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Économie - Crise

Au Liban, des salaires amputés de moitié en temps de guerre

Des employeurs du secteur privé invoquent des pressions causées par le conflit. Des experts juridiques estiment que ces coupes sont légalement contestables.

Au Liban, des salaires amputés de moitié en temps de guerre

Une femme est assise seule dans un café qui est habituellement plus vivant. Geitaoui, le 28 mars 2026. Ségolène Ragu/L'Orient-Le Jour

Lorsque la guerre entre Israël et le Hezbollah reprend, le 2 mars, dans le sillage de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran, la vie de Joumana est bouleversée à deux reprises en l’espace d’une semaine. Elle est d'abord contrainte de fuir son domicile dans la banlieue sud de Beyrouth, avant que son employeur ne lui annonce que son salaire serait réduit de moitié. Cette cheffe de produit de 36 ans, employée dans une société pharmaceutique libanaise, se retrouve soudain à travailler à mi-temps, pour à peine 800 dollars par mois.Les locaux de son employeur ne se situent toutefois pas dans une zone directement menacée par les frappes israéliennes, et la charge de travail de Joumana, au lieu de diminuer en fonction de son salaire, a en fait augmenté, selon ses dires. « Jusqu’à présent, nous n’avons reçu aucune indication sur un...
Lorsque la guerre entre Israël et le Hezbollah reprend, le 2 mars, dans le sillage de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran, la vie de Joumana est bouleversée à deux reprises en l’espace d’une semaine. Elle est d'abord contrainte de fuir son domicile dans la banlieue sud de Beyrouth, avant que son employeur ne lui annonce que son salaire serait réduit de moitié. Cette cheffe de produit de 36 ans, employée dans une société pharmaceutique libanaise, se retrouve soudain à travailler à mi-temps, pour à peine 800 dollars par mois.Les locaux de son employeur ne se situent toutefois pas dans une zone directement menacée par les frappes israéliennes, et la charge de travail de Joumana, au lieu de diminuer en fonction de son salaire, a en fait augmenté, selon ses dires. « Jusqu’à présent, nous n’avons...
commentaires (3)

Cette précarité est insupportable. Bien sûr que les entreprises peuvent avoir besoin de réduire leurs effectifs et/ou leur masse salariale en période de crise d’où le dispositif du chômage technique par lequel la sécu prend le relais pour payer les salariés une fois que l’entreprise a pu justifier de ses difficultés. Ce dispositif doit être mis en place au Liban qui en a besoin plus que n’importe quel autre pays. Bien sûr, il en coûtera de nouvelles charges sociales pour les entreprises en bonne santé mais cette solidarité employeur-employé est à la base du contrat social.

Marionet

15 h 17, le 30 mai 2026

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Commentaires (3)

  • Cette précarité est insupportable. Bien sûr que les entreprises peuvent avoir besoin de réduire leurs effectifs et/ou leur masse salariale en période de crise d’où le dispositif du chômage technique par lequel la sécu prend le relais pour payer les salariés une fois que l’entreprise a pu justifier de ses difficultés. Ce dispositif doit être mis en place au Liban qui en a besoin plus que n’importe quel autre pays. Bien sûr, il en coûtera de nouvelles charges sociales pour les entreprises en bonne santé mais cette solidarité employeur-employé est à la base du contrat social.

    Marionet

    15 h 17, le 30 mai 2026

  • Plus que ras le bol de tous les idiots qui accuse le hezbollah pour tout et n'importe quoi... Les stations d essence frelatent l'essence ?? HEZBOLLAHLes banques ne nous rendent pas notre argent ? HEZBOLLAHles supermarches ont des prix exorbitants? HEZBOLLAHJai oublié mon portefeuille a la maison ? HEZBOLLAHBREF... cest une réaction typique de pleutres et de fainéants qui naccepterons jamais de faire quoi que ce soit eux mêmes pour se sortir du merdier dans lequel ils sont mais préfèrent plutot blâmer l'épouvantail de service Aide toi et le ciel t'aidera? Ils connaissent pas...

    Emile

    18 h 03, le 20 mai 2026

  • Merci Hezballah ! Plutot que mendier des aides aux réfugiés qui iront financer l'effort de guerre de la milice, il faudrait demander aux criminels du hezballah qui nous ont fair arriver là de payer pour les pertes économiques du pays.

    Moi

    16 h 26, le 20 mai 2026

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