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Moyen Orient et Monde - Analyse

À Marseille, le rêve de reconquête socialiste

Dans la cité phocéenne, le choix du maire revêt une dimension nationale.

Le sortant Jean-Claude Gaudin (UMP), bien accroché à son fauteuil, face à Patrick Mennucci, porteur du rêve de reconquête socialiste : le suspense domine à Marseille, où le choix du maire revêt une dimension nationale.
Dans la deuxième ville de France, où une triangulaire s'annonce pour le second tour, le PS nourrit un fol espoir : renverser le « vieux lion », 74 ans, dont 49 au conseil municipal et 19 à l'hôtel de ville avec vue sur le Vieux-Port. Pour réussir ce pari, Solférino compte sur un autre « fort en gueule », le député Mennucci, 58 ans, vainqueur des primaires en octobre. Hier matin, les deux hommes ont voté à peu près au même moment dans leurs bureaux respectifs, M. Mennucci accompagné par ses trois enfants, son dernier de 18 mois dans les bras.
Les sondages placent la liste UMP-UDI en tête au 1er tour (37 à 41 % des voix), devant l'équipe PS-EELV (26 à 31 %), avant de les donner ensuite au coude-à-coude, avec une légère avance à la droite (42-45 %, contre une gauche créditée de 39-41 %). En embuscade, le FN Stéphane Ravier, 44 ans, qui, hormis un meeting avec Marine Le Pen, s'est fait discret pendant la campagne, laissant l'expression médiatique aux responsables nationaux du parti et privilégiant le porte-à-porte. Crédité de 16 à 18 % des intentions de vote, il entend jouer les arbitres au conseil municipal, où ne siégeait jusqu'ici qu'un élu frontiste. M. Gaudin n'a d'ailleurs pas caché sa crainte d'une victoire courte, assortie d'une majorité relative, qui rendrait cette ville de 860 000 habitants difficile à gouverner.
Face à ces trois favoris, Jean-Marc Coppola, 53 ans, pour le Front de gauche (8-11 % selon les sondages), et Pape Diouf (4-5 %), 62 ans, ancien président de l'OM qui a pris la tête d'un collectif citoyen, menant une anticampagne pour attirer les déçus. Petit dernier, Jacques Soubeyrand, quasi novice en politique, conduit une liste DVG présente dans cinq des huit secteurs, dans l'ombre de l'ancien homme fort du PS Jean-Noël Guérini, qui avait manqué de peu la victoire il y a six ans. Désormais persona non grata au sein de son propre parti, le président du conseil général y a été perçu comme jouant un rôle trouble et M. Mennucci l'a accusé d'avoir monté contre lui des « listes de division et de rancœur ». Car si le maire sortant a globalement réussi à réaliser l'union, M. Mennucci fait face à une foison de listes à gauche, malgré le ralliement des écologistes et responsables du MoDem. Dans son camp, il a aussi dû composer avec les exigences de ses rivaux aux primaires, occasionnant un difficile bouclage des listes. Comme en 2008, l'élection pourrait se jouer à quelques centaines de voix dans deux ou trois secteurs.
La campagne a donné lieu à peu de temps forts, se résumant à des attaques virulentes, sans vraiment aborder le fond, faute peut-être de débat. Jean-Claude Gaudin a ainsi refusé de se confronter à ses adversaires avant le premier tour, au grand dam de Patrick Mennucci désireux d'opposer ses propositions au bilan d'un maire jugé « absent et inerte ».
Outre les 303 conseillers d'arrondissement, les 490 000 électeurs marseillais désignaient pour la première fois les 69 conseillers de la communauté urbaine, depuis 2008 aux mains du PS Eugène Caselli et que l'UMP espère reconquérir. Avec, en ligne de mire, la future métropole à l'horizon 2016.
(Source : AFP)

Le sortant Jean-Claude Gaudin (UMP), bien accroché à son fauteuil, face à Patrick Mennucci, porteur du rêve de reconquête socialiste : le suspense domine à Marseille, où le choix du maire revêt une dimension nationale.Dans la deuxième ville de France, où une triangulaire s'annonce pour le second tour, le PS nourrit un fol espoir : renverser le « vieux lion », 74 ans, dont 49 au conseil municipal et 19 à l'hôtel de ville avec vue sur le Vieux-Port. Pour réussir ce pari, Solférino compte sur un autre « fort en gueule », le député Mennucci, 58 ans, vainqueur des primaires en octobre. Hier matin, les deux hommes ont voté à peu près au même moment dans leurs bureaux respectifs, M. Mennucci accompagné par ses trois enfants, son dernier de 18 mois dans les bras.Les sondages placent la liste UMP-UDI en tête au 1er...
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