Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une annonce dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, à Washington, le 30 septembre 2026. Photo Kent Nishimura/AFP
Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi que les États-Unis devraient prochainement choisir entre parvenir à un accord avec l’Iran ou reprendre les frappes contre le pays, assurant que le conflit allait se terminer « très bientôt, d’une manière ou d’une autre ».
Interrogé dans le Bureau ovale sur la possibilité de négocier avec les dirigeants iraniens, Donald Trump a répondu : « Peut-être que vous les faites exploser. Nous devons prendre cette décision. Soit nous les faisons exploser, soit nous concluons un accord. Le moment approche. Cela va se terminer très bientôt, d’une manière ou d’une autre. »
Le président américain a également affirmé que les États-Unis avaient désormais « le contrôle total » du détroit d’Ormuz. « Nous faisons littéralement fonctionner le détroit d’Ormuz. Nous en avons le contrôle total », a-t-il déclaré, tout en reconnaissant que cette situation pourrait changer si l’Iran y posait des mines.
Ces déclarations interviennent alors que Téhéran a annoncé avoir reçu une contre-proposition américaine concernant la réouverture du détroit d’Ormuz, dans le cadre des efforts diplomatiques visant à sortir de l’impasse. Les négociations indirectes menées ces derniers jours, notamment par l’intermédiaire du Qatar, n’ont jusqu’ici pas permis de rapprocher suffisamment les positions des deux pays.
Signe des tensions entourant ces discussions, Axios a rapporté jeudi que le secrétaire d’État américain Marco Rubio avait ordonné lundi à la délégation iranienne présente à New York de quitter immédiatement les États-Unis après l’enlisement des négociations. Selon le média américain, qui cite un responsable américain et une autre source au fait du dossier, Washington estimait que la délégation iranienne avait « dépassé la durée de son accueil ».
Téhéran a toutefois démenti cette version. La mission iranienne auprès de l’ONU a affirmé que la délégation avait quitté New York lundi comme prévu et que son calendrier de départ avait été communiqué à l’avance au département d’État. « N’ayant rien obtenu, le département d’État s’est rabattu sur la diffusion d’informations sans fondement et sans valeur », a-t-elle déclaré sur X.
Mercredi également, le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a affirmé devant des responsables militaires réunis à Quantico, près de Washington, que les forces américaines avaient « détruit » la marine et l’aviation iraniennes, ainsi que ses systèmes de défense, une partie de son commandement et de ses capacités militaro-industrielles, tout en portant un coup à ses ambitions nucléaires.