Le documentaire Israélien Naza sur le génocide à Gaza a déclenché la polémique. Yuval Abraham et Rachel Szor sont accusés de trahison par leur gouvernement et sont menacés de se faire destituer de leur nationalité. Beaucoup pensent que leur documentaire nuit aux intérêts de l’État d’Israël et à son avenir à long terme.
Pour ma part, le courage de ces cinéastes qui osent montrer la vérité, si dure soit-elle, m’inspire le contraire de tout cela. Il me redonne un peu de l’espoir fou d’une vie apaisée au Moyen-Orient, avec des gens comme eux, dans le respect, la coexistence et l’acceptation de chacun. Si jamais leurs leaders extrémistes arrivaient à leurs fins, je voudrais qu’on pût leur donner la nationalité palestinienne ou libanaise ou n’importe quelle autre citoyenneté du Levant. Tous deux méritent d’ailleurs un passeport bien plus important que celui en papier, issu de nos lieux de naissance ou d’adoption, ils méritent le passeport de l’humanité contre l’apartheid, celui du respect contre l’agression, de la fraternité contre la division. Je veux aussi saluer toutes ces ONG et journalistes israéliens qui eux aussi continuent à dénoncer la cruauté d’un système colonialiste et raciste au péril de leur sécurité.
Alors, en ces temps de discorde et de sédition, merci à Yuval et Rachel de nous redonner un peu de réconfort et de foi en l’humanité. En espérant que d’autres (et de tous bords !) vous emboîtent le pas sur ce chemin de justice et de vérité. Reconnaître l’horreur est le premier pas vers le pardon et le progrès.
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