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Culture

C’est aussi pour ça qu’ils sont venus voir Scorpions...

Festivals - Byblos Des motos garées le long du port, une foule de cheveux longs, de bandanas et de t-shirts noirs... Pas de doute, vendredi, c’était bien Scorpions qui jouaient dans la baie de Byblos.
Thalia BAYLE | OLJ
29/07/2013
Quelques minutes avant le concert, les petites rues qui mènent de l’ancienne citadelle au petit port sont encore noires de monde. Dans la queue, on échange ses expériences. «Tu étais là pour leur concert en 2011? Oui, c’était fou, je voulais absolument revenir cette année avant qu’ils ne s’arrêtent. Quand j’étais petit, mon oncle mettait leurs albums dans la voiture, depuis je suis fan. »
Le public qui vient voir Scorpions sait de quoi il parle. Tatouages... bracelets noirs... C’est un public qui leur
ressemble.
L’assemblée nombreuse se masse finalement devant la scène. Lumière. Klaus Meine, le célèbre chanteur du groupe, fait son entrée sous les acclamations, son légendaire béret noir vissé sur la tête. Il saisit le micro. Les années ont passé depuis la fondation du groupe à Hanovre en 1965 et ses grandes heures de gloire dans les années 1980, mais la voix claire de Klaus Meine, reconnaissable entre mille, est restée la même.
Les guitaristes Rudolf Schenker et Matthias Jabs qui l’accompagnent se lancent immédiatement dans de longs solos, véritable marque de fabrique des Scorpions. À l’arrière, le charismatique batteur aux cheveux blond platine, James Kottak, tambourine énergiquement, torse nu, arborant fièrement ses nombreux tatouages.
Les musiciens alternent ballades mythiques telles que The Best is Yet to Come ou Holiday, et morceaux plus rock comme The Zoo ou We’ll Burn the Sky sur lesquels les festivaliers
sautillent. Parmi la liste des succès incontournables, un morceau crée la surprise: Is There Anybody There?, qui s’inspire de rythmes reggae et de musique brésilienne.
Derrière, un grand écran diffuse tour à tour des images de guitares enflammées, de cadrans de voitures roulant à toute vitesse, de balles de revolver perforant des murs. Un rien kitsch, mais, après tout, c’est aussi pour ça qu’on vient voir Scorpions.

« Nous ne pouvions pas attendre 15 ans... »
Le temps d’un court échange, le chanteur s’adresse au public et rappelle que le groupe a donné son premier concert au Liban en 1996. En 2011, au festival de Byblos, il avait signé son grand retour dans le pays et joué à guichets fermés trois soirs de suite. « Cette fois, nous ne pouvions pas attendre 15 ans avant de revenir»,
plaisante-t-il.
Les guitares électriques font alors place aux acoustiques, et James Kottak troque sa batterie contre une boîte à rythme. Le groupe entame un grand classique de son répertoire, Always Somewhere, suivi quelques minutes plus tard par l’entêtante mélodie de No One Like You. Les bras se lèvent dans l’assemblée, les initiés jubilent...
James Kottak enfile son t-shirt pour un solo qu’il demande au public d’accompagner en chantant. Il tambourine à toute allure, se lève, se rassoit nerveusement et prend une gorgée de bière qu’il recrache aussitôt. Sur les gradins, un homme se penche vers son ami et lui crie à l’oreille : « Ah, ces Allemands ! »
Les riffs de guitare s’enchaînent sur les morceaux Blackout et Big City Nights, qui clôturent le concert.
Les musiciens quittent la scène. Une vague de bruit envahit le port de l’ancienne cité phénicienne tandis que les spectateurs en redemandent en tapant du pied sur les planches. Klaus Meine réapparaît et les premières notes de Still Loving You embrasent la foule, de même que Wind of Change – que le chanteur dédie spécialement « aux peuples du Moyen-Orient » – et Rock You Like a Hurricane.
Au terme d’une heure et demie de concert, les rockers de légende ont finalement offert à leurs fans libanais ce qu’ils attendaient d’eux. Leurs grands classiques...

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