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Nos lecteurs ont la parole

Une lueur d’espoir dans un ciel bien gris

Quel bonheur, quelle joie, quelle belle nouvelle dans notre grisaille ! La peine de mort abolie, enfin morte grâce à quelques députés et ministres au courage certain.

C’est de pareilles personnes que notre pays a besoin, et non de complices qui se réunissent pour voter des lois convenant à leurs seuls électeurs et intérêts !

N’avez-vous jamais frémi en pensant à cette affreuse séquence réaliste documentaire qu’Antonioni a installée sans pudeur dans son admirable film de fiction Profession Reporter, d’un homme noir pendu en public, puis froidement fusillé à l’aube en Afrique, qui tend les mains vers nous, suppliant de le comprendre, qui vient de comprendre de son côté qu’il ne verra jamais plus le soleil ?

On va à l’instant le priver aussi de ces litres d’oxygène que la vie lui réservait depuis toujours, mais que nous boirons insoucieux à sa place, ses bourreaux aussi.

Plus jamais de ce meurtre collectif d’une société vengeresse, mais acharnement bientôt à interdire la torture ! Merci Robert Badinter, merci Ougarit Younan et feu Walid Slaïby que j’ai eu l’honneur de connaître.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Quel bonheur, quelle joie, quelle belle nouvelle dans notre grisaille ! La peine de mort abolie, enfin morte grâce à quelques députés et ministres au courage certain.C’est de pareilles personnes que notre pays a besoin, et non de complices qui se réunissent pour voter des lois convenant à leurs seuls électeurs et intérêts !N’avez-vous jamais frémi en pensant à cette affreuse séquence réaliste documentaire qu’Antonioni a installée sans pudeur dans son admirable film de fiction Profession Reporter, d’un homme noir pendu en public, puis froidement fusillé à l’aube en Afrique, qui tend les mains vers nous, suppliant de le comprendre, qui vient de comprendre de son côté qu’il ne verra jamais plus le soleil ?On va à l’instant le priver aussi de ces litres d’oxygène que la vie lui réservait depuis toujours,...
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