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Économie - Réforme

Un crédit de la Banque mondiale pour optimiser la gestion des finances publiques

La Banque mondiale et le gouvernement ont également signé hier un accord sur un prêt de 5,2 millions de dollars pour financer la prolongation d'un projet dont l'objectif est d'aider l'État libanais à améliorer l'élaboration et la gestion du budget, et la dette publique.

Dans un pays où le niveau de la dette et du déficit sont parmi les principaux freins au développement socio-économique, la gestion des finances publiques prend une importance cruciale. Comment dépenser, comment contrôler les budgets, quand emprunter et dans quelles conditions ?
À travers un prêt de 5,2 millions de dollars, la Banque mondiale va continuer à soutenir le ministère des Finances dans ce domaine.
Car le Liban n'en est pas à sa première tentative de réforme. En 2007, dans le cadre de la conférence d'aide du Liban (Paris III), le gouvernement avait présenté un projet de réforme globale dans lequel il s'était engagé à revoir et à améliorer la gestion des finances de l'État. La Banque mondiale avait alors mis en place un projet de soutien et de renforcement des capacités au sein du ministère des Finances. Mais l'élan a été freiné par l'impasse sur le budget, reconnaît la Banque mondiale dans un rapport. En effet, depuis 2006, le Liban est sans budget et s'appuie pour toutes ses dépenses sur la règle du 12e provisoire, conçue pour compenser pendant une très courte période l'absence de vote au Parlement de la loi de finance. Cette situation, censée être provisoire et qui se prolonge depuis 10 ans, a « affaibli la transparence et la discipline budgétaire et accentué l'inefficacité dans l'utilisation des ressources publiques », écrit la Banque mondiale.

Des progrès depuis 2011
En 2011 toutefois, le chantier a repris et une série de progrès ont été accomplis. « Sur le plan stratégique d'abord, explique à L'Orient-Le Jour le directeur du projet à la Banque mondiale, Joey Ghaleb. Le gouvernement a compris l'intérêt et l'importance de mettre en place une véritable stratégie et un cadre pour gérer le budget et la dette publique. Au niveau institutionnel, un département de planification macroéconomique et un département de stratégie de gestion de la dette à moyen terme en coordination avec la BDL ont été créés de même que d'autres entités pour élaborer et contrôler les budgets. Nous avons également proposé des amendements sur la loi de comptabilité publique, amélioré les classifications du budget et développé le système informatique. »
Mais le chantier est encore long, d'où la nécessité d'un nouveau prêt. Car, malgré ces progrès, selon la Banque mondiale, le système continue de souffrir d'une série de contraintes : cadre législatif et réglementaire obsolète, manque de contrôle, pénurie de ressources humaines et de formation, difficultés à gérer les programmes d'investissements pluriannuels votés au Parlement qui se sont accumulés ces dernières années, et existence de budgets parallèles d'entités publiques comme la loterie ou le Conseil du développement et de la reconstruction.
Or pour prendre les bonnes décisions en termes de dépenses ou d'emprunt, le gouvernement doit avoir une vision globale de l'état de ses finances. « Nous travaillons par exemple sur la gestion des liquidités. Les entités publiques ont parfois des liquidités qui ne sont pas prises en compte. Il arrive donc que l'État emprunte de l'argent sans savoir la situation exacte de sa trésorerie », explique M. Ghaleb.
La quinzaine d'experts internationaux et locaux de la Banque mondiale vont donc continuer à soutenir les fonctionnaires du ministère des Finances jusqu'en 2017.

Dans un pays où le niveau de la dette et du déficit sont parmi les principaux freins au développement socio-économique, la gestion des finances publiques prend une importance cruciale. Comment dépenser, comment contrôler les budgets, quand emprunter et dans quelles conditions ?À travers un prêt de 5,2 millions de dollars, la Banque mondiale va continuer à soutenir le ministère des Finances dans ce domaine.Car le Liban n'en est pas à sa première tentative de réforme. En 2007, dans le cadre de la conférence d'aide du Liban (Paris III), le gouvernement avait présenté un projet de réforme globale dans lequel il s'était engagé à revoir et à améliorer la gestion des finances de l'État. La Banque mondiale avait alors mis en place un projet de soutien et de renforcement des capacités au sein du ministère des Finances....
commentaires (4)

"Un crédit pour optimiser, au Liban, la gestion des finances publiques.... libanaises ! C'est à pouffer de rire !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

14 h 10, le 24 janvier 2015

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Commentaires (4)

  • "Un crédit pour optimiser, au Liban, la gestion des finances publiques.... libanaises ! C'est à pouffer de rire !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    14 h 10, le 24 janvier 2015

  • CORRECTION : HA YIBLA3ONA !!!!!!!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 46, le 23 janvier 2015

  • AVEC SUPERVISION.... SINON... 3ALA DAL3ONA, 3ALA DAL3ONA, OU SAB3IN BIL MIYÉ HA BIBLA3ONA !!!!!!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 33, le 23 janvier 2015

  • Je souhaite bonne chance a la quinzaine d'experts internationaux et locaux et prie pour quíls reussissent la ou leurs predecesseurs ont echoue depuis 70 ans, mais plus particulierement en 1993 quand nous avons enfante la dette publique et nous lavons nourrie avec la chair et le sang du people jusquá ce quélle atteigne la taille dún taureau de $75 milliards de dollars.Pour lámour du ciel, de quelle "strategie"parlez-vous Messieurs? A mon tres humble avis, la seule strategie digne de ce nom, devrait etre de "repayer" cette dette jusquáu dernier sou avant 2032, et de reduire les interets fous de 6.5% a 4.5% le plus vite possible. Quén pensez-vous messieurs les Experts???? Si vous recherchez des solutions,pourquoi ne pas demander aux citoyens qui eux ont paye jusquáujourdhui $75 milliards en interest injustifies et abusifs......

    George Sabat

    11 h 04, le 22 janvier 2015

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