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Place Riad el-Solh, la CGTL met en garde les députés contre une augmentation des taxes

Grève générale de "Mise en garde" aujourd'hui, à travers le pays.

Le message des grévistes aux députés libanais : "Soyez justes avec nous, pour que dieu soit juste avec vous". La CGTL avait lancé un appel à la grève, aujourd'hui au Liban, dans le cadre du dossier sur la nouvelle grille des salaires. Photo Michel Sayegh.

Alors que les députés libanais arrivaient au Parlement au centre-ville de Beyrouth pour le deuxième tour de la présidentielle, des milliers de personnes se sont rassemblées à quelques centaines de mètres de là, place Riad el-Solh, répondant ainsi à l'appel à la grève générale lancé par la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL).

Qualifiée "de mise en garde", cette grève générale concerne l'ensemble du territoire libanais et s'inscrit dans le cadre du mouvement de protestation social pour l'approbation de la nouvelle grille des salaires pour le secteur public. Une grille dont les organismes économiques estiment que le financement, en l'état, aura des "conséquences dramatiques" sur l'économie du Liban.

Lors du rassemblement aujourd'hui place Riad el-Solh, le président de la CGTL, Ghassan Ghosn, a appelé à l'adoption rapide de la grille des salaires et mis en garde contre toute nouvelle augmentation des taxes, notamment la TVA. "Cette grille doit être adoptée, cette pièce de théâtre ridicule doit cesser. Les droits des fonctionnaires doivent être assurés, il faut arrêter d'augmenter les taxes. Nous disons aux députés, prenez garde d'augmenter les taxes", a déclaré M. Ghosn lors de la manifestation.

Les employés d'Électricité du Liban (EDL), de l'Office des eaux, de la Régie libanaise des tabacs et tombacs, d'Ogero, des municipalités, du secteur de la santé et des usines commerciales et agricoles ont été appelés à respecter la grève. Il en a été de même pour les syndiqués du Liban-Sud, du Liban-Nord et ceux du mohafazat de Beyrouth ainsi que les employés des bureaux d'apprentissage du code de la route.

Dans le cadre de cette grève, l'activité aérienne a également été complètement suspendue à 11h au départ et à l'arrivée de l'Aéroport international de Beyrouth (AIB). L'activité à l'AIB devait reprendre normalement à 13h, l'aéroport restant toutefois ouvert aux atterrissages d'urgence.

 

Cette grève fait suite à une manifestation massive, mardi, des fonctionnaires et enseignants. Le Comité de coordination syndicale (CCS) les avait appelés à la grève pour marquer la fin du délai de deux semaines que s'était fixé le Parlement pour achever l'étude des moyens de financement de la grille des salaires du secteur public.

Lors de ce énième rassemblement organisé par le CCS dans ce cadre, Hanna Gharib, président du Comité, a averti, lui aussi : "Nous n'accepterons pas une grille qui soit financée aux dépens des personnes à faibles revenus". Il a également réclamé "une couverture santé globale".

Même message de la part du président du syndicat des enseignants des écoles privées, Nehmé Mahfoud, qui a souligné que la véritable réforme ne peut pas être menée à bien "aux dépens des classes sociales les plus défavorisées". "À travers ce dossier, la classe dirigeante est en train de prouver, jour après jour, son étroite relation avec les organismes économiques liés à la corruption", a-t-il encore ajouté.

 

Lundi, ce sont les chauffeurs de taxis, bus, camions de transport de marchandises et minibus qui avaient manifesté à Beyrouth à l'appel des syndicats et unions des transporteurs routiers. Les raisons de leur colère : la non-application du plan de réforme des transports publics promis depuis des années, l'inaction des pouvoirs publics face aux chauffeurs utilisant de fausses plaques d'immatriculation ou encore le laxisme face aux contrevenants à la loi sur la circulation.

Certains voient, dans ce contexte de bouillonnement social sur fond de blocage politique - le second tour de la présidentielle ne devrait pas mener à l'élection d'un successeur à Michel Sleiman dont le mandat expire le 25 mai -, une indication concrète du scénario susceptible d'accompagner le lent cheminement vers le vide présidentiel : "Un 7 Mai social se prépare, ce qui explique la non-représentation du Hezbollah aux commissions conjointes pour examiner la grille des salaires", ont ainsi mis en garde des sources concordantes du 14 Mars.

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Alors que les députés libanais arrivaient au Parlement au centre-ville de Beyrouth pour le deuxième tour de la présidentielle, des milliers de personnes se sont rassemblées à quelques centaines de mètres de là, place Riad el-Solh, répondant ainsi à l'appel à la grève générale lancé par la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL).
Qualifiée "de mise en garde", cette grève générale concerne l'ensemble du territoire libanais et s'inscrit dans le cadre du mouvement de protestation social pour l'approbation de la nouvelle grille des salaires pour le secteur public. Une grille dont les organismes économiques estiment que le financement, en l'état, aura des "conséquences dramatiques" sur l'économie du Liban.
Lors du rassemblement aujourd'hui place Riad el-Solh, le président de la CGTL, Ghassan Ghosn,...
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