués dans une cage posée au coeur d'un paysage urbain de destructions. Non loin de la cage, un homme tenant une torche allumée.

L'image est choquante, et c'est bien là le but recherché. Dimanche dernier, à Douma, ville rebelle près de Damas, les photographes d'AFP et Reuters ont immortalisé la scène, devenue virale.

Derrière cette mise en scène se trouvent des activistes entendant rappeler au monde les atrocités commises par le régime de Bachar el-Assad. Pour faire passer le message, les activistes ont opté pour une mise en parallèle visuellement perturbante avec les atrocités commises par le groupe Etat islamique, et notamment l'assassinat du pilote jordanien Moaz al-Kassasbeh. Dans une vidéo diffusée le 3 février dernier par l'EI, l'on voyait le pilote, vêtu d'une combinaison orange semblable à celle des détenus de Guantanamo, dans une cage et aspergé d'essence. Quelques secondes plus tard, l'homme mourait brûlé vif dans sa cage.

 

Reuters/Bassam Khabieh

 

"Nous avons vu vos médias quand le pilote jordanien a été brûlé vif, mais nous ne voyons pas vos médias quand les enfants de Douma sont brûlés", peut-on lire sur une petite pancarte brandie par un enfant sur l'une des photos. Le message est assorti d'un hashtag "Douma exterminée". Sur Twitter, le mot-clé #Douma_exterminated est utilisé pour dénoncer le régime syrien et publier des photos extrêmement choquantes d'enfants blessés, mutilés, ou de corps calcinés. 

 

(Pour mémoire : Pour l'envoyé de l'Onu, "Assad fait partie de la solution")


Quelques jours avant cette opération médiatique, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) avait rapporté, le 9 février, la mort d'au moins quinze personnes dans des raids de l'aviation du régime syrien contre Douma. L'OSDH avait également fait état de "dizaines de blessés". Dans une clinique de fortune à Douma, un photographe de l'AFP avait vu de nombreux enfants blessés.

Ces deux dernières semaines, près de 200 personnes, dont une trentaine d'enfants, ont été tuées, selon l'OSDH, dans des bombardements violents de la part du régime contre Douma, bastion rebelle de la région de la Ghouta orientale. Les bombardements se sont intensifiés à partir du 5 février, après que des roquettes tirées par un groupe rebelle ont fait 10 morts dans la capitale, dont un enfant.

 

La Ghouta orientale, principale région rebelle dans la province de Damas, subit depuis plus d'un an un siège impitoyable de l'armée. Dans ce secteur situé à l'est de la capitale, des dizaines de milliers de civils sont affectés par les pénuries de nourriture et de médicaments. Plus de 210 000 personnes ont été tuées en Syrie depuis le début du conflit en mars 2011.

 

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Des enfants habillés de pied en cap en orange, parqués dans une cage posée au coeur d'un paysage urbain de destructions. Non loin de la cage, un homme tenant une torche allumée.


L'image est choquante, et c'est bien là le but recherché. Dimanche dernier, à Douma, ville rebelle près de Damas, les photographes d'AFP et Reuters ont immortalisé la scène, devenue...

commentaires (4)

Daech et dictature de Damas ? Les deux faces d'une même tyrannie assassine !

Halim Abou Chacra

17 h 51, le 19 février 2015

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Commentaires (4)

  • Daech et dictature de Damas ? Les deux faces d'une même tyrannie assassine !

    Halim Abou Chacra

    17 h 51, le 19 février 2015

  • LE MONDE A LA MÉMOIRE COURTE... IL SE RAPPELLE CE QU'IL VEUT SE RAPPELER !!!

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    08 h 27, le 19 février 2015

  • Du n'importe quoi fait par des cerveaux malades et propagandistes. qui gobe encore ces choses-ci sur la planète. Ceux qui savent la verité ne tomberont pas dans ce piège... ou cette cage. Il faut arreter aussi d'utiliser bassement les enfants, ce serait bien.

    Ali Farhat

    21 h 57, le 18 février 2015

  • Bonnet Blanc dt Blanc Bonnet - C est la meme racaille de part et d'autre...

    IMB a SPO

    20 h 20, le 18 février 2015