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Moyen Orient et Monde - Crise

L’opposition syrienne discute au Caire de sa participation ou non à la réunion de Moscou

La coalition contre l'État islamique (EI) a intensifié ses frappes près de Mossoul, le Japon sous forte pression 24 heures avant l'ultimatum.

L’Armée syrienne libre préparant son arme contre les forces du régime à al-Hamamiyat. Mohammad Bayoush/Reuters

Au Caire, des représentants du principal bloc de l'opposition syrienne toléré par le pouvoir, le Comité de coordination nationale pour les forces du changement démocratique (CCND), des membres de la Coalition nationale de l'opposition en exil et des figures indépendantes doivent notamment discuter, durant trois jours, d'une possible participation ou d'un boycott des pourparlers de Moscou. Un responsable de la Coalition de l'opposition en exil a indiqué que cinq de ses membres présents à la réunion du Caire ne représentaient pas la coalition mais s'y trouvaient à titre individuel. Parmi eux Ahmad Jarba, ancien président du groupe et réputé proche de l'Arabie saoudite.
De leur côté, les États-Unis ont accordé six millions de dollars au « gouvernement intérimaire » hostile au régime de Bachar el-Assad pour financer des projets « dans les zones libérées par l'opposition syrienne modérée », a affirmé hier l'instance rebelle. Ce don est la première aide directe américaine au gouvernement intérimaire, précise la Coalition de l'opposition. Cette somme servira à financer des programmes de secours et de développement, dont la distribution de nourriture, la remise en état des services publics et le soutien aux conseils locaux de l'opposition.
Sur le terrain, treize personnes ont été tuées mercredi par des barils d'explosifs largués par des hélicoptères gouvernementaux dans la province de Homs, au centre de la Syrie, a indiqué hier l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Selon cette ONG, ce raid sur la ville de Houla a causé la mort de deux enfants. L'OSDH a également fait état de nouveaux raids du même type hier sur les provinces de Homs et Idleb, sans toutefois fournir dans l'immédiat un bilan.

Une vingtaine d'officiers français à Bagdad
Par ailleurs, la coalition contre l'État islamique (EI) a intensifié ses frappes près de Mossoul dans le nord de l'Irak, ont indiqué hier les militaires américains. Les avions et drones de la coalition de pays menée par les États-Unis ont effectué 21 frappes dans le nord de l'Irak mercredi, dont 16 près de Mossoul, deux près de Sinjar, une près de Kirkouk, et deux autres à Tal Afar, selon le bilan quotidien diffusé par le commandement militaire américain dans la région. La coalition a également mené une dizaine de frappes en Syrie, concentrées surtout autour de Kobané, près de la frontière turque. Une autre frappe a visé un entrepôt d'armement à Raqqa.
Parallèlement, l'armée française a annoncé hier qu'elle allait envoyer une vingtaine d'officiers à Bagdad pour conseiller une division irakienne de 5 000 hommes. Il s'agit « d'appuyer les forces de sécurité irakiennes qui seront chargées, elles, de se déployer sur le terrain pour aller au contact de Daech » a souligné le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l'armée française. « Nous ne sommes pas dans une logique où nous nous porterons au contact de l'adversaire. »
En outre, au moins sept personnes sont décédées hier dans une attaque-suicide au nord de Bagdad, ont indiqué des responsables de sécurité et médicaux. Pour sa part, le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi a réclamé hier à la communauté internationale davantage d'armes pour combattre l'EI, lors d'une réunion à Londres de la coalition mondiale mise sur pied contre ce groupe islamiste armé. Dans le même sens, le chef de la diplomatie britannique Philip Hammond a estimé hier qu'il faudra jusqu'à deux ans avant que la coalition mise en place par les États-Unis ne soit en mesure de chasser les jihadistes de l'EI d'Irak, dont l'armée n'est pas encore opérationnelle.
Enfin, le gouvernement japonais était sous forte pression hier à quelque 24 heures de la fin de l'ultimatum posé par l'EI, qui menace d'exécuter deux otages nippons dont la vie semble suspendue au paiement ou non d'une rançon de 200 millions de dollars. L'ultimatum expire « à 14h50 vendredi », a indiqué le porte-parole du gouvernement nippon, Yoshihide Suga, qui a ajouté hier que le Japon « ignorait encore la situation exacte dans laquelle se trouvaient les otages », faute de contact même indirect avec leurs ravisseurs.
(Sources : agences)

Au Caire, des représentants du principal bloc de l'opposition syrienne toléré par le pouvoir, le Comité de coordination nationale pour les forces du changement démocratique (CCND), des membres de la Coalition nationale de l'opposition en exil et des figures indépendantes doivent notamment discuter, durant trois jours, d'une possible participation ou d'un boycott des pourparlers de Moscou....
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