"Nous ne laisserons pas tomber nos proches", ont martelé les familles des militaires libanais otages, soulignant "garder toutes les options sur la table, y compris l'escalade". Photo Nasser Trabulsi
Les familles des militaires libanais, retenus en otages depuis début août par les islamistes du Front al-Nosra et du groupe État islamique (EI), ont brûlé des pneus lundi place Riad el-Solh dans le centre de Beyrouth, après un nouvel ultimatum des ravisseurs, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
Les jihadistes ont menacé les familles d'exécuter tous les otages d'ici deux jours. Contacté par L'Orient-Le Jour, Hussein Youssef, père d'un des otages et porte-parole des familles, a confirmé les menaces : "Nos enfants nous ont contactés, nous avons eu de leurs nouvelles, et ils nous ont transmis les menaces de l'Etat islamique. Un responsable gouvernemental a été notifié par un cheikh en contact avec les jihadistes que ceux-ci allaient exécuter les militaires dans deux jours. Les jihadistes ont dit au cheikh : +Vous n'allez pas les revoir vivants, ils seront tous des martyrs+".
Vingt-cinq policiers et soldats sont retenus par des islamistes du Front al-Nosra et du groupe Etat islamique dans le jurd de Ersal. Quatre ont déjà été assassinés, dont deux par décapitation.
Quelques heures plus tard, le Front al-Nosra menace à son tour d'exécuter ses otages sous 24h, rapporte la chaîne LBCI.
"Nous considérons toute menace comme étant sérieuse, et nous implorons les jihadistes d'avoir pitié de nous. Nous ne laisserons pas tomber nos proches", a martelé M. Youssef, soulignant "garder toutes les options sur la table, y compris l'escalade".

Photo Nasser Trabulsi
Le ministre de la Santé Waël Bou Faour, impliqué dans les négociations et souvent présent aux côtés des familles, a souligné que "la cellule de crise gouvernementale n'a pas suspendu les négociations". "Malheureusement, le processus est retourné à la case départ", a-t-il ajouté.
Les familles ont ensuite rencontré le chef du Parti Kataëb Amine Gemayel afin d'obtenir son soutien. "Nous nous sommes entretenus avec le président (Amine, ndlr) Gemayel. Il a été clair : les Kataëb sont pour les négociations qui incluent le principe de l'échange. Ils n'ont jamais entravé ces négociations", a souligné à la LBCI M. Youssef. La semaine dernière, le chef du comité des ulémas, le cheikh Salem el-Rafeï, avait assuré que ce n'était pas le Hezbollah qui s'opposait à l'échange mais des parties chrétiennes au sein du cabinet de Tammam Salam.
Repère
Qui sont les militaires libanais otages des jihadistes?
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NOUS AVIONS LU TANT DE FOIS QUE LE TONNERRE ET SES ÉCLAIRS ÉTAIENT CONTRE L'ÉCHANGE POUR LA LIBÉRATION DES OTAGES. JE FUS "CHOQUÉ" EN APPRENANT QUE PLUS DE DEUX LEADERS(?) CHRÉTIENS Y ÉTAIENT AUSSI CONTRE ! POURQUOI ILS NE LE DÉNIENT PAS SI C'EST FAUX ? PATRIARCHE RAÏ, NETTOYEZ LES ÉTABLES DE VOTRE BERGERIE...
13 h 49, le 16 décembre 2014