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Économie - Trois questions à...Camille Tyan, cofondateur de la start-up PayPlug

« La taille du marché libanais, principale difficulté pour les entrepreneurs »

PayPlug vient de remporter la première édition du concours de start-up Business Angels en France, avec, à la clé, une dotation de 100 000 euros.

Pouvez-vous présenter votre entreprise ? Comment est né le concept ?
PayPlug (www.payplug.fr) est une start-up française fondée par Antoine Grimaud et moi-même en mai 2012. L’idée est simple : PayPlug est le moyen le plus simple d’accepter les paiements par carte en Europe. Notre solution permet aux marchands d’envoyer une demande de paiement à leurs clients, à distance, sur leur site Internet ou depuis leur Smartphone. Le paiement s’effectue sur une page en ligne 100 % sécurisée.
Après avoir passé deux ans à Harvard aux États-Unis, mon associé et moi y avons progressivement vu changer les habitudes de paiement. Nous avons identifié l’opportunité d’innover dans le monde du paiement en Europe. Nous avons passé de nombreux mois à parler à des commerçants et des professionnels en France pour bien comprendre leurs problématiques de paiement et commencer à définir une solution.
Les ingrédients essentiels au démarrage ont d’abord été les personnes (mon associé et les salariés) qui ont mis en œuvre le projet, les partenaires bancaires qui nous permettent d’exercer notre activité en Europe et une aide financière qui nous a permis d’amorcer.
Nous avons réalisé une levée de fonds de 500 000 euros en octobre 2012, auprès de proches, de relations professionnelles, et de « Business Angels » français et libanais et le fonds de Berytech qui y a également participé. L’équipe PayPlug est composée de sept personnes et nous envisageons d’agrandir l’équipe en 2014.

Quels obstacles avez-vous rencontrés ? Quelles sont les difficultés auxquelles doivent faire face les jeunes entrepreneurs en France ? Au Liban ?
La plus grande difficulté est de bien comprendre son marché, c’est-à-dire ses clients potentiels et leurs problèmes. Le plus gros risque serait de dépenser tout son budget sur un produit dont personne ne voudrait ! En particulier en France, la difficulté liée au coût du travail est un frein, mais en contrepartie il existe beaucoup d’aides publiques qui permettent d’accéder à des fonds rapidement. Au Liban, la difficulté est qu’il faut vite s’internationaliser car le marché national est relativement limité. Cela nécessite souvent plus de fonds et la connaissance d’autres marchés différents.
Aujourd’hui nous avons les licences pour travailler dans toute l’Europe par le biais de nos partenaires. Par contre, il ne nous est pas possible de nous développer au Moyen-Orient avec cette licence, compte tenu de la réglementation bancaire, qui est différente et assez contraignante pour permettre aux professionnels libanais d’accepter les paiements en ligne.

 

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes entrepreneurs ?
Parlez à vos clients ! Nous adhérons à 100 % à l’approche « Lean Startup » d’Éric Ries, un de nos mentors à Harvard, qui dit qu’il faut échouer rapidement pour apprendre vite (« fail fast ») et améliorer sa solution. Cela ne nécessite pas nécessairement de gros moyens : chez PayPlug, chaque nouvelle idée est d’abord discutée sur papier afin de faire réagir les utilisateurs à moindre coût.


Pouvez-vous présenter votre entreprise ? Comment est né le concept ?PayPlug (www.payplug.fr) est une start-up française fondée par Antoine Grimaud et moi-même en mai 2012. L’idée est simple : PayPlug est le moyen le plus simple d’accepter les paiements par carte en Europe. Notre solution permet aux marchands d’envoyer une demande de paiement à leurs clients, à distance, sur leur...

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