Rechercher
Rechercher

À La Une - France

Avec la mort du jeune Clément, Serge Ayoub, leader d'extrême droite, sous les feux de l'actualité

Le leader des JNR dément toute implication de son groupe dans la mort du militant d'extrême gauche.

Serge Ayoub, leader des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR). Capture d'écran

Il est présenté par beaucoup, et se présente lui-même selon des personnes qui l’ont côtoyé, comme Libanais. Certains disent toutefois de lui qu'il est turc, d'autres le présentent comme syrien...

 

Le fait est que Serge Ayoub est sous les feux de l'actualité depuis la mort, jeudi à Paris, d’un jeune militant d'extrême gauche des suites d'un coup reçu la veille lors d'une bagarre avec des skinheads.

Suite au décès de Clément Méric, un étudiant en Sciences Po de 18 ans, sept personnes ont été interpellées. Selon une source policière, ces sept suspects, dont une femme, appartiennent à la mouvance de la droite la plus extrême. Plusieurs sont proches du groupuscule des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) et du mouvement affilié de la Troisième Voie, a précisé la même source.

 

Serge Ayoub est le leader des JNR. Dès jeudi, il est monté au créneau pour démentir toute implication de son groupe dans la mort de Clément Méric. "C'est absolument faux, a-il dit à l'AFP. Je peux mettre ma main à couper" que les JNR "n'ont rien à avoir là-dedans."

Surnommé "Batskin", M. Ayoub reçoit les journalistes au "local", un bar privé situé dans le XVe arrondissement où il se retrouve avec ses amis. Face aux journalistes, Serge Ayoub impute la responsabilité du drame aux militants d’extrême gauche. "C'est un malheur, dit-il. On préférerait mille fois qu'il (ndlr: Clément Méric) soit encore vivant."

A la question de savoir s'il connaissait les personnes interpellées jeudi, il répond: "Quelle importance ? Je connais mon boulanger. Il est peut-être un serial killer mais je ne le sais pas."

 

Selon une source policière citée par l’AFP, les JNR sont un groupuscule dont le noyau est formé d'une "vingtaine" de skin heads. Il est affilié au mouvement Troisième Voie, dont il assure le service d'ordre. Ses militants ont été repérés en marge des défilés contre le mariage homosexuel en France, selon la source.

"Conçu pour être le bouclier de son peuple contre les attaques de la réaction et des valets du capitalisme mondialisé, le groupe des JNR se développe comme un anticorps social et se constitue uniquement d'hommes décidés, sportifs et aguerris", écrit Troisième voie sur son site. La devise de ce petit groupe : "Croire, combattre et obéir", un slogan repris du fascisme italien.

 

 

 

 

Dans une interview accordée au magazine Vice, en 2006, Serge Ayoub explique avoir découvert le mouvement skinhead lors d’un séjour à caractère linguistique à Oxford, alors qu’il avait 14 ans. Des skinheads, il dit : "ils étaient forts et dignes de confiance. Le matin suivant, ils ont foutu une raclée à toute ma classe, sauf moi. J’avais trouvé une vraie famille. J’aurais pu devenir punk mais les punks ne sont que des punks, ils n’ont aucun but, aucune volonté, ils sont juste bons à boire et à baiser. Je voulais me battre pour une grande cause, je voulais me battre pour un monde meilleur".

Ayoub aime jouer avec les mots, assurant ne pas être raciste, mais "ethno-différentialiste". "Je pense que les hommes sont comme les chiens ; y'a des caniches et des lévriers. Moi, je préfère les lévriers, ils sont plus beaux et ils courent plus vite", dit-il encore.

A Vice, il explique être devenu "biker" dans les années 90, soulignant que "les motards sont des vrais durs. En Scandinavie, ils se battent avec des bazookas".

 

Serge Ayoub est apparu dans des reportages vidéos sur les violences perpétrées par des hooligans.

Dans l'un des reportages réalisé en 1992, il déclare : "On a des ennemis, on a une vie, on existe, en tant que nationalistes révolutionnaires. On a un but, renverser le gouvernement, instaurer une ère nouvelle, faire le bonheur de l'humanité. C'est autre chose que d'avoir un plan de carrière, d'être chef de service dans cinq ans et d'avoir un plan de retraite".

 

Lire aussi

Mort du jeune Clément : la presse française pointe un "climat nauséeux"

Il est présenté par beaucoup, et se présente lui-même selon des personnes qui l’ont côtoyé, comme Libanais. Certains disent toutefois de lui qu'il est turc, d'autres le présentent comme syrien...
 
Le fait est que Serge Ayoub est sous les feux de l'actualité depuis la mort, jeudi à Paris, d’un jeune militant d'extrême gauche des suites d'un coup reçu la veille lors d'une bagarre avec des skinheads.
Suite au décès de Clément Méric, un étudiant en Sciences Po de 18 ans, sept personnes ont été interpellées. Selon une source policière, ces sept suspects, dont une femme, appartiennent à la mouvance de la droite la plus extrême. Plusieurs sont proches du groupuscule des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) et du mouvement affilié de la Troisième Voie, a précisé la même source.
 
Serge Ayoub est le...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut