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Économie - Pmi

Le moral des directeurs d'achats libanais est repassé au vert en juin

Les nouvelles commandes à l’exportation sont restées en contraction, même si leur indice sous-jacent a atteint son meilleur niveau en quatre mois (46,5 points contre 41,9 en mai).

Le moral des directeurs d'achats libanais est repassé au vert en juin

Des personnes revenues chez elles après avoir été déplacées pendant la guerre, se détendent sur la plage et dans l’eau à Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juillet 2026. Photo Zohra Bensemra / Reuters

L'indice des directeurs d'achat (PMI) élaboré par Blominvest, à travers une enquête menée chaque mois auprès de 400 entreprises locales, est repassé au-dessus de la barre des 50 points en juin, reflétant un optimisme prudent au sein du secteur privé libanais après le protocole d'accord signé entre l'Iran et les États-Unis pour tenter de mettre durablement fin à la guerre, ainsi que l'accord-cadre conclu à Washington le 26 juin entre Israël et le Liban. La décision de Riyad d'autoriser à nouveau les exportations libanaises interdites depuis 2021 a également pesé dans la balance.

Alors qu'il avait plutôt bien résisté à la guerre, le PMI a affiché 50,3 points, revenant donc dans le vert après l'avoir quitté en mars, selon la dernière actualisation publiée début juillet. Un PMI supérieur à 50 points indique une expansion de l'activité, tandis qu'un PMI inférieur à 50 signale une contraction. Plus l'indice s'éloigne du seuil des 50 points, plus le rythme de l'expansion ou de la contraction est marqué.

« Le PMI du Liban est passé à 50,3 points en juin, contre 49,7 en mai, revenant ainsi en territoire d'expansion pour la première fois en quatre mois. La croissance a été portée par les nouvelles commandes domestiques, dont le rythme d'augmentation a atteint son plus haut niveau en quatre mois, tandis que la production a également progressé à son rythme le plus élevé depuis quatre mois afin de répondre à la hausse de la demande », a commenté Mira Saïd, économiste et chargée de recherche à Blominvest.

Le retour des déplacés

Le sous-indice mesurant les nouvelles commandes est passé de 49,7 points à 50,2 points entre mai et juin, une trajectoire presque calquée sur celle de la production, passée de 49,5 à 50,2 points. « Ces deux composantes ont probablement bénéficié du renouvellement du cessez-le-feu début juin et de la mise en place des « zones pilotes » (dans le cadre de l'accord-cadre entre Israël et le Liban, NDLR), même si celles-ci demeurent imparfaites », a ajouté Mira Saïd.

Les nouvelles commandes à l’exportation sont restées en contraction, même si leur indice sous-jacent a atteint son meilleur niveau en quatre mois (46,5 points contre 41,9 en mai).

« Les commandes locales semblent également avoir bénéficié du retour partiel des personnes déplacées à l’intérieur du pays, qui ont repris une consommation normale et lancé des travaux de réparation de leurs logements. Elles ont aussi été soutenues par un intérêt accru pour les produits locaux, les nouvelles taxes sur certains biens importés, notamment ceux générant des déchets après utilisation, ayant renforcé leur attractivité auprès des consommateurs », a encore expliqué l’économiste. Le gouvernement a suspendu fin juin le décret fixant ces redevances environnementales sur 98 catégories de produits.

Le moral est cependant loin d’être au beau fixe, comme le démontre le sous-indice mesurant les attentes des directeurs d’achat pour les 12 mois à venir. S’il a bondi de plus de 12 points (de 24,3 points en mai à 36,7 points en juin), son niveau reste particulièrement bas depuis le début de la guerre et demeure largement inférieur à la barre des 50 points.

Selon l’une des estimations les plus récentes de l’Institut de la finance internationale, le PIB libanais devrait lourdement décrocher en 2026, tandis que la facture totale des dégâts provoqués par la guerre reste encore à calculer.

L'indice des directeurs d'achat (PMI) élaboré par Blominvest, à travers une enquête menée chaque mois auprès de 400 entreprises locales, est repassé au-dessus de la barre des 50 points en juin, reflétant un optimisme prudent au sein du secteur privé libanais après le protocole d'accord signé entre l'Iran et les États-Unis pour tenter de mettre durablement fin à la guerre, ainsi que l'accord-cadre conclu à Washington le 26 juin entre Israël et le Liban. La décision de Riyad d'autoriser à nouveau les exportations libanaises interdites depuis 2021 a également pesé dans la balance.Alors qu'il avait plutôt bien résisté à la guerre, le PMI a affiché 50,3 points, revenant donc dans le vert après l'avoir quitté en mars, selon la dernière actualisation publiée début juillet. Un PMI...
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