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À La Une - Crise

Presse et CGT mettent en garde : La "France est au bord de l’explosion sociale"

Pour un leader syndical, le gouvernement récolte le fruit du décalage entre ses promesses de campagne et ses actes.

Mouvement de colère dit des "Bonnets rouges", à Quimper, début novembre. AFP/Jean-Sebastien Evrard

Au lendemain des cérémonies du 11 novembre marquées par des incidents et sifflets contre le président François Hollande à Paris, la presse française se montrait, mardi, très préoccupée.

 

Si les éditorialistes condamnent sans ambages les huées contre le chef de l'Etat pendant les cérémonies du 11 novembre -"Une bêtise antipatriotique", pour Michel Urvoy d'Ouest France, commise par des manifestants qui "ont sali la République" selon Yann Marec (Midi libre)-, ils estiment néanmoins que ces incidents participent d'un climat inquiétant où "chaque jour qui passe voit l'ouverture d'un nouveau front de la protestation", dixit Philippe Marcacci dans L'Est républicain.

 

A Paris, l'hommage du 11 novembre "à tous les morts pour la France", avait pourtant bien commencé avant d'être bousculé par plusieurs dizaines de manifestants, des militants d'extrême droite en blousons de cuir et des manifestants arborant le bonnet rouge des opposants bretons à l'écotaxe. Des manifestations d'hostilité au chef de l'Etat aussi virulentes que celles qui se sont produites à Paris sont exceptionnelles lors de ce type de commémorations dédiées au souvenir. Selon la préfecture de police, 73 personnes qui s'étaient rassemblées à l'appel "du Printemps français", en pointe contre le mariage homosexuel, et "de groupes d'extrême droite, dont le Renouveau français" ont été interpellées. Quatre personnes ont été placées en garde à vue.

 

Dans ce contexte, le Midi Libre n’hésite par à évoquer une "France au bord de l'explosion sociale", où, selon Yves Thréard du Figaro, "nul n'est capable de prédire l'issue de ce qui apparaît comme autrement plus grave qu'un chahut passager, qu'une manifestation de mauvaise humeur".

 

 

"C'est explosif partout"

Dans une interview au même quotidien, le numéro un de la CGT Thierry Lepaon met, lui aussi, en garde le gouvernement contre le "climat social explosif" qui règne en France. "Le climat est très tendu, c'est explosif partout", estime le secrétaire général du premier syndicat français dans les colonnes du quotidien conservateur. "Actuellement, il y a dix plans sociaux et 1.000 chômeurs de plus par jour en France".

 

Jusque-là circonscrite à l'Ouest, la fronde anti-écotaxe menée par le mouvement des "bonnets rouges", s'est étendue à d'autres régions de France ce week-end. Des heurts ont éclaté entre forces de l'ordre et manifestants et une quarantaine de radars ont été vandalisés depuis le début du mouvement de protestation contre cette écoredevance décidée par la majorité précédente.

 

Pour Thierry Lepaon, le gouvernement récolte le fruit du décalage qui a fait jour entre ses promesses de campagne et ses actes. "Où sont passées les réformes de fond promises pendant la campagne: la réforme fiscale, la décentralisation?, s'interroge le leader syndical. Quelles sont les priorités de l'exécutif? Ça pèche par manque de responsabilité et d'innovation. Nous sommes face à une crise du politique, qui n'est pas nouvelle, mais qui s'aggrave."

 

 

La peur d'être impopulaire

La presse n’est pas tendre non plus avec l’exécutif français. "C'est un cercle pervers dans lequel s'est enfermé le pouvoir : la peur d'être impopulaire - alors même qu'il l'est déjà, selon tous les sondages - freine dangereusement l'action politique et autorise tous les débordements", note Jean-Claude Soulery dans La Dépêche du Midi. Deux nouvelles études placent François Hollande à des records d'impopularité, entre 21 et 22% d'avis favorables.

Dans Le Journal de la Haute-Marne, Patrice Chabanet fixe les termes de l'alternative : "soit François Hollande est sûr de ses choix et il les assume pleinement. Soit il s'est trompé et il assume tout aussi simplement un changement politique majeur, comme l'avait fait Mitterrand. Faute de quoi, la déstabilisation du pays ne pourra que prospérer".

