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À La Une - Sécurité

Le Liban s’enfonce dans une véritable psychose du pire...

Fausses et vraies alertes, plan de sécurité logistique et préventif...

Au lendemain de sa visite à Tripoli, le patriarche Raï a présenté ses condoléances hier au vice-président et aux membres du Conseil supérieur chiite pour l’attentat de Roueiss dans la banlieue sud. Photo Ibrahim Tawil

La psychose qui s’est emparée des Libanais depuis les attentats de Roueiss et de Tripoli, et surtout depuis que les ministres démissionnaires de l’Intérieur, Marwan Charbel, et de la Défense, Fayez Ghosn, ont confirmé l’existence de voitures piégées dans le pays ne fait que s’accentuer au point que les (fausses) alertes à la bombe ne se comptent plus.

 

Pas plus tard qu’hier, un objet suspect « longiligne à tête blanche » a été découvert devant les locaux de la chaîne locale, NBN, appartenant au président de la Chambre, Nabih Berry. Alertés, les artificiers de l’armée ont bouclé le secteur avant de découvrir que l’objet en question n’est qu’un vase difforme rempli de terre. Le même scénario s’est répété à Sarba, près de la caserne, dans le quartier de Bir Hassan ainsi que dans le village de Maaraké, au Liban-Sud, où des engins suspects ont semé la panique au sein d’une population en proie à une véritable psychose.

 

 

(Eclairage : Le message de Sleiman, une feuille de route vers la sortie de l’impasse)

 

 

En revanche, dans le quartier de Jabal Mohsen à Tripoli, ce sont bel et bien des explosifs qui ont été trouvés emballés dans un petit jardin. L’artificier a évalué la charge à 100 grammes de TNT qu’il s’est empressé de désamorcer. Des informations relayées par plusieurs médias ont également fait état de l’interception d’une camionnette bourrée de charges explosives aux portes de Baalbeck. Cette information n’a cependant pas été confirmée de source officielle.

 

Au niveau officiel, les informations relatives aux voitures piégées ont poussé un grand nombre de responsables politiques et de forces actives à conjuguer leurs efforts afin d’établir sur le terrain une sorte de bouclier fait de mesures de sécurité préventives. C’est ainsi qu’à Saïda, une réunion extraordinaire de coordination s’est tenue en présence de Mme Bahia Hariri, présidente de la commission parlementaire de l’Éducation, du mohafez du Liban-Sud, Nicolas Abou Daher, du président du conseil municipal de la ville, Mohammad Saoudi, du président de l’Association des commerçants, Ali Chérif, et des responsables militaires et de sécurité de la région.

 

 

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Les personnes réunies ont passé en revue des mesures susceptibles d’atténuer la psychose des habitants de la ville et se sont entendues pour mettre en application, à partir de ce matin, un plan de sécurité logistique et préventif. Celui-ci consiste principalement à renforcer la présence de la police municipale, dont les effectifs doivent être simultanément augmentés, et à organiser, voire limiter l’accès aux souks et aux centres commerciaux. Les voitures et les charrettes des marchés de quatre-saisons seront ainsi interdites de stationnement dans les souks qui seront accessibles à partir de deux routes principales seulement.

 

À Nabatiyeh, où un marché populaire se tient chaque lundi, des mesures exceptionnelles de sécurité ont été également appliquées. L’armée et les forces de sécurité intérieure ont établi des barrages fixes et volants et procédé à une fouille minutieuse des véhicules aux différentes entrées de la bourgade, où des patrouilles des forces régulières circulaient en permanence.

 

 

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Pas plus tard qu’hier,...

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