Un partisan du président destitué Mohamed Morsi, près de la mosquée Rabaa al-Adawiya, dans l'est du Caire. REUTERS/Asmaa Waguih
La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a rencontré l'ex-président Mohamed Morsi, gardé au secret par l'armée depuis sa destitution, quelques heures avant de nouvelles manifestations des islamistes en Egypte qui ont promis de rester mobilisés.
Mme Ashton a rencontré M. Morsi "pendant deux heures", a précisé sa porte-parole Maja Kocijancic à l'AFP. Mme Ashton avait quitté Le Caire dans la nuit à bord d'un hélicoptère militaire pour une destination non précisée où l'ex-chef d'Etat islamiste est retenu, avaient indiqué auparavant des responsables sous couvert d'anonymat à l'AFP.
M. Morsi n'est pas apparu en public depuis son renversement et n'a officiellement reçu aucune visite. Sa famille elle-même a déploré récemment ne pouvoir le rencontrer.
"M. Morsi va bien" et il a "accès aux informations", notamment via la télévision et les journaux, a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse. Mme Ashton s'est refusée à donner des détails sur la localisation de M. Morsi. "Nous avons eu une discussion amicale, ouverte et directe", a assuré Mme Ashton, se refusant toutefois à divulguer le contenu de ces discussions. "Nous avons discuté en profondeur", a-t-elle ajouté. Mme Ashton s'est également refusée à rendre public ce que M. Morsi lui avait dit. "Je ne vais pas parler pour lui", a-t-elle dit.
Lors de sa précédente visite au Caire le 17 juillet, Mme Ashton avait demandé la libération de M. Morsi, et avait déploré n'avoir pu le rencontrer. Elle a indiqué mardi qu'elle avait conditionné cette nouvelle visite au Caire à la possibilité de le voir.
Mardi, la France a, elle aussi, appelé à la libération de l'ex-président égyptien issu des Frères musulmans. "La situation est très critique. Nous appelons au refus de la violence et à la libération des prisonniers politiques, y compris l'ancien président Morsi", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.
La responsable européenne a par ailleurs déclaré qu'elle était en Egypte pour "faciliter l'échange d'idées" entre les parties égyptiennes sur la manière de sortir du blocage politique actuel, même si elle n'était pas porteuse d'une initiative européenne particulière. Elle a souligné être là "pour aider, pas pour imposer" et que la sortie de crise restait avant tout de la responsabilité des Egyptiens eux-mêmes. La responsable européenne s'est déclarée prête à revenir au Caire si nécessaire.
Arrivée dimanche soir dans le pays, elle avait rencontré lundi les nouvelles autorités et des membres de formations islamistes proches de M. Morsi. Ces derniers n'ont pas dévié de leur position de principe, affirmant avoir prévenu la responsable européenne qu'ils poursuivraient leur mobilisation jusqu'au retour du président "légitime", élu à la faveur de la première présidentielle démocratique du pays il y a un an.
La libération de M. Morsi et d'autres responsables des Frères musulmans devrait être "un acquis" avant même le début des discussions et non l'objet des négociations avec les nouvelles autorités, a estimé Amr Darrag, un dirigeant du parti issu de la confrérie.
M. Morsi est par ailleurs sous le coup d'une demande de mise en détention préventive de la part de la justice, qui l'accuse de complicité avec le Hamas palestinien dans des affaires ayant coûté la vie à des policiers égyptiens, notamment lors de son évasion de prison début 2011 pendant la révolte contre le régime de Hosni Moubarak.
Le camp pro-Morsi appelle de nouveau à de grandes manifestations dans l'après-midi, tandis que le pouvoir a multiplié les mises en garde.
Les autorités menacent notamment de disperser par la force ces sit-in islamistes installés depuis un mois dans la capitale, les accusant d'être des foyers de "terrorisme". Elle ont promis des "mesures décisives et fermes" si les manifestants "outrepassaient leur droit à l'expression pacifique".
Ce bras de fer entre armée et pro-Morsi fait redouter de nouveaux bains de sang, notamment après la mort de 81 civils et d'un policier dans des affrontements entre islamistes et forces de l'ordre samedi au Caire.
Les manifestations de mardi, placées sous le slogan "Les martyrs du coup d'Etat", entendent notamment dénoncer ces violences à proximité de la mosquée Rabaa al-Adawiya, où les pro-Morsi tiennent un sit-in depuis un mois.
Lundi soir, plusieurs milliers de personnes ont marché vers le quartier général de la sécurité nationale au Caire, sans incident. A Ismaïliya (est), en revanche, des heurts entre partisans et adversaires de M. Morsi ont fait 18 blessés, selon les services de sécurité.
Les adversaires de M. Morsi, élu en juin 2012, l'accusent d'avoir gouverné au profit de son seul camp et d'avoir laissé le pays s'enfoncer dansla crise économique. Les manifestations géantes du 30 juin contre lui ont fait perdre sa légitimité et justifient selon eux la décision de l'armée de le renverser
Commentaire
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Mme Ashton a rencontré M. Morsi "pendant deux heures", a précisé sa porte-parole Maja Kocijancic à l'AFP. Mme Ashton avait quitté Le Caire dans la nuit à bord d'un hélicoptère militaire pour une destination non précisée où l'ex-chef d'Etat islamiste est retenu, avaient indiqué auparavant des responsables sous couvert d'anonymat à l'AFP.
M. Morsi n'est pas apparu en public depuis son renversement et n'a officiellement reçu aucune visite. Sa famille elle-même a déploré récemment ne pouvoir le rencontrer.
"M. Morsi va bien" et il a "accès aux informations",...



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Mais barrez vous et laissez les Egyptiens régler leurs problèmes...entre eux...votre calcul à trois balles a échoué...vous auriez mieux fait d'écouter Nasser à l'époque du barrage....pauvres cons, cassez vous!(c'est de la littérature politique)
14 h 41, le 31 juillet 2013