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Moyen-Orient - point actu

Le point de 19h : Beyrouth appelle Washington à agir ; Katz menace les dirigeants du Hamas à l’étranger ; Doha et Riyad dénoncent les visées israéliennes d’annexion au Liban-Sud

De Washington à Beyrouth, en passant par le Liban-Sud et la région : voici ce qu’il faut retenir de l’actualité de ce mardi.


Le point de 19h : Beyrouth appelle Washington à agir ; Katz menace les dirigeants du Hamas à l’étranger ; Doha et Riyad dénoncent les visées israéliennes d’annexion au Liban-Sud

Le président du Parlement, Nabih Berry, recevant des élus américains, le 29 septembre 2026. Photo Parlement libanais.

L'info du jour

De Washington à Beyrouth, les principaux dirigeants libanais ont multiplié les appels aux États-Unis pour débloquer la mise en œuvre de l’accord-cadre avec Israël. Après Nawaf Salam, qui réclamait lundi soir à Washington un « calendrier clair » pour le retrait israélien et l’extension de l’autorité de l’État, ainsi qu’un « mécanisme crédible de vérification » des engagements des deux parties, Joseph Aoun et Nabih Berry ont à leur tour appelé mardi les élus américains en visite à Beyrouth à faire pression sur Israël. Le président de la République a exhorté Washington à contraindre l’État hébreu à appliquer l’accord, tandis que le président de la Chambre a estimé que les États-Unis étaient « les seuls capables » d’exercer les pressions nécessaires pour mettre fin à la guerre contre le Liban.

Pourquoi c'est important

Cette convergence intervient alors que les pourparlers libano-israéliens cherchent toujours une voie de relance, sur fond d’intensification des opérations israéliennes au Liban-Sud et d’incertitudes sur la prochaine séance de négociations. Les autorités libanaises estiment d’ailleurs qu’il est désormais indispensable d’obtenir un résultat concret dans le cadre des négociations, et qu’elles ne doivent pas se limiter à une simple réunion sans lendemain. Au cœur de leurs demandes : faire avancer parallèlement le retrait israélien et le désarmement du Hezbollah et établir un mécanisme permettant de vérifier le respect des engagements de chacun. L’enjeu dépasse donc la seule tenue d’une prochaine réunion : il s’agit pour Beyrouth d’obtenir des garanties sur la mise en œuvre effective de l’accord, alors que chaque partie continue de conditionner ses propres avancées à celles de l’autre.

Ce sur quoi garder un œil

  • Nouvelle incursion israélienne dans le sud de la Syrie. Cinq véhicules militaires israéliens ont pénétré en direction du village syrien de Zbayda, dans la campagne de Kuneitra, pendant que des élèves se rendaient à l’école, selon l’OSDH. Cette incursion intervient alors que les mouvements militaires israéliens se multiplient dans les campagnes de Kuneitra et de Deraa, régulièrement dénoncés par Damas comme des violations de sa souveraineté.
  • Mohammad ben Salmane et Mansour ben Zayed se retrouvent à Riyad. Le prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane et le vice-président émirati Mansour ben Zayed al-Nahyane se sont entretenus mardi à Riyad de la situation régionale. Il s'agit leur première rencontre depuis les tensions apparues entre les deux monarchies du Golfe fin 2025.
  • Katz menace les dirigeants du Hamas à l'étranger. Le ministre israélien de la Défense a menacé mardi de s’en prendre aux dirigeants du Hamas résidant en dehors de la bande de Gaza, où Israël poursuit ses frappes affirmant viser des combattants du mouvement palestinien. « Les dirigeants du Hamas à l’étranger sont également dans notre ligne de mire. Aucun de ces meurtriers méprisables, qui ont joué un rôle central dans le massacre du 7 octobre, ne devrait mourir paisiblement dans son lit », a déclaré Israël Katz dans un message vidéo, en référence à l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 qui a déclenché la guerre à Gaza.


Dans le reste de l'actualité

  • Transports : la grève générale de mercredi suspendue. La Fédération des transports routiers et la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL) ont finalement suspendu le mouvement de grève générale qu’elles avaient annoncé pour mercredi dans l’ensemble du Liban, après avoir obtenu des engagements des autorités. Le mouvement devait notamment protester contre la hausse des prix des carburants et réclamer des allocations pour les chauffeurs. L'Union des employés de la fonction publique maintient en revanche son appel à la grève mercredi et jeudi pour réclamer une hausse des indemnités de transport.
  • Les attaques israéliennes se poursuivent dans plusieurs secteurs du Liban-Sud, avec des tirs d’artillerie et de missiles, des tirs à l’arme automatique et des opérations de dynamitage signalés notamment dans les cazas de Tyr, Marjeyoun, Bint Jbeil, Nabatiyé et Hasbaya. Plusieurs localités ont été touchées au cours de la journée, dont Zaoutar el-Charqiyé, Mansouri, Meis el-Jabal, Kfarchouba et Majdel Zoun, tandis que des mouvements de blindés israéliens et des tirs depuis leurs positions ont également été rapportés dans la région.
  • Smotrich réclame l’annexion de territoires au Liban-Sud et à Gaza, Doha et Riyad montent au créneau : le Qatar et l’Arabie saoudite ont condamné les déclarations du ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, qui a appelé à l’annexion de territoires au Liban-Sud et à Gaza. Doha a dénoncé une « violation flagrante du droit international », tandis que Riyad a rejeté toute « tentative d’expansion israélienne ».
  • Netanyahu évoque des « indices » de possibles attaques avant les législatives. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré mardi qu'il existait des « indices selon lesquels des ennemis d'Israël pourraient procéder à des attaques » contre le pays avant les élections législatives prévues fin octobre. Ces propos figuraient dans une vidéo tournée sur une base aérienne et diffusée mardi par son cabinet. « Je vous adresse un message : ne vous en prenez pas à nous, ni maintenant ni jamais. Nous pouvons vous frapper partout, à tout moment », a-t-il averti.



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