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Liban - Diplomatie

Hale : L’EI et le Hezbollah sont les deux grands facteurs de déstabilisation du Liban

« Cest le moment de compter sur la solidité de votre Constitution, et non de la démanteler », assure l'ambassadeur des États-Unis.

L'État islamique en Irak (EI) et le Hezbollah sont les deux grands facteurs d'instabilité actuels au Liban, a déclaré en substance, hier, l'ambassadeur des États-Unis, David Hale.
M. Hale s'exprimait dans le cadre d'un déjeuner-débat organisé par la Chambre de commerce américano-libanaise (AmCham), au restaurant Eau de Vie de l'hôtel Phoenicia, en présence du ministre sortant de l'Économie et du Commerce, Nicolas Nahas, et du président du Conseil économique et social, Roger Nasnas. De nombreux chefs de Chambre et d'entreprise économique ont assisté à cette réunion.
M. Hale a salué « l'extraordinaire résilience » dont le peuple et l'économie libanaise sont en train de faire preuve au regard des difficultés domestiques et régionales que le pays affronte. « Le seul élément qui manque à la croissance est la stabilité, a-t-il cependant constaté, et rien ne menace cette stabilité plus que l'État islamique en Irak ». Ce groupe « est intimidant, mais il n'est pas invincible », a-t-il estimé.
« La bataille la plus importante contre l'EI est celle qui se déroule sur le plan idéologique, a-t-il précisé. Notre arme la plus puissante contre la propagation des idéologies extrémistes est la contre-culture qui invalide tout extrémisme et toute violence, et promeut des valeurs positives. »
« En fait, a-t-il poursuivi, nos valeurs sont plus puissantes que celles des extrémistes. Il nous faut travailler ensemble à travers les barrières religieuses, culturelles et géographiques pour convaincre tous les peuples de la région de l'importance de la résistance aux messages extrémistes et d'adhérer pleinement à nos valeurs communes basées sur le respect mutuel. »
Au passage, le diplomate a réaffirmé que « l'élection d'un président est une décision qui relève des seuls Libanais ». « L'heure n'est pas à la paralysie politique ou au délitement des institutions du Liban ; c'est le moment de compter sur la solidité de votre Constitution, et non de la démanteler », a-t-il ajouté.

Le Hezbollah
Mais, a enchaîné le diplomate « vaincre l'EI ne suffira pas à restaurer la stabilité au Liban. Nous savons tous qu'il y a des problèmes sous-jacents. Les dirigeants libanais se sont engagés dans un dialogue national pour les résoudre. Ils se sont entendus sur la déclaration de Baabda comme un jalon important sur la voie de la stabilité. Jusqu'à ce que ce dialogue progresse et que ses principes en soient non seulement acceptés, mais appropriés, le risque de déstabilisation restera réel. Parmi les facteurs primordiaux de risques, il y a la permanente capacité d'une milice, le Hezbollah, de porter les armes et d'agir impunément. Tant que ce sera le cas, la stabilité sera absente et la croissance entravée ».
« Les organismes de sécurité de l'État devraient seuls avoir la possibilité et l'exclusivité de la défense du territoire (...). La décision de guerre et de paix, de vie et de mort, qui concerne chaque Libanais, doit être l'apanage d'un gouvernement constitutionnel qui rend compte de ses actes au peuple libanais, non d'une milice qui rend compte de ses actes à un gouvernement étranger », a conclu David Hale.


L'État islamique en Irak (EI) et le Hezbollah sont les deux grands facteurs d'instabilité actuels au Liban, a déclaré en substance, hier, l'ambassadeur des États-Unis, David Hale.M. Hale s'exprimait dans le cadre d'un déjeuner-débat organisé par la Chambre de commerce américano-libanaise (AmCham), au restaurant Eau de Vie de l'hôtel Phoenicia, en présence du ministre sortant de...

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