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Liban

Otages militaires : al-Nosra annonce une importante concession

À la place Riad el-Solh, l’interminable attente des parents des militaires otages... Photo Sami Ayad

Un cadre du Front al-Nosra a déclaré à l'agence turque Anatolie que son organisation est prête à faire une importante concession en abandonnant sa demande d'un retrait du Hezbollah de Syrie en contrepartie de la libération des otages militaires libanais détenus depuis les affrontements début août à Ersal.
« Nous avons abandonné la condition du retrait du Hezbollah de Syrie pour ne pas être accusés de poser des conditions rédhibitoires et parce que nous voulons sortir (le Hezbollah de Syrie, NDLR) par une défaite militaire », a indiqué le leader jihadiste.
Le Front al-Nosra a affirmé dimanche avoir remis à l'émissaire qatari trois propositions pour la libération des soldats libanais détenus par les jihadistes depuis août. La première proposition consiste en la libération d'un soldat contre celle de dix islamistes détenus dans les prisons libanaises ; la deuxième serait d'échanger un soldat contre sept prisonniers des prisons libanaises et 30 prisonnières détenues en Syrie; la troisième proposition consiste à libérer un militaire contre cinq détenus au Liban et 50 prisonnières en Syrie.
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdel Mouttaleb Hennaoui, a estimé que les demandes du Front al-Nosra « ont pour objectif d'embarrasser les deux États libanais et syrien en plus du Hezbollah qui est la seule partie susceptible d'engager des pourparlers avec le régime syrien puisque le gouvernement de Tammam Salam – qui adopte la politique de distanciation – ne peut pas le faire ».
Le ministre, qui a qualifié ces conditions de « rédhibitoires », a exprimé son refus d'échanger les otages avec les prisonniers de Roumieh, surtout ceux qui sont impliqués dans l'assassinat de militaires à Nahr el-Bared.
M. Hennaoui a précisé que les membres de la cellule de crise se réuniront mercredi prochain et soumettront le lendemain les données au Conseil des ministres.
Le ministre s'est demandé comment il se fait que le Front al-Nosra ait remis ses conditions au gouvernement libanais alors que l'État islamique ne l'a pas fait. Il s'est également demandé pourquoi le Front al-Nosra a rendu publiques ses revendications alors que les négociations devaient en principe rester secrètes.
Interrogé sur l'éventualité d'une coopération entre les gouvernements libanais et syrien au sujet des demandes d'al-Nosra relatives à la libération de prisonniers syriens, il a évoqué le scénario de Aazaz lorsque le directeur de la Sûreté, Abbas Ibrahim, avait été chargé des contacts avec le gouvernement syrien, préconisant la reprise, aujourd'hui, du même scénario.
En soirée, la chaîne MTV a annoncé que parmi les personnes que l'État islamique espère voir libérer figurent Waël Abbas, Hussein el-Hujeiri, Jomana Hmayyed, Naïm Abbas, en plus d'un ressortissant allemand et d'un autre russe.
Des informations citées par l'agence al-Markaziya croient savoir que le gouvernement serait plutôt enclin à accepter la troisième proposition avancée par le Front al-Nosra, c'est-à-dire la libération de cinq prisonniers islamistes détenus à Roumieh, et 50 prisonnières se trouvant dans les geôles syriennes.
Les familles des otages préféreraient toutefois que soit retenue la première proposition qui relève d'une décision purement libanaise, craignant que le régime syrien ne soit sollicité à intervenir, ce qui risque, selon les parents, « de compliquer les choses ».


Un cadre du Front al-Nosra a déclaré à l'agence turque Anatolie que son organisation est prête à faire une importante concession en abandonnant sa demande d'un retrait du Hezbollah de Syrie en contrepartie de la libération des otages militaires libanais détenus depuis les affrontements début août à Ersal.« Nous avons abandonné la condition du retrait du Hezbollah de Syrie pour ne...

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