 

Dans Libération, quotidien de gauche, Eric Decouty estime toutefois que "le gouvernement a beau multiplier les volte-face en matière fiscale, en matière économique, le cap est clair. C'est bien une politique de l'offre qu'a choisie François Hollande". "L'histoire dira si cette politique, que le Président devra bien finir par assumer publiquement, portera ses fruits. (...)", ajoute-t-il.

 

 

Ne "rien laisser passer face aux haines, aux intolérances"

"La France est toujours capable de se relever, même des pires épreuves", "je n'accepterai jamais qu'elle soit divisée", a affirmé, lors des commémorations lundi, le chef de l'Etat, en martelant que la loi devait "être la même pour tout le monde" et devait être respectée "partout". Allusion appuyée aux conflits sociaux en cours, notamment en Bretagne.

 

Dans l'après-midi à Oyonnax (Ain), où il rendait hommage aux résistants de 1943, le chef de l'Etat a affirmé que la République ne devait "jamais céder devant les pressions", ne "rien laisser passer face aux haines, aux intolérances". Dans une ambiance chaleureuse - malgré quelques sifflets, notamment à sa sortie de la mairie d'Oyonnax après la cérémonie - François Hollande a serré longuement des mains et salué d'anciens résistants. Âgé de 89 ans aujourd'hui, l'un d'entre eux, "Jo" dans la Résistance, regrettait les manifestations hostiles au président : "C'est idiot, il est là, il fait ce qu'il peut. Ce n'est pas un jour à faire des histoires".

 

 

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Au lendemain des cérémonies du 11 novembre marquées par des incidents et sifflets contre le président François Hollande à Paris, la presse française se montrait, mardi, très préoccupée.
 
Si les éditorialistes condamnent sans ambages les huées contre le chef de l'Etat pendant les cérémonies du 11 novembre -"Une bêtise antipatriotique", pour Michel Urvoy d'Ouest France, commise par des manifestants qui "ont sali la République" selon Yann Marec (Midi libre)-, ils estiment néanmoins que ces incidents participent d'un climat inquiétant où "chaque jour qui passe voit l'ouverture d'un nouveau front de la protestation", dixit Philippe Marcacci dans L'Est républicain.
 
A Paris, l'hommage du 11 novembre "à tous les morts pour la France", avait pourtant bien commencé avant d'être bousculé par plusieurs dizaines de...
commentaires (3)

faut pas s'inquiéter...les vacances de Noël arrivent. Oh pardon que dis je,les vacances d'hiver...on ne dit plus Noël en France et en Europe.Agenda papier de la communauté européenne pour preuve.Bref,les vacances,passe-temps favori des 10 000 000 de fonctionnaires que compte le pays arrivent...les profs vont pouvoir se reposer d'avoir travaillé six semaines de 4 jours....congés maladie,formation,pédagogie etc....non comptés ,évidemment! Faut pas déconner quoi...

GEDEON Christian

13 h 27, le 13 novembre 2013

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Commentaires (3)

  • faut pas s'inquiéter...les vacances de Noël arrivent. Oh pardon que dis je,les vacances d'hiver...on ne dit plus Noël en France et en Europe.Agenda papier de la communauté européenne pour preuve.Bref,les vacances,passe-temps favori des 10 000 000 de fonctionnaires que compte le pays arrivent...les profs vont pouvoir se reposer d'avoir travaillé six semaines de 4 jours....congés maladie,formation,pédagogie etc....non comptés ,évidemment! Faut pas déconner quoi...

    GEDEON Christian

    13 h 27, le 13 novembre 2013

  • La France ...est en phase de décadence...c'est connu , Et Les syndicats marxistes comme la CGT ..n'ont plus les valises pleines de roubles pour exister...! ca va donc imploser de partout...!

    M.V.

    14 h 26, le 12 novembre 2013

  • Et c'est qui le pays qui veut acceuillir hollandouile avec le tapis rouge ??? ce pays usurpateur n'a pas compris que la france cherche plus a sauver ses billes aupres des bensaouds que de le proteger contre l'Iran nvelle puiss regioale . Cet hollandouille perdra sur tous les tableaux , avec en plus un soulevement social INELUCTABLE . Iran ou pas Iran .

    Jaber Kamel

    12 h 56, le 12 novembre 2013

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