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Moyen Orient et Monde

Embuscade sanglante près de Damas

Syrie Amnesty International dresse un bilan alarmant sur les destructions à Alep.
OLJ/Agences
08/08/2013

L’armée syrienne a tendu hier une embuscade sanglante près de Damas, au lendemain d’une défaite dans le Nord. Au moins 62 rebelles, en majorité des jeunes, ont été tués dans cette embuscade tendue près de la cité industrielle de Adra, au nord-est de Damas, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), précisant que huit autres sont portés disparus. Une source militaire syrienne, citée par l’agence SANA, a expliqué que l’embuscade visait « un groupe terroriste appartenant au Front al-Nosra (jihadiste) qui essayait de s’infiltrer dans la Ghouta orientale », une région agricole à l’est de Damas où sont retranchés des insurgés. « Les terroristes ont été tués et leurs armes confisquées », a ajouté la source, sans donner de bilan.


Le conflit, qui entre bientôt dans son 29e mois, a entraîné des destructions considérables à travers le pays. Selon Amnesty International, Alep, l’ancienne capitale économique, est « complètement dévastée » et ses habitants sont victimes à la fois des bombardements quotidiens du régime et des mauvais traitements de la part des rebelles. L’ONG a présenté des images satellitaires de plusieurs quartiers d’Alep avant et après l’attaque surprise des rebelles en juillet 2012 dans cette métropole, dont plus de la moitié est aujourd’hui entre leurs mains. Ces clichés montrent « le caractère alarmant de la poursuite du conflit, avec un total mépris des règles humanitaires internationales, causant des destructions massives, la mort et des déplacements », selon Amnesty. Mais rien n’arrête les affrontements dans la ville.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les insurgés, alliés aux jihadistes, ont lancé une offensive hier pour s’emparer du siège des services de renseignements de l’armée de l’air, selon l’OSDH. Toujours dans la province d’Alep, les rebelles essaient de s’emparer des villages chiites de Naboul et Zahra, qui sont favorables au régime Assad.

 

 

(Pour mémoire : Six sites syriens sur la liste du patrimoine en péril)

 


Alors que la fête de fin du ramadan (Aïd el-Fitr) est attendue aujourd’hui dans le monde arabe, l’appel de l’opposition à un répit pour cette célébration est donc tombé dans l’oreille d’un sourd, les bombardements et les combats continuant à faire rage à travers le pays. Par ailleurs, en pleine guerre, le gouvernement a décidé d’approuver un projet de loi contre la corruption, alors que le pays a occupé en 2012 la place peu enviable de 144e sur 176 dans l’indice de Transparency International. À La Haye, les experts de l’ONU chargés d’enquêter sur les allégations d’utilisation d’armes chimiques en Syrie terminent « leurs préparatifs avant leur départ » pour Damas, a indiqué l’ONU.
Au niveau des efforts diplomatiques, le plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey, doit se rendre en Israël et en Jordanie la semaine prochaine pour évoquer la situation en Syrie. En outre, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, rencontrera ce soir le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, pour un « dîner de travail » durant lequel ils évoqueront le conflit syrien, a annoncé l’ONU.

 

 

(Reportage : Quand le « jihad » en Syrie atteint les Balkans...)



Bandar aurait proposé un marché à Poutine
D’autre part, l’Arabie saoudite a proposé à la Russie de conclure un contrat d’armements majeur et d’autres incitations économiques en échange d’une modération du soutien que Moscou apporte à Bachar el-Assad, notamment au Conseil de sécurité de l’ONU, ont affirmé des sources au Moyen-Orient et des diplomates occidentaux. La proposition a été exposée au président russe Vladimir Poutine la semaine dernière à Moscou par le prince Bandar ben Sultan, chef du renseignement saoudien, ajoute-t-on de même source. À en croire un responsable politique libanais proche de Riyad, la réunion entre MM. Bandar et Poutine a duré quatre heures et « les Saoudiens étaient euphoriques » en sortant. Des diplomates précisent cependant que la première réaction de M. Poutine aurait été peu probante. Ils ajoutent que les autorités russes semblent aussi douter que l’Arabie saoudite dispose d’un plan solide visant à assurer la stabilité en Syrie, si M. Assad devait tomber.


Enfin, la guerre civile en Syrie et sa montée en puissance constituent la principale menace contre la sécurité des États-Unis, a estimé hier le n° 2 de la CIA, Michael Morell, dans un entretien au Wall Street Journal, disant craindre que ce pays ne devienne un nouveau sanctuaire pour el-Qaëda.

 

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