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La guerre en Syrie: victimes et drame humanitaire

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Plus de 162.000 morts, des millions de personnes déracinées et un pays en ruines. Déclenchée il y a plus de trois ans, la révolte en Syrie contre le régime de Bachar el-Assad s'est muée en une guerre dévastatrice.

OLJ/AFP
03/06/2014

 Victimes

Selon le dernier bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH, 19 mai), basé au Royaume-Uni et qui s'appuie sur un vaste réseau de militants et de sources médicales et militaires sur le terrain, 162.402 personnes, dont plus de 53.978 civils, parmi lesquels 8.607 enfants, ont été tuées dans ce conflit opposant régime et rebelles mais devenu complexe avec des combats également entre rebelles et jihadistes en majorité étrangers.

42.701 combattants rebelles, dont plus de 13.500 jihadistes du Front al-Nosra et de Daech (l'État islamique en Irak et au Levant, ou EIIL) font partie des morts. En face, 61.170 membres des forces du régime ont péri: 37.685 soldats et 23.485 miliciens.

 

Au moins un demi-million de personnes ont été blessées, selon la Croix rouge internationale (fin 2013).

L'OSDH évoque des "dizaines de milliers" de détenus dans les prisons du régime, où des ONG font état de tortures et d'exécutions sommaires. Le nombre d'enfants touchés par la guerre a plus que doublé dans la 3e année du conflit, atteignant 5,5 millions, et un million d'enfants se trouvent dans des zones assiégées ou inaccessibles (Unicef). (Lire ici aussi)


Selon une étude du Réseau euro-méditerranéen des droits de l'Homme (novembre 2013), de nombreuses femmes ont été violées en prison, utilisées comme boucliers humains ou enlevées pour faire pression et humilier leur famille.

 

(Repère : La présidentielle syrienne en 6 points)

 

Réfugiés/Déplacés

Le 4 mai, l'ONU a critiqué la communauté internationale qui n'apporte pas une aide suffisante aux millions de réfugiés dans la région et dans les pays d'accueil. "Ces pays ont accueilli quelque trois millions de réfugiés syriens enregistrés et non enregistrés et cet énorme impact n'est pas pleinement reconnu", a déploré le Haut-Commissaire de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

Début avril, selon l'ONU, le nombre de réfugiés s'élevait à plus de 2,8 millions de personnes dont plus d'un million au Liban. La Turquie en accueillait 770.000 (un million selon Ankara depuis fin avril), la Jordanie près de 600.000 réfugiés, l'Irak quelque 220.000 et l’Égypte 137.000.
6,5 millions de personnes ont été déplacées à l'intérieur de la Syrie.

 

(Lire aussi : Omar Hakim, chirurgien près de Damas, n'ira pas voter)

 

Drame humanitaire et conséquences économiques

La situation humanitaire a atteint un niveau "critique" selon l'ONU.
Trois Syriens sur quatre vivent désormais dans la pauvreté et plus de la moitié (54,3%) dans l'extrême pauvreté, d'après un rapport de l'organisation publié fin mai. Pire, quelque 20% de la population n'a plus les moyens de satisfaire ses besoins de base, et dans des régions assiégées, elle souffre de faim et de malnutrition.

61 des 91 hôpitaux publics ont été endommagés et près de la moitié (45%) sont hors service, tandis que 53 hôpitaux privés ont également été touchés.

Les belligérants en Syrie, et en particulier Damas, continuent de restreindre "d'une manière arbitraire" la livraison de l'aide humanitaire et "la situation sur le terrain a empiré", avait déploré le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon dans un rapport transmis le 22 mai au Conseil de sécurité. La Commission de l'ONU sur les violations des droits de l'Homme a dénoncé le recours aux sièges des villes et à la famine comme méthode de guerre par le régime.

Selon l'ONU, le PIB s'est contracté de 41% par rapport à 2010. L'inflation a atteint 178% en trois ans et le chômage a grimpé à 54,3% au dernier trimestre 2013. Le montant des destructions dues à la guerre s'élève à quelque 31 milliards de dollars (officiel). (Lire ici et ici) D'après le ministre du Pétrole, la production s'est effondrée de 96%, le pays étant frappé par des sanctions internationales et la majorité des puits contrôlés par les rebelles.

 

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AIGLEPERçANT

C'est une guerre ou on est avec, ou contre le terrorisme . La majorite de la terre est contre le terrorisme ! et la minorite atteint de cervolites aigues ,pour !

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