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Nasrallah accuse Riyad d'être derrière l'attentat de l'ambassade d'Iran à Beyrouth

Conflit

Le secrétaire général du Hezbollah révèle des discussions avec le Qatar.

olj.com
03/12/2013

Le secrétaire général du Hezbollah a salué mardi soir l'accord intérimaire conclu le 24 novembre à Genève entre les grandes puissances et l'Iran sur son programme nucléaire. "Le peuple de toute la région, du Golfe au Moyen-Orient, va bénéficier de cet accord", a affirmé Hassan Nasrallah lors d'une entrevue avec la chaîne de télévision libanaise OTV. "Certains pays régionaux espéraient une guerre avec l'Iran, mais ceci aurait eu des répercussions dangereuses sur toute la région", a-t-il ajouté.

Selon le leader chiite, "le risque de guerre est toujours présent". "Mais, a-t-il ajouté, je ne pense pas qu'Israël peut bombarder les sites iraniens sans un feu vert américain".

Hassan Nasrallah s'en est par ailleurs pris à l'Arabie Saoudite, l'accusant d'être derrière le double attentat contre l'ambassade d'Iran à Beyrouth, qui avait fait 25 morts le 19 novembre et a été revendiqué par un groupe lié à el-Qaëda.
Les brigades Abdallah Azzam, qui ont revendiqué l'attaque, "ont un émir et il est Saoudien, et je suis convaincu que (ce groupe) est lié aux services secrets saoudiens, qui dirigent des groupes comme celui-là dans différentes parties du monde", a affirmé Hassan Nasrallah.
 

Le chef du Hezbollah a par ailleurs affirmé avoir rencontré une délégation qatarie "il y a quelques jours". "Le Qatar est en train de réévaluer ses positions vis-à-vis de la région", a estimé Hassan Nasrallah. "Nous sommes toujours en désaccord avec les Qataris concernant la situation en Syrie, mais nous ne cherchons pas à créer des problèmes, ni avec Doha, ni avec Riyad", a-t-il toutefois ajouté. "Nous avons expliqué à la délégation qatarie que toute intervention militaire en Syrie serait vouée à l'échec et constituerait un acte de folie", a encore dit Hassan Nasrallah, soulignant la nécessité de trouver une issue politique à la guerre qui dure depuis plus de deux ans.

 

Le leader chiite a également affirmé que l'intervention de ses combattants auprès des forces de Bachar el-Assad qui combat les rebelles en Syrie a permis de protéger la frontière libanaise. "Si nous abandonnons nos responsabilités en Syrie, les frontières libano-syriennes seraient envahies (par des rebelles), a dit Hassan Nasrallah. Je vous rappelle que des voitures piégées sont entrées au Liban à partir de Yabroud et de Nabak". 

"Nous combattons en Syrie pour défendre le Liban, a-t-il ajouté. Le jour viendra où tout le monde nous remerciera pour notre intervention (en Syrie) et ils remercieront les jeunes combattants tombés en martyr".

Selon un bilan établi par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), la guerre en Syrie a causé la mort de 232 membres du Hezbollah depuis le début du conflit en mars 2011.

Ce chiffre a toutefois été jugé "exagéré" par le chef du parti de Dieu qui affirme que la présence de ses combattants en Syrie est très "modeste". "Notre présence se limite aux région de Damas et de Qoussair, a dit Hassan Nasrallah. C'est l'armée syrienne qui mène les opérations à Qalamoun". "Nous ne combattons pas à la place de l'armée", a-t-il assuré

 

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ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

"Notre présence se limite aux régions de Damas et de Qoussair." ! Puis il rajoute sans sourciller et sans être à une contradiction près : "Je vous rappelle que des voitures piégées sont entrées au Liban à partir de Yabroud et Nabak." ! C'est ou l'une ou l'autre comme région äaïynéhhh. "Sacré Per(c)sé Anthracisé va....

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