Rechercher
Rechercher

Finul et non avenu


Recta dans le baba et bien joué ! Dans un peu moins de pas longtemps et dans la foulée du prochain réveillon, la Finul qu’on promettait naguère de gonfler à la testostérone partira en quenouilles pour ne laisser probablement derrière elle qu’un quarteron de plantons à jumelles pompeusement affublés du label d’observateurs. Bon, ce n’est pas encore la débandade, mais disons qu’à ce stade les valises sont quasiment bouclées…Tout ça pour un Liban-Sud que nos gouvernants successifs ont été infoutus de gérer. Depuis son dernier rapport sur la 1701 publié en août, Antonio Guterres nous aura fait avaler la banane à même la peau jusqu’à la dernière bouchée. Banane ? Suppositoire, oui !

Mais pouvait-il agir autrement, le Tonio ? Il en avait ras les burnes de ce pays en capilotade, militairement et économiquement racketté par des barbus en vadrouille. Marre aussi de se faire raconter des bobards assaisonnés d’une mayonnaise qui ne prenait pas. Tantôt qu’on ne veut pas jouer les gardes-chiourmes d’Israël. Tantôt qu’en temps de guerre, nos soldats qui sont sous-payés pour se battre préfèrent pantoufler à l’arrière. Qu’à la place, on a choisi pendant des années une mixture de pieds nickelés, gendarmes et agents de la circulation, qui passaient leur temps à jouer les comptables : roquettes qui partent, missiles qui rentrent. Actif et passif d’une situation ubuesque, sous le regard d’une population qu’on solde avant de brader…

C’était le temps des gracieux ballets de Katiouchas au soleil couchant, puis du retour de bâton des avions israéliens avec la rosée du petit matin. Nous avions les orgues de Staline pour les jours de fête et le piano de Chopin pour les nuits de deuil. Joyeux.

Résultat des courses : les trouffions de la Finul glandaient en dessinant des lignes bleues. Certains même vidéoscopaient en catiminette. Oh, rien de très hard, puisqu’en matière de scènes X et pour se rincer l’objectif, ils n’avaient que des policiers municipaux à la limite du délit de faciès qui bronzaient au milieu des vaches et quelques meufs enveloppées dans des sacs étanches. Bonjour, les Hots d’Or ! Mais tel n’était pas l’avis du Turban numéro un du Hezbollah, parti aussitôt en Iran cafter auprès de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ayatollah. À l’entendre, le parti l’avait échappé belle : les suppôts de l’Occident étaient à deux doigts de lui piquer les secrets de son bouclier antinucléaire.

Aujourd’hui, retour brutal sur terre. Tonton Nawaf, notre Premier ministre à long terme et aux moyens ternes, s’agite à New York, tout à son fantasme d’une Finul rajeunie et améliorée. Raté ! Au vu de l’état désastreux du Conseil de sécu en raison du crêpage triangulaire de touffe entre Ricains, Popofs et Noichis, il peut toujours se gratter pour obtenir un nouveau bail.

Verdict : depuis 70 ans, les Libanais ont salopé tour à tour le nationalisme arabe, le nassérisme, le arafatisme, le sionisme et l’islamisme. Restait encore l’ONU. C’est désormais chose faite.

Mes respects, M. Guterres.

gabynasr@lorientlejour.com

Recta dans le baba et bien joué ! Dans un peu moins de pas longtemps et dans la foulée du prochain réveillon, la Finul qu’on promettait naguère de gonfler à la testostérone partira en quenouilles pour ne laisser probablement derrière elle qu’un quarteron de plantons à jumelles pompeusement affublés du label d’observateurs. Bon, ce n’est pas encore la débandade, mais disons qu’à ce stade les valises sont quasiment bouclées…Tout ça pour un Liban-Sud que nos gouvernants successifs ont été infoutus de gérer. Depuis son dernier rapport sur la 1701 publié en août, Antonio Guterres nous aura fait avaler la banane à même la peau jusqu’à la dernière bouchée. Banane ? Suppositoire, oui !Mais pouvait-il agir autrement, le Tonio ? Il en avait ras les burnes de ce pays en capilotade, militairement et...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut