Un partisan du Hezbollah brandit une affiche portant la photo de l'ancien secrétaire général du parti, Hassan Nasrallah, lors du 2e anniversaire de l'assassinat de ce dernier, le 27 septembre 2026 dans la banlieue sud de Beyrouth. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
L'info du jour
Selon six sources citées par l'agence Reuters, des représentants des nouvelles autorités syriennes et du Hezbollah se sont secrètement rencontrés en Turquie en septembre dernier pour tenter d’apaiser les tensions entre les deux parties. Au moins une réunion aurait eu lieu à l’initiative des services de sécurité et de renseignement turcs. Ces discussions, qui auraient porté exclusivement sur des questions sécuritaires et non diplomatiques, ont réuni des responsables syriens et des représentants du parti-milice pro-iranien, selon les informations de L’Orient-Le Jour.
Damas dément toutefois la tenue de ces réunions. Le ministère syrien de l’Information a qualifié ces informations de « fausses », affirmant sur son compte X anglophone qu’« aucune rencontre de ce genre n’a eu lieu ». Le Hezbollah, qui a combattu aux côtés du président syrien déchu Bachar el-Assad, n’a pour sa part pas donné de commentaire.
Pourquoi c'est important
Ces discussions entre Damas et le Hezbollah sont intervenues alors que les tensions entre les nouvelles autorités syriennes et le parti chiite restent fortes. Elles prennent d’autant plus d’importance qu’elles surviennent après l’annonce par Damas du démantèlement, dans le sud de la Syrie, d’une cellule présentée comme étant affiliée au Hezbollah et accusée de préparer des attaques. Le Hezbollah dément catégoriquement tout lien avec cette cellule et affirme ne disposer d’aucune présence militaire ou sécuritaire en Syrie.
Une nouvelle escalade ne peut pas être exclue, alors qu'Israël a multiplié les frappes et les incursions en Syrie depuis la chute de Bachar el-Assad en décembre 2024. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a récemment évoqué de possibles attaques contre son pays avant les législatives du 27 octobre.
Ce sur quoi il faut garder un oeil
L’affaire du vol flydubai reliant les Émirats arabes unis à Tel-Aviv continue de faire parler d’elle, sans que toutes les questions aient encore trouvé leur réponse. M. Netanyahu affirme que le copilote, soupçonné d’avoir agressé le commandant de bord en plein vol, avait été « endoctriné par un islamisme radical ». Selon lui, l’homme aurait crié « tuez-moi » et aurait cherché à provoquer le crash de l’appareil. Un peu plus tôt, le Premier ministre n’avait pas exclu l’hypothèse de problèmes psychiatriques. Israël affirme être en contact avec les autorités saoudiennes, qui interrogent le suspect. Riyad n’a, pour l’heure, fait aucun commentaire public, et le président américain Donald Trump est resté prudent, évoquant la possibilité que le copilote soit « peut-être un terroriste ou un cinglé ».
Dans le reste de l'actualité
- Le retrait américain d'Irak salué par le Hezbollah et l’Iran : le Hezbollah a félicité Bagdad pour ce qu’il qualifie de « grand succès historique et victoire ( ...) après plus de deux décennies d’invasion et d’occupation, de terrorisme, d'hégémonie, de tyrannie et d’oppression contre le peuple irakien ». . Les gardiens de la révolution iraniens ont, eux aussi, salué le retrait américain comme une « victoire historique ».
- Riad Salamé : 37 millions d’euros de biens saisis. Les avocats de l'ancien gouverneur de la Banque du Liban (BDL) Riad Salamé ont contesté devant la cour d'appel de Paris la compétence de la justice française pour saisir des biens à l'étranger, ont indiqué des sources proches du dossier à l'AFP. Les saisies, réalisées au Royaume-Uni et en Belgique, sur des biens liés à M. Salamé et ses proches, s'élèvent à 37 millions d'euros, d'après l'une des sources. La chambre de l'instruction rendra sa décision le 26 novembre.
- L’agriculture libanaise au cœur des discussions. La directrice générale adjointe de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Beth Bechdol, est actuellement en visite au Liban. Lors d’une réunion avec la directrice, le président Joseph Aoun a appelé à « soutenir les agriculteurs dont les terres ont été endommagées ou qui n’ont pas pu y accéder et récolter leurs cultures », en raison de la guerre entre le Hezbollah et Israël et de l’occupation israélienne au Sud. De son côté, Mme Bechdol a présenté plusieurs programmes et projets mis en œuvre par l’organisation au Liban.
- À la frontière syrienne, l’armée libanaise saisit 245 kg de TNT. L’armée libanaise annonce avoir saisi environ 245 kg de TNT, quatre engins explosifs et huit détonateurs, lors d’une opération menée jeudi aux frontières nord et est du Liban. Selon son communiqué, les explosifs étaient en cours de contrebande depuis la Syrie vers le territoire libanais. Les passeurs ont pris la fuite en direction de la Syrie à l’arrivée d’une patrouille de l’armée. Les autorités compétentes ont été saisies et des opérations sont en cours pour identifier et arrêter les personnes impliquées
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