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Moyen-Orient - point actu

Le point à 14h : le discours du Liban attendu à l'ONU, Aoun critique tour à tour le Hezbollah et les Israéliens, trois millions subtilisés dans une maison près de Jbeil

Nawaf Salam est attendu à la tribune des Nations Unies, sous pression sur la question du désarmement du Hezbollah. De son côté, Joseph Aoun critique Israël et le Hezbollah à demi-mot lors d'une conférence à Beyrouth. Tout ce que vous devez retenir ce vendredi à la mi-journée.

Le point à 14h : le discours du Liban attendu à l'ONU, Aoun critique tour à tour le Hezbollah et les Israéliens, trois millions subtilisés dans une maison près de Jbeil

Un soldat libanais utilise un téléphone pour capturer la fumée s'élevant d'un bâtiment à Zaoutar el-Charkiyé alors qu'il se tient dans la localité voisine de Zaoutar el-Gharbiyé, au Liban-Sud, le 22 septembre 2026. Photo REUTERS/Stringer

L'info du jour

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, doit prononcer le mot du Liban à l’Assemblée générale des Nations unies à New York, dans la matinée de vendredi (après-midi à Beyrouth). Il sera suivi à la tribune par son homologue irakien, alors que Beyrouth et Bagdad sont sous pression pour désarmer les milices pro-Iran dans leurs pays respectifs. Le discours aura lieu après une série de rencontres, la veille au soir, à New York, entre M. Salam et plusieurs responsables, notamment le Premier ministre égyptien, Mostafa Madbouly, le ministre émirati des Affaires étrangères et vice-président du Conseil des ministres, Abdallah ben Zayed Al Nahyane, ainsi que son homologue pakistanais Muhammad Shehbaz Sharif. Nawaf Salam a aussi rencontré plusieurs responsables d'agences de l'ONU responsables de la réponse humanitaire aux crises au Liban, comme le Programme alimentaire mondial, le Haut commissariat aux réfugiés et l'Unrwa, chargée des réfugiés palestiniens.

Pourquoi c’est important

Sous pression de la communauté internationale pour étendre son autorité sur l’ensemble du territoire et désarmer les milices, notamment le Hezbollah, allié du régime iranien, l’Etat libanais est appelé à montrer des résultats concrets à la communauté internationale. Confronté à une crise financière sans précédent, il doit également faire face au problème d’une armée peu équipée et sous-payée, réticente à l’idée d’affronter le parti-milice. L'État libanais veut également mobiliser des soutiens financiers pour faire face aux destructions de grande ampleur provoquée par l'offensive israélienne et venir en aide aux déplacés de la guerre. Enfin, alors que le mandat de la Finul expire à la fin de l’année, Nawaf Salam devrait plaider une nouvelle fois pour le maintien d'une force internationale au Liban-Sud, et pour un retrait de l'armée israélienne, alors que celle-ci occupe plus de 600 km2 au Liban-Sud.

Ce sur quoi garder un oeil :

Le président Joseph Aoun a tour à tour critiqué vendredi Israël pour ses attaques pendant la guerre ayant visé des secouristes, estimant que l'Etat hébreu n'est « pas une exception » et doit respecter le droit international humanitaire, ainsi qu'à demi-mot, le Hezbollah qui refuse de remettre son arsenal à l'Etat.

Le président Joseph Aoun a d'abord condamné les attaques israéliennes visant des membres de la Croix-Rouge libanaise (CRL), affirmant que « même la guerre a des règles » et que le droit international humanitaire impose des obligations claires à toutes les parties à un conflit.« Israël n’est pas une exception », a-t-il lancé lors de la 12e Conférence régionale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, à Beyrouth. Il a rappelé que les frappes israéliennes avaient tué deux secouristes de la Croix-Rouge libanaise, tués alors qu’ils accomplissaient leur mission humanitaire. Selon un bilan officiel du ministère de la Santé publié en juin 2026, au moins 135 secouristes et personnels médicaux ont été tués dans les frappes israéliennes au Liban depuis le début du conflit le 2 mars 2026.
Plus tard, dans une critique plus voilée au Hezbollah, le chef de l’Etat a rendu hommage à l’armée et à ses « sacrifices même pour ceux qui se tiennent contre elle et contre l’Etat », en allusion à la milice chiite. « Malgré les circonstances difficiles que traverse le pays, l’institution militaire continue d’enchaîner les réalisations », a insisté le président libanais lors de la pose de la première pierre d’un projet de construction de logements pour la mutuelle des sous-officiers et des militaires près de Baabda. Il a assuré que « la confiance des Libanais est l’arme la plus importante » et qu’elle est source de « grande fierté ».

Dans le reste de l’actualité :

  • Réunion à Riyad des chefs d'Etat major turc, saoudien, et pakistanais, après les attaques houthies : le chef d’état-major des armées turques, le général Selçuk Bayraktaroğlu, se rendra à Riyad, en Arabie saoudite, pour rencontrer ses homologues saoudien et pakistanais dans le cadre de l’accord conjoint de défense de La Mecque, a annoncé le ministère turc de la Défense. Plus tôt, le ministère saoudien des Affaires étrangères avait indiqué que les chefs d’état-major tiendraient une réunion urgente afin d’examiner les moyens de soutenir le royaume dans le cadre de cet accord de défense, à la suite d’attaques menées par les houthis, soutenus par l’Iran, au Yémen.
  • L'Iran a soumis une proposition aux États-Unis pour rouvrir sous sept jours le détroit d'Ormuz, au cœur de la guerre entre les deux pays, a déclaré son chef de la diplomatie à plusieurs médias étrangers. Abbas Araghchi, qui est à New York pour l'Assemblée générale de l'ONU, avait communiqué mardi à l'émissaire américain Steve Witkoff les conditions de l'Iran pour une réouverture du passage stratégique, dont il perturbe fortement le trafic maritime depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. « Si certaines conditions sont remplies, le détroit sera ouvert sous sept jours et des pourparlers seront engagés », a déclaré Abbas Araghchi.
  • Trois suspects ont été arrêtés par les Forces de sécurité intérieure libanaises dans une affaire de cambriolage d'une maison de Smar Jbeil début septembre. Le coffre volé contenait, selon son propriétaire, de l’argent, de l’or et des bijoux pour un montant évalué à trois millions de dollars. Les trois hommes, des Libanais d’une trentaine d’années, ont reconnu avoir volé le coffre, l’avoir ouvert et caché son contenu. 25 500 dollars, des bijoux, des montres et cinq fusils de chasse ont été retrouvés en leur possession.
  • Le pape Léon XIV est arrivé vendredi en France, pour une visite de quatre jours très attendue par les fidèles catholiques, durant laquelle il abordera de multiples thèmes, dont l'intelligence artificielle, la question migratoire ou la lutte contre les violences sexuelles. L'avion du pape de 71 ans - dont la grand-mère a émigré de France aux Etats-Unis - a atterri peu avant 10h (8h GMT) à l'aéroport d'Orly, où il a été accueilli par le président Emmanuel Macron.


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