La deuxième composante est très technique. Elle comprend notamment un soutien aux laboratoires libanais. Avant 2004, il y avait un seul laboratoire accrédité internationalement. « Suite à ce projet, qui a déboursé pour cette composante près de 5 millions d'euros entre formation et équipements, 16 laboratoires du secteur privé, public et de différents domaines ont bénéficié de nos activités, et 5 ont été accrédités. Ce qui est un succès indéniable pour nous », ajoute Mlle Féghali. « L'un des aspects les plus visibles du projet était l'équipement des laboratoires. L'idée étant de permettre aux Libanais eux-mêmes de certifier la qualité de leur production. Ainsi, les tests coûtent moins cher et prennent moins de temps », explique Francisco Lopez-Menchero.
Qualeb a également fourni une assistance importante à Libnor (Lebanese Standards Institution) à travers la formation de comités techniques pour devenir membre de l'ISO et du CEN. Tout est également prêt pour la création de Colibac (Lebanese Accreditation Council).
La troisième composante concerne les entreprises du secteur privé. Elle vise à créer une prise de conscience sur l'importance de la qualité. Pour ce faire, des conférences et des séminaires ont été organisés dans les écoles et les universités, des brochures ont été publiées, un site Web interactif a été créé, et une bibliothèque comprenant pas moins de 400 ouvrages a été mise en place.
En 2010 doit débuter la troisième phase de Qualeb, dont la première phase avait été lancée en octobre 2004. Cette troisième phase concernera notamment l'application des lois en vigueur et sera essentiellement consacrée au secteur public qui doit être un partenaire efficace du secteur privé. Qualeb 3 va également se concentrer sur la protection des consommateurs et consolider l'infrastructure de la qualité au niveau national, notamment Libnor et Colibac.


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