L'ex-vice Premier ministre syrien Qadri Jamil. AFP
L’ancien vice-Premier ministre syrien, Qadri Jamil, récemment démis de ses fonctions, affirme vouloir participer avec l'opposition syrienne à la conférence internationale de paix dite Genève-2, dans une interview publiée lundi par le quotidien français Le Figaro.
Lors d'une rencontre à Genève le 26 octobre avec l'ambassadeur américain pour la Syrie Robert Ford, M. Jamil, un ancien opposant rallié au régime, a insisté pour participer à cette conférence, mais selon une source politique syrienne, le diplomate américain a refusé, faisant valoir qu'il était difficile d'être à la fois au gouvernement et dans l'opposition. Qadri Jamil a en outre été démis de ses fonctions pour avoir rencontré M. Ford.
"J'ai essayé de faire comprendre (à Robert Ford, ndlr) que j'étais opposant au régime avant d'entrer au gouvernement, que je suis resté opposant alors que j'étais ministre. Et que je restais opposant après ma sortie du gouvernement", déclare-t-il de Moscou où il s'est replié après son éviction du gouvernement syrien il y a une semaine. Mais sa tentative pour convaincre l'ambassadeur a échoué, a-t-il reconnu.
D'après Le Figaro, M. Jamil, 61 ans, compte sur ses bonnes relations avec la Russie pour pouvoir faire partie d'un futur gouvernement de transition composé d'opposants et de ministres d'Assad que la conférence de Genève devrait installer.
M. Jamil affirme aussi avoir "des contacts personnels, non officiels, avec des dirigeants de la Coalition (opposition syrienne). Certains sont des anciens amis. Il y a un an, j'ai vu Michel Kilo à Paris pour parler d'une issue au conflit".
L’ancien responsable syrien plaide aussi pour une participation du président syrien à la transition. "Si on veut qu'elle réussisse, Bachar el-Assad doit faire partie de la transition, qui sera échafaudée à Genève", dit-il.
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Le message est clair...! préparerez vous pour Genève 3....!
13 h 18, le 05 novembre 2013