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Zarif appelle les pays arabes à unir leurs efforts pour combattre le terrorisme

Liban

"Ceux qui cherchent à écarter Téhéran de Genève-2 le regretteront", assure le chef de la diplomatie iranienne.

OLJ
13/01/2014

Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a estimé, lundi lors d'une conférence de presse  commune à Beyrouth avec son homologue libanais Adnane Mansour, que le phénomène du terrorisme et du takfirisme vise tous les pays de la région. Il a donc appelé ces pays à "unir leurs efforts pour faire face au plus grand danger qui menace la région".

Dans ce contexte, M. Zarif avait souligné plus tôt dans la journée, lors d'une rencontre avec le chef de l’État, Michel Sleiman, l'importance de bonnes relations entre l'Iran et les pays arabes, surtout l'Arabie saoudite.

Le président libanais et le chef de la diplomatie iranienne avaient fait valoir la nécessité pour l'Iran d'engager le dialogue avec les pays arabes afin de préserver la stabilité dans la région. "Le président Sleiman a mis en avant l'utilité du dialogue et des bonnes relations entre l'Iran et les pays arabes pour préserver la stabilité au Moyen-Orient", selon un communiqué du palais de Baabda publié à l'issue de l'entretien entre les deux responsables.

Lors de sa conférence de presse, lundi soir, M. Zarif a par ailleurs assuré que sa visite au Liban a été accompagnée d'initiatives politiques pour un rapprochement accru entre les protagonistes libanais dans le but de former un gouvernement.

Le diplomate iranien a en outre salué les efforts déployés par le gouvernement libanais après l'attentat qui a visé l'ambassade d'Iran à Beyrouth. Il faisait référence à l'arrestation du principal terroriste responsable de l'attentat perpétré le 19 novembre, Maged al-Maged. Ce dernier, un ressortissant saoudien décédé le 4 janvier, est soupçonné d'être le chef des Brigades Abdallah Azzam, groupe jihadiste lié à el-Qaëda, qui a notamment revendiqué l'attentat.
Dimanche, M. Zarif avait assuré que, "dans un avenir proche, une délégation judiciaire iranienne viendra au Liban pour étudier avec les autorités de ce pays tous les aspects liés à cette affaire".

Ceux qui cherchent à écarter l'Iran le regretteront
Evoquant le dossier syrien, le chef de la diplomatie iranienne a estimé qu'il n'y a pas de solution militaire au conflit et que tous ceux qui croyaient en une telle option ont admis le danger qu'elle recèle. Concernant la conférence dite de Genève-2 qui doit s'ouvrir le 22 janvier en Suisse et vise à trouver une issue à la crise syrienne, M. Zarif a assuré que son pays y participera "s'il reçoit une invitation officielle, sans conditions préalables". "La présence de Téhéran peut aider à parvenir à une solution politique au conflit syrien", a-t-il jugé.

Il a souligné que les pays qui cherchent à écarter son pays de la conférence le regretteront. "Si des pressions politiques sont exercées par une partie ou une autre pour empêcher la participation de l'Iran, ces parties regretteront tous les efforts qu'elles ont déployés pour empêcher la participation de l'Iran à trouver une solution à la crise syrienne", a-t-il martelé en allusion en premier lieu aux États-Unis.
Le secrétaire d'État américain John Kerry a redit lundi à Paris que l'Iran sera "bienvenu" en Suisse à condition d'accepter la transition politique.

Prenant à son tour la parole, Adnane Mansour a estimé que la visite de son homologue iranien est "très importante pour le Liban". M. Mansour a déclaré qu'"une non participation de Téhéran à Genève-2 n’enlèverait rien à son rôle dans la région". "Le conflit en Syrie ne peut se résoudre que par le dialogue et la politique", a-t-il encore affirmé.


Outre MM. Sleiman et Mansour, M. Zarif a rencontré lundi le président du Parlement Nabih Berry et le Premier ministre désigné Tammam Salam. Le diplomate iranien a également été reçu par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avec qui il a "passé en revue la situation au Liban et dans la région", selon communiqué du parti chiite.

 

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Sabbagha Antoine

Le conflit en Syrie ne peut se résoudre que par le dialogue et la politique bonnes paroles qu 'il faudra mettre en pratique.

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